ARTICLES DE PERIN ET CARTBRET
comme ils font toujours, avec honneur et à la plus grande oonfîision de ses parties adverses ^1 au lieu qu'ils passent légèrement sur beaucoup d'autres importantes matières. En cinquième lieu, le Sieur Anthoine Poulet, n'ayant fût serment de Grouvemeur que le 4e Juillet, 1690, pourquoy étoit ce auparavant un crime de solliciter pour Mylord Seymor, plûtost que pour luy î Si Ton dépêche un homme en faveur du Sieur Anthoine Poulet, comme il a été rapporté ci-dessus, d'où vient que quelques personnes qui tra^ vaillent pour l'un des Pairs du Royaume sont représentées pour des cabalistes î Est-il possible que, comiùe on le dit, pendant que les confédérez de Jean De Carteret commettoyent tant de désordres, leurs adversaires demeurassent dans une pure souffrance î H faudroit que cet homme qu'on appelle le promoteur de la discorde et le procureur des mécontens, eust été non seulement le plus téméraire, mais le plus ridicule du monde, si son opiniâtreté n'avoit eu quelques considérables grie& pour fondement : aussi le témoignage de plusieurs des Ministres est-il fort vague, n est fait mention de deux parties ; les vaincus ont toujours tort, et si Mylord Seymor eust obtenu le gouvernement, il ne £iut pas douter que ses opposaos n'eussent été criminels. En sixième lieu, les termes de la reconnoissance que le Conseil Privé prescrit au Sieur Jean De Carteret de faire, paroissent forts à h vérité, mais il ne sont pas, ce me semble, assès clairs. On diroit que, de la manière dont il obéit, il n'a fait que manquer de preuve; non déficit jus^ sedprobatio: