Ibidem, G
7- Bibl. nat., Ms. latin 9784, chartæ sub Philippo pulchro annis 1309, 1310, 1311.
Pièce 21. — En français, décembre 1310 : « Donatio vel traditio praepositurae de Vailly-sur-Aisne, cum omnibus « juribus sibi pertinentibus magistro Radulpho de Praellis facta. »
Pièce 52. — En latin, janvier 1310 : « Confirmatio venditionis mille librarum turonensium annui redditus per « Dominum Galcherum de Castellione militem magistro de Praellis facta. »
Pièce 77. — En latin, mars 1310 : « Donatio certarum platearum et brueriarum magistro Radulpho de Praellis (et « de Perellis) facta. »
Pièce 86. — En latin, mars 1310 : « Confirmatio duarum literarum hic insertarum magistro Radulpho de Praellis « clerico nostro facta. »
Pièce 88. — En français, mars 1910 : « Traditio ad firmam perpetuam praepositurae de Cordemainne magistro « Radulpho de Praellis facta. »
Pièce 98. — En français, mars 1310 : « Donatio xxiv librarum annui redditus magistro Radulpho de Praellis « facta. »
Pièce 99. — En latin, septembre 1310 : « Confirmatio venditionis plurium reddituum hic declaratorum per
magistrum Radulphum de Praellis Decano et Capitulo ecclesiae Laudunensis facta. »
En novembre 1312, Raoul de Praelles et Jehanne, sa femme, font une donation aux deux chapelains qui desservent les deux chapelles fondées par eux, comme nous l'avons vu, en 1308, dans l’église de Presles".
Quelque temps avant, « maistre Raoul de Praeles, clerc et conseillier nostre sire « le roy, et Johanne sa fame » vendent au chapitre de Laon « cent livrees de terre « annuel et perpetuel, pour le pris de vint et cinc cens livres de boens petis parisis®. »
Mais la mort de Philippe le Bel fut pour lui la cause de terribles molestations. Impliqué dans l'affaire intentée à Pierre de Latilly, évêque de Chälons, qu’on accusait d’avoir empoisonné le Roi défunt, il fut arrêté, mis en prison dans l’abbaye de Sainte- Geneviève et prévenu de complicité. Il subit la torture et, malgré ses dénégations, se vit condamné et dépouillé de tous ses biens .
Cependant, sa résistance énergique et le souvenir des services qu'il avait rendus lui permirent de se faire écouter du nouveau Roi. Sa femme, son frère et ses amis allèrent trouver Louis X, alors à son expédition de Flandre, et obtinrent de lui la grace de Raoul. C’est ce qu'on apprend par des lettres du mois de septembre 1315, émanées du connétable Gaucher de Châtillon et de Béraud, sire de Mercœur, connétable de Champagne, où on lit : « Sachent tuit que seur la requeste que fesoient « et avoient fait plusieurs foiz au roi nostre seigneur, es tentes devant Bondus et « ailleurs es parties de Flandre, la fame, li frere et li ami maistre Raoul de Praelles, « seur la delivrance du cors et des biens dudit maistre Raoul et aveques ce, oye la « relacion de ceus qui de son especial commandement avoient oy et examiné ledit « mestre Raoul en la prison sur les faiz pour quoy il avoit esté mis en prison, et « pour ce li rois prononca ledit mestre Raoul estre pur et innocent de tous les cas « pour quoy il avoit esté pris, etc.‘ »
Louis le Hutin eut même un si grand repentir de l'injustice dont avait souffert par ses ordres Raoul de Praelles qu’il exigea par un article spécial de son testament que ses biens lui fussent rendus*, ce qui eut lieu en partie après mille difficultés sou-