‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-AugustinChapitre 179 sur 354 · B. — ÉDITIONS IMPRIMÉES · texte numérisé non relu

B. — ÉDITIONS IMPRIMÉES

Le nombre considérable de manuscrits de la Cite de Dieu, qui subsistent encore dans les diverses bibliothèques et dont nous venons de donner une nomenclature sommaire, prouve assez l'estime et l'admiration qui entouraient l’œuvre de saint Augustin pendant tout le moyen âge. Aussi, lorsque survint la découverte de l'imprimerie, cette faveur ne fit-elle que s’accroitre avec les moyens nouveaux

On s’en convaincra en parcourant l’Essai de Bibliographie des imprimés de la Cité de Dieu que nous avons dressé ci-après, pour faire suite à celui des manuscrits. Nous espérons que cette nomenclature, établie d’après les mêmes principes que la précédente, est aussi complète que possible et que, classée, comme il convient, par dates d'impression, elle facilitera les recherches qu’on sera tenté d'y faire’.

Le célèbre traité fut l’un des premiers livres imprimés (Subiaco, 1467) et donna lieu à des éditions successives en Italie et en Allemagne pendant les dernières années du xv° siècle. Ces antiques témoins de l’art typographique contiennent soit le texte latin seul (Italie), soit, avec le texte, les commentaires latins de Thomas Walleys ou Valois et de Nicolas Triveth (Allemagne, Italie, Flandres). Il est singulier de constater que, au milieu de cette abondante production de plus de trente incunables, la France n'en fit paraitre que trois (Paris 1479, Abbeville 1486, et Toulouse 1488). Il est à supposer que la grande quantité de manuscrits français qui avaient été exécutés dans notre pays au cours du xv° siècle avait suffi à contenter la clientèle des riches amateurs.

Au début du xvr siècle, en 1506, Johann Amerbach et ses associés, Johann Petri et Johann Froben, imprimèrent à Bâle la première édition des OEwvres complètes de saint Augustin. Dans la suite, ainsi qu’on le verra, la Cité de Dieu, soit séparément, soit avec les œuvres complètes, fut souvent réimprimée jusqu'à nos jours et même, depuis 1825, les éditions de son texte latin, revu et corrigé, se multiplient en France, en Angleterre, en Allemagne et en Autriche.

Les commentaires de Thomas Walleys et de Nicolas Triveth furent pour la pre-

1. En ce qui concerne la plupart des éditions incunables, entre l'édition princeps de Subiaco (1467) et l'édition de Kilian Fischer, à Fribourg-en-Brisgau (1494), nous nous sommes borné à renvoyer, pour la des: et l'indication des exemplaires qui se trouvent dans des bibliothèques de France, au Catalogue général des Incunables des Bibliothèques publiques de France, par M. Pæaxcuer, Paris, Alph. Picard, tom. 1, 1897, in-8°. Nous y avons ajouté des

tion bibliographique

renseignements, relatifs, d'une part, au nombre de cahiers de chaque édition, que nous avons relevé nous-même, d'autre part aux types de caractères et à leurs fac-similés, que nous avons recueillis dans les ouvrages suivants :

Burcen (Konrad). Monumenta Germaniae et Italiae typographica. Berlin, Reichsdruckerei, 8 livraisons, 1892-1904, in-fol. ;

Druckschrifien des XF bis XF1IT Jahrhunderts.…..… Berlin, Reichsdruckerei, 1885, in-fol.;

Hansen (Konrad). Typenrepertorium der Wiegendrucke. Halle, Rudolf Haupt, 1905-1908, 2 vol. in-8°;

Hawkins (Rush-C.). Titles of the first books from the earliest presses established in different cities, towns and monasteries in Europe, before the end of the fifieenth Century. New-York, J.-W. Bouton; London, B. Quaritch, 1884, in-4°;

Hournor (J.-W.). Monuments typographiques des Pays-Bas au xr° siècle. La Haye, Martinus Nihoff, 1868, in-fol. ;

Huesneys (H.-Noël). 4 History of the art of printing, from its invention to its wide-spread development in the middle of the sixteenth Century. London, B. Quaritch, 1868, in-fol. ;

Procron (Robert). An Index to the early printed books in the British Museum from the invention of printing to the year MD.. London, Kegan Paul, Trenck, Trübner and C°, 1898, 4 vol. in-8°;

Tigrrx-Poux (O.). Premiers Monuments de l'Imprimerie en France au xr° siècle, Paris, Hachette, 1890, in-fol. ;

Woouuev. Photographs. London, 1899-1905.

mière fois imprimés dans l'édition attribuée à Mentelin, Strasbourg, 1468, et avec les additions de Jacopo Passavanti dans celle d’Amerbach, Bâle, 1505. En 1522, les nouveaux commentaires de Jean-Louis Vivès, de Valence, furent publiés par Johann Froben, à Bâle, et reproduits, en 1529, dans le tome V de l'édition complète des OBuvres de saint Augustin rédigée avec la collaboration d’Érasme. Cette recension érasmienne fut suivie dans les diverses éditions qui se succédèrent jusqu’en 1571.

En 1576, parut l'édition des Théologiens de Louvain, sortie des presses de Christophe Plantin à Anvers; c’est celle qui, pendant un siècle, servit de modèle aux éditions de la Cité de Dieu qui ne continrent d’abord, jusqu'en 1610, que les seuls commentaires de Louis Vivès, puis, en outre, à partir de 1613, ceux de Léonard Coquée. En 1679, Francois Muguet commença à Paris l'impression d’une nouvelle édition des ŒEuvres complètes de saint Augustin, revue par les Bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur et à laquelle se référèrent désormais les éditions postérieures. Dans l’intervalle, en 1624, Gaspar Barth avait publié à Francfort-sur-le-Mein des commentaires sur le Livre I de la Cité de Dieu, mais son œuvre ne paraît pas avoir été continuée.

A côté du texte latin complet de la Cité de Dieu, plusieurs éditions d'extraits de ce traité, dus à la plume du cordelier François de Mayronis, ont paru sous la forme : 1° de Æores D. Augustini ex suis libris de Civitate Dei excerpti (de 1475 à 1580); 2° de Morceaux choisis, tirés des divers livres du traité (1853); 3° de Recueil de quelques livres pour l’enseignement dans des établissements universitaires de France et d'Angleterre (1871-1877-1893).

Les meilleures éditions du texte latin sont celles qui ont été revisées par Emmanuel Hoffmann (1899-1900) et par B. Dombart (1905).

La Cité de Dieu a été traduite et imprimée en diverses langues : en allemand (1495, 1666 et 1826); en anglais (1610, 1620, 1676, 1690 et 1900); en arménien (1841); en espagnol (1614, 1676, 1710); en italien (1473, 1475, 1480, 17934, 1749, 1818, 1842, 1844 et 1847); en néerlandais (1621 et 1660); en polonais (1835) et en tchèque (1589 et 1786).

Les traductions françaises ont été les plus nombreuses et sont dues aux auteurs suivants: 1° Raoul de Praelles (1486 et 1531); 2° Gentian Hervet (1570, 1579, 1584, 1585, 1601 et 1610); 3 de Ceriziers (1655); 4° Louis Giry (1665-67); 5° P. Lombert (1675, 1693, s. d., 1701, 1734 et 1736, ces deux dernières revues par l'abbé Goujet, 1764 et 1818); 6° L. Moreau (1843-45, 1846, 1853-54 et 1899); 7° L. Baude (1845, 1862 et 1877); 8° Émile Saisset (1855 et 1869). Les traductions françaises les plus estimées sont celles de Moreau et de Saisset'.

Les deux seules éditions à gravures qu’on rencontre dans cette longue nomenclature sont celles d’Abbeville, 1486, et de Paris, 1521. Nous les décrirons en détail au chapitre VII et dernier, auquel nous prions le lecteur de se référer.

Mais une autre classe d'exemplaires doit retenir notre attention, ce sont ceux qui, tout en sortant des nouvelles presses, participaient encore des manuscrits par leur décoration.

En effet, les premiers volumes imprimés furent une imitation des manuscrits. Pour mieux assurer cette ressemblance, et aussi, sans doute, pour ménager, au moins tran-

1. Quoique certains libraires annoncent souvent dans leurs catalogues des traductions de la Cité de Dieu, dues à la plume des Bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur, nous ne pensons pas que ces religieux soient les auteurs d'aucune version française. Ils se sont contentés de reviser le texte latin et c'est d'après cette revision que de nouvelles traductions ont été établies.

sitoirement, les moyens d’existence des enlumineurs, dont la profession, menacée par la nouvelle invention, allait disparaitre, les exemplaires des premiers tirages exécutés par les imprimeurs furent encore ornés de quelques enluminures. L'usage s'établit de réserver en blanc la place des initiales au début des livres ou grandes divisions de l’ouvrage, comme au commencement des chapitres, pour confier à l’enlumineur le soin d'ajouter avec son pinceau les lettres correspondantes, qu'il dessinait, coloriait et accompagnait souvent d’ornements divers et légers, s'étendant parfois sur les marges. L'ornementation était plus importante et plus fine sur les exemplaires en vélin. En outre, dans les premières impressions, c’est l’enlumineur qui supplée à une ponctuation, soit absente, soit insuffisamment précise, en traçant d’un trait de plume, trempée dans une encre rouge ou une encre bleue, les rubriques destinées, à cette époque, à marquer les coupes de phrases et les suspensions ou changements de sens.

Ces vestiges d’enluminure se rencontrent dans la plupart des exemplaires de la Cité de Dieu imprimés au xv° siècle. Les diverses éditions de cette période, donnant soit le texte seul soit le texte accompagné de commentaires, présentent les rubriques tracées alternativement en bleu et en rouge, avec une régularité presque constante. On y remarque également, au cours de tout l'ouvrage, les majuscules du commencement de chaque chapitre peintes, aussi alternativement, en rouge ou en bleu, dans les mêmes conditions de régularité; quelquefois ces majuscules sont enjolivées de traits légers d’ornements, dessinés en rouge pour les lettres bleues, en bleu ou en violet pour les lettres rouges, qui se prolongent sur une certaine distance de la marge voisine.

La plupart des exemplaires ont encore, au début du prologue et au début de chaque livre du traité, de grandes initiales enluminées et quelquefois ornées avec un soin plus attentif. Les lettres, qui sont l’objet de cette ornementation, sont les suivantes :

I pour le Prologue. N pour le Livre VII. P pour le Livre XVI. G pour le Livre I. E pour le Livre IX. P pour le Livre XVII. S pour le Livre II. O pour le Livre X. D pour le Livre XVII. I pour le Livre II. C pour le Livre XI. Q pour le Livre XIX. D pour le Livre IV. A pour le Livre XII. D pour le Livre XX. Q pour le Livre Y. E pour le Livre XIII. C pour le Livre XXI. Q pour le Livre VI. D pour le Livre XIV. S pour le Livre XXII. D pour le Livre VII. D pour le Livre XV.

Si ces lettres ne forment pas un alphabet complet, elles offrent cependant, par leur diversité, à l'imagination de l'artiste l'occasion de mélanger les traits, fleurs et feuillages, souvent avec une véritable habileté, et de donner à l'emploi des couleurs une heureuse harmonie.

Enfin, dans de plus rares exemplaires, le recto du premier feuillet du texte est orné, quelquefois même surchargé, d’une décoration enluminée, inégalement développée, qui occupe tantôt la totalité sous forme d'encadrement, tantôt une partie seulement des marges et de l’espace séparant les deux colonnes du texte.

Quelques exemplaires de choix, imprimés sur vélin, sont décorés avec beaucoup de soin et portent des marques de possession qui tirent leur intérêt de l'importance des grands seigneurs auxquels ils étaient destinés. Aussi, après la description de chaque édition, avons-nous signalé ceux que nous avons pu rencontrer.

Le style de l’enluminure, soit des grandes initiales, soit du recto du premier

feuillet de texte, varie suivant le pays d'origine de l'impression. Ce sont surtout l'Italie et l'Allemagne qui fournissent, au xv° siècle, les éditions de la Cité de Dieu ; les enluminures, qui sont jointes à leurs exemplaires, se rattachent au goût artistique de l’une et de l’autre région.

Peu à peu ces diverses enluminures deviennent plus négligées et des initiales sont oubliées ou restent inachevées. Après 1475, les traces de ce travail supplémentaire, demandé par les imprimeurs aux enlumineurs, tendent à diminuer, pour ne pas tarder à disparaître. C’est que les anciens artistes achevaient leur existence et que la substitution du livre imprimé au manuscrit, faisant prévoir la suppression prochaine d’une profession qui, pendant plusieurs siècles, avait jeté un vif éclat, n'encourageait point à former de nouveaux artistes en ce genre. Les aspirations artistiques vont désormais se tourner vers la peinture de chevalet.

Et puis l'imprimerie se rendait complètement indépendante de l’idée qui, primitivement, lui avait fait rechercher, comme type de son exécution, le manuscrit. Le livre prenait de plus en plus son caractère propre, chaque année amenant une amélioration nouvelle dans sa forme, dans ses dispositions et dans sa fabrication. De nouveaux formats furent adoptés, et bientôt la gravure sur bois permit l’intercalation dans la composition typographique de grandes initiales ornées et de figures de larges dimensions, qui rendit de moins en moins utiles les services de l’art de l’enlumineur. La gravure sur cuivre ne tarda pas aussi à contribuer, malgré la nécessité d’un tirage distinct, à l'illustration du livre. Sans doute, il y manquait la couleur; et la miniature fut encore, dans des circonstances rares et exceptionnelles, réservée à des exemplaires qui devaient être offerts à des rois, à des princes, à de hauts personnages. Il faudra attendre la fin du xvur siècle pour voir introduire de nouveau les illustrations en couleurs dans les volumes imprimés, grâce d’abord à l'impression en tailledouce, par le procédé dit à la poupée, puis, de nos jours, à la chromolithographie et à la chromotypographie, et aux différents procédés dérivant de la photographie.

Afin de faciliter les recherches du lecteur, au milieu de ces éditions successives, nous avons dressé, à la fin de ce chapitre, une table particulière, par ordre alphabétique de noms, des traducteurs, commentateurs, imprimeurs, éditeurs, libraires et lieux de publication qui sont cités au cours de cette nomenclature.

c. [1466]. — Voir 1468, Argentinae (Strasbourg).

1467. — Aucusrinus (S.) De Civitate Dei Libri XXII. —S. . n. typ.[In monasterio Sublacensi per Conradum Sweynheym et Arnoldum Pannartz], 1467, 12. junii, God. AL.

269 ffne.; car. romains (type 1 de Proctor; Burger, 45; Druckschriften, LVII; Hawkins, 21); 2 col., 44 lignes; sans signatures, 28 cahiers par 10 f., excepté le 13° qui en a 12, le 18° qui en a 11 (dont un avec onglet), les 23° et 27° qui en ont 9 (dont un avec onglet), le 28° qui en a 6 et le 2° qui n’en a que 2; in-fol.

On sait que Conrad Sweynheym et Arnold Pannartz, après les événements dont l'électorat de Mayence fut le théâtre en 1462, passèrent en Italie et s'arrêtèrent

au monastère de Subiaco, où ils commencèrent à imprimer, en 1465, un Donat, puis un Lactance, des Lettres de Cicéron, un Speculum humanae vitae et enfin, en 1467, avant d'aller à Rome, le De Civitate Dei, tiré à 275 exemplaires.

Petukcuur (M.), Catalogue général des Incunables des Biblio thèques publiques de France, tom. 1, n° 1545, p. 360. (Pour les éditions incunables, de 1467 à 1494, se reporter à la description donnée dans le Catalogue général de M. Pellechet, tom. I, pp. 360-365.) — Dinmix (Thomas-Frognall), Bibliotheca Spenceriana…, London, 1814, tom. 1, pp. 167- 170. — La Se Bruxelles et Pa pe 114, n° 165.

Saxraxven, Dictionnaire bibliographique, ; 1805, tom. I, pp. 127-145, et tom. II,

Le caractère romain employé pour cette édition a fait autrefois donner le nom de Saint-Augustin au caractère typographique, qui, dans la série des divers caractères d'impression, tenait le milieu entre le cicéro

(actuellement corps 11) et le gros romain (actuellement corps 1/).

Cuareuer, Études sur la typographie, Paris, 1837, p. 3, et

Benvano (Aug.), De l'origine et des débuts de l'imprimerie

en Europe, Paris, Renouard, 1853-1854, tom. II, pp. 172-193.

Les exemplaires, décorés d’enluminures, de la Bibliothèque Nationale et de la Bibliothèque Sainte- Geneviève, offrent les particularités suivantes :

Bibliothèque Nationale, C 476. Au recto du premier feuillet du texte, entre les 2 colonnes, tige entourée de dessins légers, au bas de laquelle est peint le Seigneur tenant une sorte d’écusson avec un aigle. Au début du Liv. I, grande initiale en bleu et rouge sur fond or, représentant, au centre du dessin de la lettre G, le buste de saint Augustin avec la mitre et la crosse. Au début de chacun des autres livres, grandes initiales ayant la forme de la lettre peinte en bleu et en rouge sur fond or, avec addition d’ornements de feuillage qui se prolongent dans la marge plus ou moins. Des initiales plus petites, au commencement de chaque chapitre, sont alternativement peintes en bleu et en rouge, avec petits filets ajoutés en violet.

Bibliothèque Nationale, C 477. Le recto du premier feuillet du texte est orné, dans la marge du fond, ainsi que dans la moitié de la marge supérieure et l'espace compris entre les deux colonnes, de dessins légers, agrémentés de fleurettes, et peints en carmin, bleu, jaune et or. Dans les grandes initiales, au début de chaque livre, la forme de la lettre, sur fond or, est quelquefois peinte en bleu, le plus souvent en rouge, avec addition de dessins variés en diverses couleurs et prolongement de légers ornements sur la marge voisine. A la fin, on lit la mention suivante : Hunc librum de Civitate Dei emit sibi et Georgio nepoti suo Leonardus Dathus, episcopus Massanus (Leonardo Dati, évêque de Massa Marittima, de 1467 à 1472), propria pecunia, aureis octo et grossis duobus papalibus, ab ipsis theutonicis Romae commorantibus, qui hujusmodi libros innumeros non scribere sed formare solent. Anno salutis MCCCCLXVIT, mense novembris.

Bibliothèque Sainte-Geneviève, 6. Au recto du premier feuillet du texte, dessins divers, agrémentés de fleurettes, peints en rouge, bleu et vert et semés de petites boules d'or, dans la marge de fond et dans l'espace compris entre les deux colonnes. Dans les grandes initiales au début de chaque livre, la forme de la lettre, sur fond or, est peinte tantôt en carmin, tantôt en bleu, et des ornements, le plus souvent en feuillage, sont ajoutés soit dans l’intérieur de la lettre, soit aux angles du carré qui la contient; ces ornements se prolongent dans la marge voisine en traits légers terminés par des fleurs en bleu ou en carmin, accompagnées de petites boules d'or.

1468. — Aucusrimus (S.). De Civitate Dei Libri XXIL — S. /. [Romae], in domo Petri de Maximo, Conradus Sweynheym et Arnoldus Pannartz, 1468.

270 ffne.; car. rom. (type 2 de Proctor et Haebler; Burger, 82; Druckschrifter, XVI); 46 lignes; sans signatures, 28 cahiers par 10 ff., excepté le 15° qui en a 12, les 1“ et 27° qui en ont 8, les 2° et 28° qui n’en ont que 6; in-fol,

Peuvecuer (M.), op. cit., tom. I, n° 1546, p. 360. — Dinnin

(Th.-Fr.), Biblioteca Spenceriana.…, London, 1814, tom. I, PP: 171-192.

Exemplaire enluminé de la Bibliothèque Nationale, C 478. Au recto du premier feuillet du texte, ornements variés formant, autour du texte, un encadrement complet ; dans la marge inférieure, au centre, un éeusson (effacé), en forme de losange à fond bleu, soutenu par deux anges. Grandes initiales, au début de. chaque livre, enluminées à plusieurs couleurs, parmi lesquelles le vert domine.

Bibliothèque Nationale, C 479. Au recto du premier feuillet du texte, décoration de style italien, avec rubans entrelacés, formant un encadrement complet entouré de tous côtés par un large filet or; dans la marge inférieure, au centre, place laissée en blanc et destinée sans doute à un écusson. La grande initiale du Liv. I, G, présente dans un paysage le buste de saint Augustin avec la mitre et la crosse. Pour les autres initiales, au début de chaque livre, la forme de la lettre est peinte en or, avec ornements divers en couleurs variées, qui se prolongent, en haut et en bas, dans la marge voisine. Toutes les initiales sont ici enluminées dans un même style.

Bibliothèque Sainte-Geneviève, 8. Au recto du premier feuillet du texte, décoration, bordée dans son ensemble d’un filet or assez large, composée d’arabesques et de rubans entrelacés avec fonds blancs ménagés, qui couvre les trois marges de fond, inférieure et supérieure, avec léger prolongement en haut et en bas de la marge extérieure. L'enluminure de la marge de fond comprend la grande initiale I du prologue en or et pénètre dans le texte pour envelopper l'initiale G du Liv. I. Au milieu de la marge inférieure, couronne de chêne vert dont le centre est resté blanc. La peinture, en bleu ou en rouge, des autres grandes initiales, au début de chaque livre, se trouve, dans le présent exemplaire, à moitié effacée ou très négligée.

Biblothèque Sainte-Geneviève, 8*. Décoration du recto du premier feuillet du texte dans le même genre qu’à l'exemplaire précédent; mais ici les grandes initiales, au début de chaque livre, ont la forme de la lettre en or, enveloppée dans une ornementation, analogue à celle de la décoration du premier feuillet, avec prolongement de dessins divers dans la marge voisine sur une certaine longueur.

Bibliothèque Municipale de Besançon (d'après Casraw, Catalogue des Incunables de la Bibliothèque, Besançon, 1893, p. 85). Exemplaire soigneusement décoré dans le goût français. Sur la première page qui suit la table, deux lettrines en or bruni ressortent sur des cartouches mi-partis de pourpre et de bleu, avec broderies blanches; à la première des lettrines se

rattache un bouquet de vignettes peintes qui occupe les deux tiers de la marge intérieure de la page. Les grandes lettres au début des livres sont mi-parties de vermillon et de bleu clair.

Rome : Biblioteca Vaticana, Fondo Vaticano.

Sous le n° 433 des Manuscrits est classé un exemplaire enluminé de l'édition de 1468, imprimée à Rome par Sweynheym et Pannartz. Les lettres initiales en tête des livres sont peintes à la main dans le goût italien. Le titre des chapitres est également manuscrit à l'encre rouge. Le fol. 17, où commence le texte, contient une bordure, en bas de laquelle on voit un écusson : de sable vairé d'azur à 3 pièces avec fasce de gueules et deux lettres d’or: N.T.

M. Alfred Henry Huth possède, dans sa bibliothèque à Londres, un exemplaire précieux de cette édition, ayant appartenu au cardinal de Médicis et recouvert d’une très riche reliure aux armes de ce personnage. Voir The Huth Library, a Catalogue of the printed books, manuscripts, autograph letters and engravings, collected by Henry Huth, 1880, p. 62.

c. [1468]. — Aueusrmus (S.) De Civitate Dei Libri XXII, cum commento Thomae Varois et Nicolaï Triverm. — Sans ind. typ. [Argentinæ, Johannes Mentelin, 1468, d’après M. Pellechet et R. Proctor; Argentinae, Adolphus Ruschius, 1466, d'après M. Paul Heitz, dans son Étude sur les filigranes contenus dans les incunables de Strasbourg, p.28.] Dibdin signale dans la collection Cracherode un exemplaire dont le rubricateur a ainsi daté son œuvre: 1466, Argent.

336 ffne. (dernier blanc); car. goth. (type 2" de Proctor pour le texte du traité [Burger, 169 (1); Woolley, 6]; type 3 de Proctor pour les commentaires); 2 col., 47 ou 57 lignes; sans signatures, 35 cahiers par 10 ff., excepté les 6°, 18°, 25°, 26° et 34° qui n’en ont que 8 et le 35° qui n’en a que 6; in-fol.

Le commentaire de Thomas Valois et de Nicolas Triveth, qui, dans cette édition, est imprimé pour la première fois, occupe les 83 derniers feuillets.

Percecuer (M.), op. cit., tom. I, n° 1554, p. 362. — Dinnis (Th.-Fr.), Bibliotheca Spenceriana…., tom. I, pp. 174-175, et tom. VI, p. 20. — Léororn Deusir, Le Cabinet des Livres de Chantilly, Paris, Plon-Nourrit, 1905, p. 36, n° 184.

« On assigne ordinairement à cette édition la date de 1473-1478; mais d’une note manuscrite du temps, placée à la fin du Livre XVIII de l’exemplaire de Lord Spencer (Bibliotheca Spenceriana, tom. VI, n° 1020, p- 20): « Illumiator huig libri fuit Johannes Bämber (sans doute par erreur pour Bämler) de Augusta, anno etc., sexagesimo 8° », il résulterait que l’impression de ce livre ne saurait être postérieure à l’année 1468. » (Grasse, Trésor des livres rares et précieux, Dresde, 1858, tom. I, p. 254.) — Diem indique la date de 1467.

L’exemplaire de Chantilly (Léororo Deuisre, Le Cabinet des Livres, n° 184) porte une note presque semblable: « Johannes Bämler de Augusta, illuminator hujus libri, anno, ete., 68. »

Exemplaire enluminé de la Bibliothèque Nationale, C 475. Armoiries peintes dans la marge inférieure du recto du premier feuillet. La grande initiale du Liv. I a la forme de la lettre peinte en or sur fond bleu et violet, avec légers filets en rouge et en bleu. Les autres initiales de chaque livre sont enluminées en bleu et en rouge avec addition d'ornements filetés à la plume dans l’intérieur de la lettre et sur une partie de la marge.

1470. — Auveusrinus (S.). De Civitate Dei Libri XXII. — Romae, Conradus Sweynheym et Arnoldus Pannartz, 1470.

294 ffnc. (F. 1, 16, 293, 294 blancs); car. rom. (type 2 de Proctor; Burger, 82; Druckschriften, XVII; 46 lignes; sans signatures, 32 cahiers par 12 ff. pour le 29°, par 8 ff. pour les 1“, 2°, 6° à 8°, 12° à 14°, 19°, 20°, 24° à 26° et 31°, et par 10 ff, pour les autres; in-fol.

Peccrcuer (M.), op. cit., tom. 1, n° 1548, p. 360. — Dimnix (Th.-Fr.), Bibliotheca Spenceriana.….., tom. 1, pp. 172- 173.)

Exemplaire enluminé de la Bibliothèque Nationale, C 480. Grandes initiales de début, au prologue et à chaque livre, peintes avec ornements enrubannés, de style italien; la forme de la lettre est dessinée en or pour l'initiale du prologue, en jaune pour les livres du traité; les initiales des Liv. XXI et XXII sont inachevées.

Bibliothèque Nationale, C 481. Au recto du premier feuillet du texte, enluminure couvrant les trois marges de fond, supérieure et inférieure d’une décoration enrubannée, dont l'ensemble est entouré d’un filet or; les armoiries, qui se trouvaient dans la marge inférieure, ont été découpées. Pour les initiales de début du prologue et de chaque livre, les contours de la lettre sont peints en or et accompagnés d'ornements légers et de fleurettes, qui, aux deux angles du côté de la marge, débordent plus ou moins sur celle-ci.

Bibliothèque Sainte-Geneviève, 16. Au recto du premier feuillet du texte, encadrement complet, de genre léger, avec fond de filets en noir; mélangé de feuillage et de tiges de fleurs ou de fruits en couleur. L'initiale du Liv. I a la forme de la lettre peinte en bleu avec ornementation intérieure de fleurettes, sur fond or. Les autres initiales de chaque livre ont la forme de la lettre peinte en or, sur fond bleu ou carmin, semé de filets blancs, avec addition d’ornements consistant le plus souvent en petites fleurs ou fruits.

1470. — Aueusrnus (S.). De Civitate Dei Libri XXII. — Venetiis, Johannes et Vindelinus de Spira, 1470.

274 fine. (ff. 1, 16, 274 blancs); car. goth. (type x de Proctor; Burger, 198); 5o lignes; sans signatures, 28 cahiers par 10 f., excepté les 1°, 2° et 27° qui n’en ont que 8; in-fol.

Peuxecwer (M.), op. cit., tom. I, n° 1547, p. 360. — Dinnin (Th.-Fr.) Bibliotheca Spenceriana.…., ; tom, IV, pp. 449-448.

« Jean de Spire avait commencé l'impression de la Cité de Dieu de saint Augustin, quand il mourut; Vindelin, son frère, l’acheva. » (De La Senna, Mémoire sur l'origine et le premier usage des signatures et des chiffres dans l'art typographique, Bruxelles, an IV, p. 30.)

Exemplaire enluminé de la Bibliothèque Nationale, © 483. Grandes initiales, au début du prologue et de chaque livre, peintes dans un même style et enjolivées de dessins variés en diverses couleurs, le jaune étant réservé au dessin de la lettre.

Bibliothèque Nationale, C 484. Manque le fol. 16 blanc. Recto du premier feuillet du texte décoré d'un encadrement complet, très orné, comprenant rubans, vases, etc., et peint en plusieurs couleurs. Au centre de la marge inférieure, chiffre de Bernard Boldù (2 B), avec écusson à ses armes : tranché d'azur à la colombe d'argent sur or plein. Dans les grandes initiales, au début du prologue et de chaque livre, la forme de la lettre est peinte en or et enveloppée de rubans entrelacés et d'enroulements en couleurs diverses. Sur les plats, on remarque un cartouche avec ces inscriptions : Jo. Hieronymo Gradonico, archiepiscopo Utinensi et Capitulum Metropolitanum anno MDCCLXXXY.

Bibliothèque Nationale, vélins 296. Au recto du premier feuillet du texte, enluminures variées, formant encadrement, sur fond vert et bleu; la marge inférieure est entièrement occupée par une peinture qui représente, s’avançant en sens opposé l’un vers l’autre, deux centaures, montés par deux enfants et servant de supports à des armes qui n’ont jamais eu de pièces. Les grandes initiales, au début de chaque livre, ont la forme de la lettre peinte en or, sur fond bleu, avec complément d’arabesques. Les sommaires des livres et des chapitres sont manuscrits; sur le recto du premier feuillet, ils sont écrits en lettres d’or.

Cet exemplaire, qui porte au 1° feuillet la mention : A. Me. Jo. Francisco. Asulano, a appartenu à Gio. Francesco d'Asola, beau-frère d'Alde Manuce; puis au roi Henri II qui le fit-revêtir d'une magnifique reliure en maroquin noir, avec large bordure à entrelacs, carquois et fleurs de lis mélés au double D Het à l’'H couronné, le tout frappé à froid sur les deux plats avec armes sur pièces de maroquin citron (Voir Lé£ororo Deusce, Le Cabinet des Manuscrits, tom. I, p- 158).

Van Praet ajoute qu'il existait d’autres exemplaires de cette édition de la même qualité dans les bibliothèques : du comte Mac-Carthy, provenant du cardinal de Loménie, du comte Melzi (aujourd’hui à Chantilly. Voir Léorozn DezisLe, Cabinet des Livres de Chantilly, n° 185), du marquis Trivulzio, du marquis Ranzoni, de la famille Barberini, du duc de Marlborough, du duc de Devonshire et du roi d'Angleterre. Les Bénédictins de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés en possédaient aussi un magnifique exemplaire, qui a péri dans l'incendie de leur bibliothèque en 1794.

Essuive (Prince d'), Les Livres à figures vénitiens.……. Paris,

Leclerc, 1907, tom. I, p. 80. — Vax Prarr, Catalogue des livres sur vélin…, Paris, De Bure frères, 1822-1828, tom. I, n° 381 et tom. V, p. 366. — Quenrix-Baucuanr (Ern.), La

Bibliothèque de Fontainebleau, Paris, 1891, p. 107.

1473. — AuGusrmus (S.). De Civitate Dei Libri XXII cum commento Thomae Vazots et Nicolai Taivers. — Moguntiae, Petrus Schœæffer, 1473, 5. septembris.

365 ffnc.; car. goth. (types 3 [Burger, 73] et 5 de Proctor); impression rouge et noire; 2 col., 45 ou 60 lignes; sans signatures, 38 cahiers par 10 ff, excepté le 16° qui en a 12, le 34° qui en a 11 (dontun avec onglet), le 30° qui en a 9 (dont un avec onglet), le 28° qui en a 8 etles 5°, 14°, et 21° qui n’en ont que 5 (dont un avec onglet); in-fol.

Le texte du traité de saint Augustin finit au f. 284 r°; les commentaires comprennent les 8r derniers feuillets.

Peucecuer (M), op. cit., tom. I, n° 1555, p. 362. — Vax Pnazr, 0p. cit., tom. I, n° 382. — Wunorwe, Bibliotheca Moguntina, Augsbourg, C. F. Bürglen, 1989, p. 107. — Léorozn Deuisux, Cabinet des Livres de Chantilly, n° 186.

L’exemplaire de la Bibliothèque Mazarine (75) intercale les commentaires aussitôt après le texte des douze premiers livres.

L’exemplaire de la Bibliothèque nationale (Rés. C 486) contient à la fin, la note manuscrite suivante, au bas du colophon : Hoc volumen, commentum videlicet super libros beati Augustini de civitate Dei cum suo textu, unacumque illo libro qui intitulatur fasciculus temporum, emimus ab impressore de moguntia, ut patet in rubrica superiort, a quo processit exordium omnium impressorum totius orbis, pretio quatuor francorum, quos frater Joannes balduyni, conversus hujus conventus, acquisivit ab ejusdem consanguineis et notis. Et quoniam praescripta duo volumina potioris et pluris pretii exstiterant, utpote undecim francorum, sed quia per aliquod spatium temporis gazophylacium et gazas ipsius impressoris conservavimus intus in hoc conventu, quae universa ex integro recepit, édcirco illud quod defuit de praenominato pretio undecim francorum gratuito munere nobis contulit. Anno domini m° ccec° septuagesimo septimo, mensis martii die tertia decima. Et sic notum sit cunctis quoniam liber iste pertineat nobis fratribus Sancte Crucis conventus parisiensis.

On voit par cette mention que Pierre Schæffer avait à Paris un dépôt des livres qu'il imprimait à Mayence et que ce dépôt était établi chez les religieux de Sainte- Croix-de-la-Bretonnerie.

Cf. Frawkuix (Alfred), Les anciennes Bibliothèques de Paris, tom. I, p. 330.

Exemplaire enluminé de la Bibliothèque Nationale, C 486. Grandes initiales en bleu et rouge avec ornements intérieurs et extérieurs filetés à la plume; l’espace ménagé au début du Liv. VIL est resté blanc; l'initiale du Liv. XIV est seulement esquissée.

Bibliothèque Nationale, vélins 297, 298, 299. Cet exemplaire sur vélin est divisé en trois volumes : 1% vol, Liv. TD A XIV: 210, ir XV ERA XITS

3° vol. Commentaires de Th. Valois et Nic. Triveth. — Dans le 1* volume, un encadrement orné, composé de dessins divers, fruits (fraises), fleurs (bleuets et chardons), animaux (singe dans le haut, hibou dans le bas), enveloppe entièrement le recto du premier feuillet du texte et se continue entre les deux colonnes. Au milieu de la marge inférieure, l’écusson du cardinal de Bourbon qui est répété à l’intérieur de la grande initiale G du Liv. I. Les grandes initiales de chaque livre ont la forme de la lettre peinte en bleu sur fond or, avec arabesques en carmin et en bleu. Cette enluminure est soignée. — Dans le 2° volume, les initiales de chaque livre du texte sont continuées dans le même genre. — Dans le 3° volume, au recto du premier feuillet, encadrement complet, avec prolongement entre les deux colonnes de texte, composé de feuillage, fruits (tiges de fraisier), oiseaux, animaux grotesques à tête humaine, ete.; dans la marge inférieure, répétition de l'écusson du cardinal qui se trouve dans le premier volume, et qui est également reproduit dans l’intérieur de l’initiale F des Commentaires. Grandes initiales de même genre que dans les deux autres volumes.

Un second exemplaire sur vélin de ce troisième volume, ne contenant que les Commentaires (Bibl. Nat., vélins 300), présente, au recto du premier feuillet, une décoration du même genre, mais moins importante, qui ne s'étend qu’autour de la première colonne. Relié en maroquin citron avec dos et plats ornés, il provient du collège de Navarre dont il porte en haut du fol. x la mention ordinaire : Pro libraria regul. collegü Campaniae, alias Navarrae, Paris. fundati.

Deux autres exemplaires sur vélin de cette édition sont conservés, l’un, dans la Bibliothèque du Chapitre de Magdebourg, et l’autre, décoré de belles initiales peintes et dorées, dans la Bibliothèque municipale d'Amiens. Ce dernier provient du monastère de Corbie.

Vax Pnaer, 0p. cit., tom. I, n°5 382 et 383.

C> [473]. — Beati Aueusrini Flores, extracti per Veritates ex libris de Civitate Dei, per Franciscum de Mayronis. — S. ind. typ. [Coloniae?

typ. indéterminé (J. Veldener?, ce. 1473; ou Bruxellis, Fratres communis vitae?)]

100 ffne. (f. 100 blanc); car. goth. [Woolley, 38]; 2 col., 35 lignes; impression rouge et noire; sans signatures, 10 cahiers par 10 fF.; petit in-fol.

Fne. 1 r°, avertissement. Fne. 1 v°, blanc. Fne. 2, col. 1, en rouge : « Incipiunt flores beati Augustini | extracti per veritates ex libris de | ciuitate dei per magistrum fran | ciscum de mayronis de ordine | fratrum minorum : » Ce texte finit fne. 84 v’, col. 2, ligne 4, en noir : « Expliciunt Floës beati augus | tini extracti per veritates ex li | bris de ciuitate dei per famosissi | mum sacre pagine professorem | fräciseum de mayronis ordinis | fratrum minoz. » Fne. 85 r°, commence la table qui se termine fne. 97 v’, col. 2, ligne 14. Fne. 98 r°, commencent des indications sur

la commémoration des défunts, la messe des morts et l'usage de célébrer l'office à certaines dates pour leur repos éternel; elles finissent fne. 99 v’, col. 2, ligne 32. Fne. 100, blanc.

Vouzztéwr (Ernst). Der Buchdruck. Kôlns bis sum Ende des f'änfsehnten Jahrhunderts, Bonn, 1903, p. 79, n° 184. Bibliothèque Nationale : Rés. C 558, 559, 560 et 561. — L’exemplaire, sous la cote C 559, présente la particularité suivante : il contient au verso du fne. 7, qui, dans les autres exemplaires est blane, le commencement de l'Évangile de saint Jean imprimé en capitales romaines : INICIVM SANCTI EVVANGE = | LIL SECVNDVM IOHANNEM De plus au fne. 99 v’, col. 2, ligne 29, le mot exequiijs présente trois i; ce qui ne se retrouve pas dans les autres exemplaires.

Perxecuer (M.), Catalogue général des Incunables des bibliothèques publiques de France, Paris, Alph. Picard, tom. Ill, (continué par M. M.-Louis Polain), 1909, p. 437, n° 4908.

1473. — (Version italienne). La Città di Dio di S. Agostino. — Venezia. MCCCCLXXIIT ; in-fol.

« Cette édition est très rare; c'est la première de cette version italienne, faite par le P. Jacopo Passavanti, de l'ordre des Frères Prêcheurs. » (La Senxa Savraxnen, Dictionnaire bibliographique, tom. Il, p. 119.) — Has, Repertorium bibliographicum, Stuttgard, 1831-1838, 4 vol. in-8°, n° 2073. Nous avons vu que la paternité de cette traduction est controversée.

1474. — AuGusrinus (S.). De Civitate Dei Libri XXIT. — Romae, Udalrieus Gallus [Ulrie Hahn] et Simon Nicolai Chardella de Luca, 1474.

264 ffne. (les FF. 1 et 15 sont blancs); car. rom. avec mélange de quelques capitales gothiques (type 4 de Proctor; Woolley, 110); 52 lignes; sans signatures, 28 cahiers par 10 f., excepté les 1°, 5°, 6° et 27° qui en ont 8 et les 2° et 28° qui n’en ont que 6; gr. in-fol.

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