‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-Augustin (volume 2)Chapitre 262 sur 272 · LIVRE XII. — Sign. c [v] v° — Création d’Ève · texte numérisé non relu

LIVRE XII. — Sign. c [v] v° — Création d’Ève

— Dans un jardin, bordé d'eau, auquel donne accès une porte monumentale, le Seigneur, assisté par deux anges, extrait une Eve aux longs cheveux, du flanc d’Adam endormi, accoudé sur le sol.

1. Ce bois a été reproduit dans La Bibliothèque de l'amateur, de M. Éd. Rahir, Paris, 1907, in-8°, p. XL.

2. Reproduite p. 8 du Catalogue n° 6 des livres vendus à prix marqués de la librairie Morgand-Rahir de 1908.

3. Reproduite p. 2467 du Catalogue n° XIII des livres à vendre à prix marqués de la librairie J. Leighton, de Londres, de 1907.

LA

LIVRE XIII. — Sign. eiiii. — Adam et Ève chasse's du Paradis. — L’archange, armé d’une énorme épée, chasse Adam et Ève du Paradis terrestre, où l'on aperçoit Satan, serpent au corps de démon, enroulé autour de l’arbre du Mal. Ils s’éloignent sur la terre, pudiques, tandis que la Mort décharnée les pousse avec sa faux.

LIVRE XIV. — Sign. g-ii v°. — L’Homme tenté dans l’arbre de la vie . — ( Planche CXXXVII , a.) Un jeune seigneur est assis dans un arbre, que scie la Mort et dont les racines sont rongées par les dragons du Jour et de la Nuit. A gauche, un ange lui offre la couronne céleste; à droite, le diable le tente avec un coffret rempli d’or.

LIVRE XV. — Sign. k‘i v°. — Caïn , Abel et Enocham. — Caïn, en guerrier, portant une pesante armure, tient d’une main un pennon et brandit de l’autre une massue, dont il va frapper son frère Abel, vêtu en berger et tenant une houlette. Derrière Caïn, on voit s’élever la ville d’Enocham, qui représente la cité des hommes. On distingue une cigogne dans son nid, au faîte d’une cheminée.

LIVRE XVI. — Sign. oii v°. — Noé et ses fils. — Le patriarche est couché dans la campagne sous une vigne chargée de grappes, qu’une chèvre tente de brouter. La conduite de ses trois fils est figurée comme elle est racontée dans la Bible.

LIVRE XVII. — Sign. *iii v°. — Samuel , Saül et David. — Dans une salle aux riches tentures, Samuel s’incline en couronnant Saül, tandis que David, assis devant un pupitre, sa harpe à ses pieds, fait le geste d’écrire le manuscrit de ses Psaumes.

LIVRE XVIII. — Sign. ;/[vij] v°. — Romulus et Rémus. — ( Planche CXXXVII , b.) Romulus, debout, derrière les remparts de Rome et revêtu des insignes royaux, écoute les sarcasmes de Rémus, qui, le faucon au poing, et accompagné de deux serviteurs, part pour la chasse, en détournant les yeux. Un fou symbolise la démence dont il est frappé'.

LIVRE XIX. — Sign. AAH. — Saint Augustin inspiré par un ange. — Saint Augustin, inspiré par l’esprit divin, qui a pris la forme d’un ange, réfute les démons, chargés de manuscrits, qui représentent les sectes philosophiques.

LIVRE XX. — Sign. DD [vij]. — Le Jugement dernier. — Le Rédempteur, avec la Vierge et saint Jean, fait sonner les trompettes du Jugement dernier. Les morts émergent de leurs tombes.

LIVRE XXL — Sign. aa'ù. — L’Enfer. — C’est le tableau habituel des tortures infligées aux damnés.

LIVRE XXII. — Sign. ddiïi. — Le Couronnement de la Vierge. — Sur le trône céleste, Dieu, Jésus et le Saint-Esprit couronnent la Vierge, agenouillée. Les anges, les saints et les saintes entourent la Divinité.

L’autre édition de la Cité de Dieu , qui est ornée de gravures, est celle de Nicolas Savetier, parue à Paris en 1 53 1 .

Elle contient le texte de la traduction française de Raoul de Praelles et il est à croire qu’on l’a copiée sur l’édition d’Abbeville, i486, car le chap. ix du Liv. IV, qui manque dans les exemplaires de cet incunable, a été également omis dans l’édition de Nicolas Savetier (Tom. I, fol. CXXI), ainsi qu’à la table, l’énoncé même de ce chapitre. C’est là une coïncidence qu’il est difficile d’attribuer au hasard.

Les gravures, qui illustrent ce livre, ne sont pas sans mérite, mais elles sont banales parce qu’elles s’appliquent à tout livre théologique quelconque et qu’elles constituent des clichés, Jugement dernier , Cour céleste , Docteur écrivant dans son cabinet , qu’on retrouve dans beaucoup de livres de littérature religieuse de l’époque. Elles n’ont donc pas été faites originairement pour une Cité de Dieu; mais, empruntées à d’autres ouvrages, elles ont été seulement adaptées à cette publication. Nous allons en parler avec quelques détails d’après l’exemplaire coté Rés. C. 557 de Bibliothèque Nationale.

Saint Augustin, la Cité de Dieu, en français.

Description générale \ — i tomes en i vol. in-fol. Papier. Dimension des ff. :

1. Reproduite par M. Éd. Rahir dans son catalogue de La Collection Dutuit , p. 27.

2. On trouve une bonne description de cette édition dans le Catalogue de vente de J. -J. Leighton, 4° Brewer Street, London (Part. X, supp. A, pp. 1888-1893), avec 3 reproductions des gravures.

LES ÉDITIONS IMPRIMÉES AVEC GRAVURES

H. om, 338xom, 2 io. Justification : o”, 275x0”, 1 53. 2 colonnes avec o”,oo8 d’intervalle : 53 lignes.

Le tome I contient les dix premiers livres da traité, précédés de la table des chapitres, du prologue du translateur, du second prologue, de la sentence du livre des Rétractations , de X Explication de cette sentence, du prologue de saint Augustin et de l’exposition de ce prologue.

Le fol. liminaire Vi (non numéroté) comprend le titre de l’ouvrage en noir et rouge : « Le premier volu | me de Monseigneur sainct Augustin de | la Cite de Dieu, translate du La | tin en francoys, nouuel | lement Imprime a Pa | ris »; puis, audessous, la marque de S. Johannes et de S. Matheus, avec, au milieu, saint Jérôme. Audessous : « O11 les vend a Paris en la rue Sainct la | ques en la boutique de francoys Régnault | libraire iure de luniuersite. M. d. xxx i » et enfin : « Galliot du Pre. »

Ce titre est contenu dans un encadrement à colonnes de H. 0^272 xo", 170, supportant des vases et des amours avec quatre médaillons aux angles; en haut, sous une voussure, la main du Seigneur, sortant des nuages et tenant un livre et, en bas, dans un écusson, un cheval passant à senestre. Dans l’intérieur, au-dessus du titre, on remarque trois écussons accolés : i° 3 têtes de rois barbus; 20 un quadrillé; 3° un dextrochère tenant un cimeterre.

Le verso de ce feuillet contient une gravure sur bois de H. o”, 162x0", 1 38, représentant le Jugement dernier. Le Christ de majesté est accompagné de deux anges soufflant dans des trompettes avec cette inscription : Justicia ejus manet in secula seculorum, et, en bas, les morts émergent de leurs fosses, tandis que le Psalmiste s’écrie : Letamini in domino et exultate justi' et que saint Jérôme proclame : Gloria et divitie

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