‹ Les manuscrits à peintures de la Cité de Dieu de Saint-AugustinChapitre 29 sur 354 · Arch. nat., JJ. 53, n · texte numérisé non relu

Arch. nat., JJ. 53, n

5. « Le Roy, ayant attention a ses services et considerant qu'il avoit souffert moult de peines, griés et de damages « de corps et de biens, esquels il convenoit bien que remede fuit mis, delivra son corps et tous ses biens et mist a « neant tout ce qui auroit pu avoir esté faict contre luy. » (Du Cueswe, Preuves de l'Histoire de la maison de Chastillon, p- 207.) On trouve dans le registre des Chartres coté 53 la nomenclature des terres qui lui furent restituées. Par lettres données à Orléans au mois de janvier 1315, le roi Louis lui accorda la confiscation des biens de Jean Chevreau, viguier de Toulouse.

levées par les nouveaux possesseurs qui eurent beaucoup de peine à se dessaisir et demandèrent des dédommagements".

Mais enfin il triompha de tous les obstacles et fut anobli, lui et sa postérité, par Philippe le Long. Les lettres de noblesse sont datées de Gisors, septembre 1317*.

En 1319, comblé de biens et d’honneurs, il fut nommé conseiller au Parlement.

En 1320, « Raouls de Presles, clers le roy et sire de Lizy » et Jehanne de Chastel, « sa fame », donnent au chapitre de Laon, pour y faire leur obit, dix-neuf jalois de blé à prendre chaque année sur la grange de La Royère’.

Le 23 février 1320 (v. st.), un mandement est adressé au bailli de Vermandois et à tous les autres justiciers du royaume à l'effet de protéger les biens et possessions de maitre Raoul de Praelles, conseiller du Roi, et de sa femme pendant leur pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle‘. Il est probable qu'il allait s'acquitter d’un vœu formé au moment des terribles épreuves qu'il avait eu à supporter.

En 1321, l'abbé de Vaucelles, au diocèse de Cambrai, baille à ferme à Raoul de Praelles, « magistro Radulpho de Praellis, clerico, domino de Lisyaco, « Suessionensis diocesis », les terres de Celles et de Condé‘.

Le 23 novembre 1321, le Doyen et le Chapitre de l'église Notre-Dame de Laon reconnaissent avoir recu plusieurs sommes d'argent de maistre Raoul de Praelles®.

En 1323, un acte du Châtelet de Paris porte que : maistre Raoul de Praelles, clerc « et conseilliers nostre sire le roy, » a donné au Roi l'échevinage et toute la terre de Vailly, à certaines conditions”.

En 1324, les deux époux affranchissent Rose de Vailly, comme en 1320, ils avaient affranchi Ysabel, femme de M° Jehan li Boursiers, bourgeois de Paris, qui étaient leurs femmes de corps à Vailly®.

En 1325, Raoul de Praelles, mais cette fois seul, affranchit Pierre-Étienne de Nully-Saint-Front, son homme de corps®.

Enfin en 1328, février (v. st.), Raoul de Praelles et sa femme sont désignés comme ayant affranchi Eudeline de Charones, femme Colart. C'était la femme de corps de Jehanne de Praelles”.

C’est la dernière pièce" que nous rencontrons sur Raoul I‘, et Moréri le fait

1. Au sujet de l'empêchement qu'on avait mis sur ses biens, voir : Arch. nat., JJ. 53, n° 14.

2. Arch, nat., SJ. 53, n° 314. Voir aussi le Ms. franc. n° 2833, Bibl. Nat. Registre original de la Chambre des Comptes, contenant plusieurs ordonnances et autres pièces depuis environ 1229, fol. 185, Inventaire des lettres et Papiers mis entre les mains de Raoul de Praelles par M° Felise en date de 1317, 16 septembre. I y a près de 7o pièces dans lesquelles on trouve souvent la mention de Radulphus de Perellis, domini Regis clericus.

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