‹ Les manuscrits de Philippe Le Geyt, ecuyer, lieutenant-bailli de l'île de Jersey (volume 2)Chapitre 38 sur 67 · ARTICLES DE PERIN ET CABTERET · texte numérisé non relu

ARTICLES DE PERIN ET CABTERET

et qu'il ne se soumet que parce qu'il ne le peut plus éviter. Cette forme de reconnoissance répond-elle aux attentats et à la malice dont on le prétend avoir conconvaincu? L'Acte du 22 Janvier, 1691, est encore moins précis que le modèle de sa reconnoissance qui fut envoyé d'en haut. Il avoit infiniment fatigué le Conseil de la Reyne ; il venoit de dépiter la Cour de Jersey par ses fuites et contumaces. S'il avoit fait tout cela sans qu'on luy en eust donné quelque sujet, j'admire la miséricorde dont on use envers lui. Les paroles qu'il prononce ont presque autant l'air d'un accommodement, que d'une condamnation. Four ce qui est de la pénalité qu'il avoit encourue en la personne de ses Pièges, s'il s'en remet à la bonne volonté du Gouverneur, je ne doute point qu'on ne l'eust assuré de la bonne composition qu'il en devoit attendre. Car nous trouvons sur les Registres, qu'ensuite un autre mandement de prise de corps fut décerné sur lui; qu'il y eut ordre d'entrer chès lui par force, et qu'immédiatement après il s'enfuit en Angleterre. Auroit-il une seconde fois porté les choses à cette extrémité, s'il n'avoit, en se soumettant à Monsieur le Gouverneur, espéré quelque modération qu'on ne lui voulut point fisdre ? Il obtint du Conseil Privé un terme pour payer sa quote-part de la dépense et firaîs des Commissaires, et la pénalité de ses Pièges ne paroît point avoir été poursuivie.

Enfin, si le Sieur Jean De Carteret étoit aussi turbulent que les Commissaires le déclarent en tant d'endroits, il n'y a personne qui ne se doive figurer

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