ARTICLES DE PEKIN ET CAETERBT
qui void si souvent ce qui n'est pas, pourroit-elle en cette rencontre avoir oublié des dé£Eiuts et des crimes, s'il y en avoit eu de véritables î Au reste, que pouvoit le Sieur De Carteret espérer, ayant en teste un Gouverneur, un Bailly et, si j'ose le dire, des Commissaires pré-occupezî II falloit que, pour se fiiire entendre, il surmontast le crédit de tant de personnes d'autorité, qu'on n'abandonne presque jamais à la poursuite des particuliers. En effet, il y a des erreurs qu'il importe de cacher, du moins lors qu'elles ne sont pas trop grossières. Cène seroyent que calomnies et rebel* lions, si l'on prestoit facilement l'oreille aux murmures et aux plaintes. Les Seigneurs du Conseil ne sont pas coupables des &its qu'ils ont apparemment ignorés ; il n'ont fait que suivre le rapport de leurs Commissaires. Ce n'est pas que comme dans cette Lettre on voit un grand témoignage de la suffisance du Sieur De Carteret, on n'y trouve aussi beaucoup de marques de son opiniâtreté. Sa querelle avec Messieurs Poulet finist à peine quinze ou seize ans après. Luy et son fils Ph. De Carteret, alors Procureur du Roy, furent des premiers à solliciter la Commission des Commissaires de 1607. Ils attaquèrent encore alors le même Bailly Poulet, et ce Procureur disputa presque toutes les prérogatives du Seigneur de St Ouen. Il y a des gens qui ne s'appaisent jamais. Le père surtout étoit extrêmement dans le tort en 1590, quand, après des Lettres Patentes, il ne se soumettoit pas au Gouverneur. Mais cela ne le rend pas coupable de tout ce que ses ennemis insinuent, ni ne justifie point
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rinexactitude qui paroit dans le Bapport des Commissaires. Après tant d'Articles contre le Gouverneur, étoit-il de la bienséance que les Commissaires mangeassent chès lui, that their dyett should he ai Mr. Poulets charges f C'est l'ordinaire des habitans de porter leurs plaintes en haut sur le nyindre grief, et de souhaiter des Commissaires. Toutefois chacun sçait quelle en a été llssue de temps en temps. La partie est toujours inégale. Ce qui montre avec combien de prudence et de fondement il &ut solliciter de telles Commissions. En im mot, Messieurs le Grouverneur et le Bailly de lô91, dans le fort de leur querelle et de leur ressentiment contre les téméraires qui les avoyent attaquez, étoyent-ils dans une disposition convenable pour faire des loix publiques ? An irâ^ odio atque inimicitid vacuif Cependant n'en jugeons ni par le succès des Articles, ni par aucune préyention. Considérons seulement les loix qu'ils firent, et c'est ce qui ya faire la seconde partie de ce Traité.