Fol. 11581°. Le Roman de la Rose
Est fine et pure verité.
Explicit li Roumans de la Rose,
Ou l'Art d’Amours est toute enclose.
Nature rit, si com moy samble, Quant hic et hec joignent ensamble.
Le feuillet 107 doit être placé avant 106, et 111 avant 110.
90. — Fol. 158 v°. Le Godicille. intitulé « Le derrenier testament maistre Jehan de Meun ». La fin manque, le dernier vers est le premier du neuvième huitain :
Lors sont eil .1r1. si repeü.
3°. — Fol. 159r°-183 v°. Le Testament. Le début et la fin manquent. Îl commence au dernier vers du 5e quatrain de l'édition de Méon :
Je ne sai bien ou mal ou grace encontre eür.
et s'arrête au quatrain 471 de la même édition (p. 95) :
La verrons nous la fin de touz les sacremens En Dieu qui est de tout fin et commencemens.
Ce ne puet ci comprenre humains entendemens, Tout soit ce que le croire soit nostre sauvement.
En tout, un vers, plus 453 quatrains.
(4) M. L. Delisle cite ce ms. parmi ceux de la seconde moitié du XIV* siècle dont les miniatures ont une bordure tricolore (Recherches sur la librairie de Charles V, {re partie, p. 64).
BIBLIOTHÈQUE NATIONA LE
BIBL. NAT. fr. 12594 (anc. supl. fr. 190)
Parchemin, 0,286 sur 0,203, 197 feuillets à deux colonnes de 42 lignes, les 177 premiers feuillets sont du second tiers du XIVe siècle, les autres du XVe. Début du % feuillet : Car bien sambloit estre vilaine. Ni miniatures ni rubriques.
A. G:Van Hamel a donné sommairement le contenu de ce ms.(1), sans se douter qu'avant lui Gabriel Martin l'avait déjà décrit dans la Bibliotheca Fajana, p. 238, n° 1901 (2). L'identité du ms. de Charles Jérôme de Cisternay du Fay, dont la bibliothèque fut dispersée en 1725, n'est pas douteuse.
1°. — Fol. 1-131b. Le Roman de la Rose.
Maintes gens dient que en songes Atant fu Jours et je m’esveille.
Explicit li Rommans de le Rose, ou l’Ars d’Amours est toute enclose. Selonc maistre Guillaume de Lorris, qui eommencha cest livre, el selonc maistre Jehan Clopiniel dit de Meun, qui fu parfaiserres du dit livre, doit estre appelés li Mireours as Amoureus.
2%,— Fol. 131c-145a. Le Miroir de l’Ame. Poème moral en 48 douzains. Une miniature, dont la légende eût été Via Vite, Via Mortis, et dont l'espace avait été réservé au-dessus de l'incipit, n'a pas été exécutée.
Chi commenche li Mireoirs de l'ame.
Benedieite Dominus.
Trop longuement me sui tenus
Delés sa mere glorieuse. Amen.
Explicit le traitiét du Myreoir de l'ame.
30, — Fol. 136a-149b. Le Testament, en 560 quatrains. 40, — Fol. 149c-169b. Le Miserere du Renclus de Molliens. C’est le ms. N de l'édition de ce poème publiée par A. G. Van Hamel. 50. — Fol. 169h-197r°. La Voie d’enfer et de paradis, de Jean de le Mote.
Chi commenche li traitiés de le voie d’infer et de paradis, fais et compilés par
(1) Les romans de Carité, et de Miserere, du Renclus de Moiliens, I, p. 16 (Paris, 1885, 2 vol. in-8°). 6 (2) Cf. L. Delisle, Journal des Savants, 1899, p. 508.
kS DESCRIPTION DES MANUSCRITS ,
Jehan de le Mote, pour l'amour de Symon de Lile, bourgois de Paris, sen maistre, maistre orfevre du roy de France.
Cil qui son sens ne mel a oevre
Chi faut Dieu confort toute gent.
Explicit li traitiés de le voie d’infer et de paradis, compilés par Jehanin de le Mote, a l'instance de maistre Simon de Lille, sen maistre, bourgois de Paris et maistre orfevre du roy de France; et appartient tout cest livre, qui encommenche au Romant de la Rose, à [messire Renault... ]
Le nom du propriétaire est effacé, et sous le grattage je n'ai pu lire que deux mots.
On a de même gratté le nom d'un autre eæ-libris, du XV° siècle, écrit au-dessous du précédent : « Ge livre est a.. qui le trouverra le luy rende et il paiera bon vin. »
BIBL. NAT. fr. 12595 (anc. supl. fr. 188)
Parchemin, 0,895 sur 0,231, XVe siècle, 200 feuillets numérotés par le rubricateur, à deux colonnes de 37 lignes. Début du %feuillet : D'un aiguillier mignot el gent. Belles miniatures. Reliure aux armes de Napoléon.
La mention : «Ce livre est au duc de Berry.Jehan», bien que grattée, se lit encore sur le feuillet de garde de la fin. A la suite du Roman de la Rose, f. 157r0, des eæ-lbris effacés et illisibles (1).
40, — Fol. 1-157r0., Le Roman de la Rose. Le feuillet 30 (v. 3719- 3844) manque.
Maintes gens dient que en songes
Atant fu jour et je m'esveille.
Ci fine le Rommant de la Rose.
20, — Fol. 1581°-167 vo. Le Testament, en 550 quatrains. 30, — Fol. 168 blanc.
(1) Des quatre mss. du Roman de la Rose qui figurent dans les inventaires des livres du duc de Berry, il y en a trois que leur contenu et l'incipit du 2° feuillet empêchent d'identifier ayec celui-ci. La mention du 4°, dans l'inventaire de 1402, est très vague : « Un livre du Romant de la Rose » (L. Delisle, Cabinel des Manuscrits, III, p. 192; Recherches sur la librairie de Charles V, 2° partie D. 261) ; et il ne réapparait pas dans les inventaires ultérieurs, parce qu'il avait été donné à Guillaume de Lode. Il est done impossible de dire si ce ms. est le même que celui de la B. N. fr. 12595 ; mais peut-être dans les eæ-libris que je n’ai pas pu lire retrouverait-on le nom de Guillaume de Lode.
40, — Fol. 169a-200b. Les Sept articles de la foi, intitulés : « Le codicile maistre Jehan de Meun», avec cet explicit : « Ci fine le codieile maistre Jehan de Meun, qui parle de sept articles de la foy Nostre Seigneur Jhesu Crist ».
50. — Fol. 200b-200 4. Le Godicille, ayant pour incipit « Ci après un beau petit dittié que maistre Jehan de Meun a fait », et pour explieit : « Gi fine un moult beau petit dittié que maistre Jehan de Meun fist ».
BIBL. NAT. fr. 12596 (anc. supl. fr. 318)
Parchemin, 0,285 sur 0,225, XVe siècle, 212 feuillets à deux colonnes de 32 à 35 lignes. Début du 2% feuillet : Descendoil l'iaue clere et roide. Grisailles ; initiales d'or sur fond rouge et bleu.
Au verso du dernier feuillet : « Ge livre appartient a Monsieur de la Voute. » Le nom de La Voute est répété aux f. 1,5, 11, 20, 29.
1°. — Fol. 1-168c. Le Roman de la Rose.
Maintes gens dient que en songes
Atant fu jour et je m’esveille.
Cy fault le Romant de la Rose, Ou l'Art d’Amours est tout enclose.
Un feuillet (v. 10666-10771) manque entre les feuillets actuels 82-83.
9e, … Fol. 168 d-204d. Le « Testament maistre Jehan de Meun, le penultiesme livre qu'i fist », en 570 quatrains, précédé d’une table des matières.
30. — Fol. 205a-205 d. Le Godicille, intitulé « Le petit testament maistre J. de Meun », et précédé d’une table. 4°, — Fol. 206a-212v°. Les Sept articles de la foi, de Jean Chapuis, attribués à Jean de Meun. « Explicit les sept articles de la foy, que maistre Jehan de Meun compilla en sa maladie, près du jour de ‘son trespassement. »
BIBL. NAT. fr.12786 (anc. supl. fr. 319)
Parchemin, 0,279 sur 0,250, fin du XIITe siècle ou commencement du XIVe ,98 feuillets à deux colonnes de 35 lignes. Début du 2: feuil-
Univ. de Lille. Trav. et Mém. Droit-Lettres. Tome VIL —
let : Cele amor a esté’entre nos .üi. veraie. Blancs ménagés pour des miniatures qui n'ont pas été exécutées.
40. — Fol.la-24c. Le Roman de la Poire. Ms. B de l'édition Stehlich.
90. — Fol. 24c-30d. Lapidaire, en prose. Ms. 4 de L. Pannier, qui en a reproduit quelques fragments (Les Lapidaires français du moyen-âge, p. 291-297. Paris, in-8°, 1882. Bibl. de l'Ecole des Hautes Études, LIT). Pannier identifie, mais sans bonnes raisons, le roi Philippe mentionné dans le prologue avec Philippe de Valois (1325-1350). La fin manque.
Entre les feuillets 30 et 31, il manque 2 feuillets qui contenaient la fin du Lapidaire.
30, — Fol. 3110-49 vo. Le Bestiaire d'Amours, de R. de Fournival.
Il est écrit à longues lignes, tandis que le Lapidaire qui précède est sur deux colonnes. L’encre du feuillet 51 r° est très pâlie, comme si ce feuillet avait été longtemps le premier du ms. et sans couverture.
40,— En bas du f. 42 vo: « Son poitevin ». C’est le premier couplet de la chanson qui porte le n° 1208 dans la Bibliographie des Chansonniers français de M. G. Raynaud. Le présent ms. n’est pas mentionné par M. G. Raynaud ; mais 1l a été connu de J. Brakelmaun, qui a publié la chanson dans Les plus anciens chansonniers français, p. 26 (Paris, 1870-1891, in-12).
50, — Fol. 43a-75a. La première partie du Roman de la Rose, suivie de la conclusion anonyme en 76 vers, qui fut d’abord ajoutée au poème inachevé de G. de Lorris. Entre les feuillets 73 et 74, il semble manquer trois feuillets, dont il ne reste plus que les talons, faisant partie des mêmes feuilles que les feuillets 71, 72, 73. Les feuillets 74-75 actuels sont d’une même feuille et ne font partie d'aucun cahier. Cependant le texte ne présente aucune lacune et finit au milieu de la première colonne du feuillet 73, dont le reste n à pas été utilisé. Le copiste n'avait donc pas à sa disposition le poème de Jean de Meun. Les feuillets 74-78 faisaient partie du même cahier que les trois feuillets précédents ; ils étaient placés entre le | f. 73 et trois feuillets laissés en blanc, qui ont été ensuite supprimés.
Ci commence li Romanz de la Rose.
Maintes genz cuident que en songe
Droit a la tor tout belement S’an revont tout celeement.
60. — Fol. T6a-82r0. Motets, publiés par G. Raynaud, Recueil de Motets fr, IL, p. x11, 92-107, 155-157. M. G. Raynaud date le ms. de la fin du XIII siècle.
19. — Fol. 82c-83 a. « Ci comencent les Propheties que Ezechiel li prophetes fist. »
Se li jorz de Noel afiert au diemenche, vvers est bons... Se il avient que li jorz de Noel tresaille au lundi dou samedi, achete touz les blez qui seront trop chier dedenz Pan dou lundi et s’an soies certains.
Voir sur cet ouvrage les Notices et Extraits des Man. de la Bibl. Nat., XXXIV, 1, p. 237, et J. Camus, Notices et FExtrails des Man. fr. de Modène, p. 34 (Modène, 1891, in-8°).
8°. — Fol. 83a-84d. « Ge sont li Songe ».
Qui voit en songes oisiax combatre a soi tançons senefient... Qui songe peeschier, travail li sourt.
9e. — Fol. 84d-87c. « Ci commence l'Ordre d'Amors ».
Chaseuns i a s’amiete, Chascune i a son ami ; Ainsi est establi ; Et je qui en suis apostoles, Sachiez de voir j'ai nom Nicholes, Qui tel ordre vueil establir.
Qui deseur touz autres ama Et vit et regna et regnera Per omnia secula seculorum. Amen.
Poème en 375 vers de 8 syllabes. Ce sont lesrègles d’une abbaye d'Amours, fondée par Nicole. Ces règles sont les commandements d'Amours tels qu'ils sont exposés dans la première partie du Roman de la Rose. Chacun peut « acoler » son amie, mais Cle seur plus » est défendu.
100.— Fol. 87c-90 d. « Ici commence la Trinitez Nostre Dame ». Ge titre s'applique, je crois, aux trois pièces qui suivent, en vers octosyllabiques rimant deux à deux.
[Alidiez Dieus et sainte trinitez, Une foiz une majetez... (87e 88h)
Douce dame, sainte Marie, Qui mere estes Dieu et amie... (88b-83d)
Glorieuse vierge pucele, Royne dou ciel bone et bele... (88d-904d)
Le premier morceau et une partie du second ont été publiés par I. Bekker dans les Abhandlungen der Rünigl. Akademie der Wissenschaften zu Berlin, 1842, p. 387, d'après un ms. de Wolfenbüttel: ils l'ont été de nouveau, d'après la même copie, par M. E. Levy, dans la Revue des langues romanes, XXXI (1887), p. 197 (sans séparation entre les deux pièces). CF. Romanta, XVIT, p. 316. En
119. — Fol. 90 4-92 a. « Tei commencent les IX Joies Nostre Dame.»
Voir, sur cette composition, Not. el Extr. des Man. fr., XXXIV, 1, p. 468. |
Royne de pitié Marie Et veraie confession.
190, — Fol. 9a. Le Dit d’Aristote. Publié par Jubinal, Œuvres complètes de Rutebeuf, IT, p. 93. Le titre que porte ce poème dans le présent ms. est moderne : « Enseignemens Aristote (au crayon), par Rutebeuf (à l'encre). » |
Aristotes a Alixandre
130. — Fol. 924. Le Lunaire de Salomon, publié par Méon, Nouveau recueil de fabliaux, 1,364. Voir, sur ce poème, Romania, XXIX, 77. Le titre de cette composition dans le présent ms. est d'une écriture moderne, au crayon : «La resons qui fist li bons rois
Salemons. »
Salemons qui la seignorie
Que tenir et que commencier.
BIBL. NAT. fr. 15109 (anc. supl. fr. 1552)
Parchemin, 0,25 sur 0,19, XIVe siècle, 191 feuillets à deux colonnes de 33 lignes. Début du % feuillet : Ceze eve qui si bien seoit. L'espace réservé pour des miniatures n'a pas été utilisé: toutes les grandes initiales sont uniformément rouges, sans arabesques.
Sur une feuille de garde : « J. Goislard ». Au verso du dernier feuillet : « Au seigneur des Essars, N. de Herberay, par le don que luy en à faict me Jehan du Val, changeur du tresor, le xvpne advril 1541, de Herberay ». — « Nich. de Herberay me l'a depuys donné,
ou moys de janvier Mv° XL Arnoul ». — «Et depuis a Goislard » (XVIL siècle).
Le manuscrit n'a pas été terminé ; il s'arrête avec le vers : Quant le texte m'orrés gloser (v. 15150),
dans la colonne € du feuillet 121. En outre, lés feuillets 117-119 (v.14419-14879) ont été enlevés; ils sont aujourd'hui remplacés par des feuillets blanes.
BIBL. NAT. fr. 19137 (5. Germain fr. 1240)
Parchemin, 0,305 sur 0,298, X Ve siècle, 194 feuillets à deux colounes de 44 lignes. Début du 2e feuillet : Elle qui tout son temps se paine. Miniatures. L
1°. — Fol. 1-46. La Consolation de Boëce, traduction de Renaud
de Louhans.
Fortune mere de tristesce
2, — Fol. 46-68. Le Respit de la Mort, de Jean le Fèvre, de
Ressons.
Tous ceulz qui ce dit orront
3°. — Fol. 68r°-104v°. Le Roman de la Rose.
Aucunes gens cuident que en songes
Atant fu jour et je m'’esveille.
Explicit le Rommant de la Rose.
BIBL. NAT. fr. 19153 (S. Germain fr. 1241)
Parchemin, 0,345 sur 0,255, XV°siècle, 150 feuillets à deux colonnes de 38 lignes. Début du 2° feuillet : Lors trais une aguille d'argent. Miniatures très belles.
Ce manuscrit de luxe à appartenu au chancelier Séguier; il a été donné au monastère de Saint-Germain-des-Prés par H. Ch. de Gambout de Coislin, évêque de Metz. Cf. L. Delisle, Cabinet des Manuscrits, t. Il, p. 78 et suiv.
Ci commance le Rommant de la Rose.
Maintes gens dient que en songes.
Est toute pure verité.
Explicit.
Cy finist le Rommant de la Rose, Ou PArt d'Amours est toute enclose.
BIBL. NAT. fr. 19154 (S. Germain fr. 1653)
Parchemin, 0,272 sur 0,200, XIVe siècle, 140 feuillets (1) à deux colonnes, dont le nombre des vers varie autour de 38. Début du 2e feuillet : Deches ymagez la semblanche. Une seule miniature, en tête du volume, très détériorée.
Incipit le Roumans de la Rose.
Maintes gens dient que en songes
Atant fu jor et je m'esveille.
Explicit le Roumans de la Rose.
L'écriture et le réglage changent aux f. 13, 29, 61 (nouveaux cahiers), mais ces différences semblent résulter d’un changement d'habitudes du copiste plutôt que d'un changement de main; cependant, le cahier qui commence avec le f.61 a dû être écrit avant que le précédent ne fût terminé, car le copiste de celui-ci a desserré les lignes à la fin du feuillet 60 pour éviter un blanc. Une partie du f. 15r° parait être d’une autre main. Nouveau copiste à partir du f. 10v°. Ces changements d'écriture ne correspondent pas aux changements de famille du texte.
Une note collée au bas du 1° feuillet indique que le ms. a fait successivement partie des bibliothèques de Séguier, de Coislin et, depuis 1732, de Saint-Germain-des-Prés.
Le haut du 1€" feuillet de garde, qui contenait des eæ-libris, a été rogné. Du dernier feuillet de garde, qui était chargé de notes, il ne reste qu'un fragment sur lequel on lit, au recto, du XIVe ou du
XV: siècle, un quatrain que j'ai déjà relevé dans le ms. Bibl. Nat. fr. 1572 :
Par la grant fausseté divlerse]
Qui dedans Faus Semblant c[onverse]
Fu Clopinel es chans couvefrt]
Pour chen que voir out d[escouvert].
(4) En réalité 141, parce qu'un feuillet, entre 87-88, a été oublié dans . la pagination.
BIBLIOTHÈQUE NATIONALE De
Au-dessous : Gui de Ho (?).
Au verso, des ex-libris (XIV: ou XV: siècle): ..….ot de Guingant.. m (Je n'ai pas su interpréter le signe qui se trouve entre # et la finale #2 ou în) ; P. de la Garde ; G. de Ho (?\.
En bas du feuillet 15re : g. e. £. 0. q. p. (XVe siècle).
BIBL. NAT. fr. 19155 (S. Germain fr. 1654)
Parchemin, 0,276 sur 0,206, XVe siècle, 146 feuillets à deux colonnes de 38 lignes. Début du % feuillet : £ns en Le milieu vy Haïne. Les espaces ménagés pour des miniatures n'ont pas été utilisés. Initiales alternativement rouges et bleues.
Une note collée sur le premier feuillet indique que le ms. à fait successivement partie des bibliothèques de Séguier, de Coislin et, depuis 1732, de Saint-Germain-des-Prés.
A la fin du volume, au-dessous de l’explicit, une signature de la même époque, sinon de la même date que le ms., est effacée ; on ne peut plus en lire avec certitude que la dernière lettre s.
Le feuillet 81, remplaçant un feuillet enlevé, est du XVIe ou du XVII: siècle.
Maintes gens dient que en songes
Atant fu jour et je m’esyeille, Explicit. Deo gracias.
BIBL. NAT. fr. 19156 (S. Germain fr. 1655)
Parchemin, 0,289 sur 0,213, première moitié du XIV: siècle, 140 feuillets à deux colonnes de 40 lignes. Début du-2?° feuillet : A maintes riches escriplures. Miniatures.
Le ms. a appartenu successivement au président Séguier, au duc de Coislin, à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés.
Sur le verso d'une feuille de garde on lit : «Anno Domini millesiino CCCM0 Sex ».
Maintes gens dient que en songes
Adonc fu jour et je m’esveille.
Explicit le Rommans de la Roze, Ou l’Art d’Amours est toute enclose.
BIBL. NAT. fr. 19157 (S. Germain fr. 1656)
Parchemin, 0,264 sur 0,180, second tiers du XIVesiècle, 125 feuillets à deux colonnes de 42 lignes. Début du 2e feuillet : Descendoit l'ayve belle et roide. Miniatures, dont la 1re est à 4 compartiments. Dans l'encadrement du premier feuillet sont peints huit blasons différents.
En bas du f.1 r0 : Ex bibliotheca Sancti Germani a Pratis.1684.
Parmi les nombreux essais de plume qui couvrent les derniers feuillets, on peut signaler les noms de «Jaques Chaserart'escuier » — « Montresel » — «Saichent tuit que nous frere Jehan Chassan, prieur du monastaire dez bons homes du boys de Vincennes, fais savoir » — «J. Huguerin » — et la signature «N. Perrot » (XVIe s.).
Ci commence le Roumanz de la Rose,
Ou l’Art d’Amours est toute enclose.
Maintes gens dient que en songes
Atant fu jour el je m’esveille.
Exsplicit.
Chi fenist hi jolis Rommans de la Rose.
Les feuillets 29 et 50 ont été intervertis par le relieur. Il est possible que tous les cabiers ne soient pas écrits de la même main. On a fait au texte, surtout au XIVe siècle, beaucoup d'additions (1); quelques-unes, faute de place, ont été reportées à la fin du poème, après l’explieit. Du fol. 28 au fol. 42, de très nombreuses corrections en marge, ne portant souvent que sur la graphie.
BIBL. NAT. fr. 22551 (S. Victor 45)
Parchemin, 0,365 sur 0,301, écrit en 1498, 97 feuillets à deux, trois ou quatre colonnes de 46 lignes en moyenne. Début du % feuillet : Sa malice trop longuement. |
En bas du {er feuillet : Jhesus, Maria, S. Augustinus.
Hic liber est Sancti Victoris Parisiensis ; Inveniens quis ei reddat amore Dei.
Un écu aux armes dé S. Victor, dont l'eæ-libr'is est répété au
fol. 97.
(1) Je signalerai, entre autres additions marginales, celle du portrait d'Orgueil emprunté à la leçon de Gui de Mori.
49. — Fol. 1-78 vo. Le Roman de la Rose. Sur trois colonnes. Le dernier vers est :
Et fine et pure verité.
Explicit le Rommans de la Rose, Ou PArt d’Amours est toute enclose, Deo gracias. j;
2°.— Fol. 79r°. Le Codicille. Sur.deux colonnes.
3°.— Fol. 80rc-90 vo. Le Testament, en 531 quatrains: sur quatre colonnes, un vers occupant deux lignes.
40, — Fol. 91r°-97r0. Les Sept articles de la foi, de Jean Chapuis, sans titre, se terminant par : « Explicit le codicille maistre Jehan de Meun ».
9°. — Fol. 97. « Les VI aagez depuis la creation du monde, que Dieu crea Adam, jusquez a la nativité N. S. ». Le 6° âge donne la date du ms.: « Le vis aagez si est de la nativité nostre seigneur Jhesu Crist jusquez atant que cest present transceript fu fait, ou quel temps a MIIIIC et XX VII, etc. »
Le feuillet ,8 est blanc. Les feuillets 91-98 forment un cahier dont l'écriture parait un peu plus récente que celle des feuillets précédents.
BIBL. NAT. fr. 24388 (Sorbonne 452?)
Parchemin, 0,292 sur 0,201, XIV: siècle, 172 feuillets (1) à deux colonnes de 40 lignes. Début du 2 feuillet écrit (numéroté 3°): Pour oîr des oysiaus les sons. Nombreuses miniatures ; la première est à quatre compartiments et le feuillet a un encadrement avec médaillons. Reliure aux armes de Richelieu. Timbre de la Sorbonne.
Au verso du feuillet 1, qui est blanc, le numéro d'inventaire des livres de Richelieu fait par Blaise et Vitré : «Blaise. 2725. Vitré» (2).
Fol. 172 v0 : « Zste liber emptus fuat a Petro dicto Chevalier in vico novo Beale Marie Parisiensi a me supscriplo». En face : « St. Remensis » (XVe siècle). Le tout est biffé. Au-dessous :
(4) Le 4er feuillet est un feuillet blanc de garde ; en revanche deux feuillets successifs portent le numéro 78.
(2) M. L. Delisle cite ce ms. parmi ceux de la seconde moitié du XIVe siècle dont les miniatures ont un encadrement tricolore (Cabinet des Manuscrits, I, 204; Recherches sur la librairie de Charles V, 2° partie, p. 64).
LU
58 DESCRIPTION DES MANUSCRITS «Baillé a Monsieur Jehannyol, le 4 may 1583, a Lissy. Marie Chevrier dame et doueriere de Lissy ». Puis cette allusion à une légende
bien connue : « Virgilles fut tant infamme qu'il faisoit allumé les chandelles au cu d’unne fame. »
40, — Fol. 2r0-145. Le Roman de la Rose.
Ci commence le Rommant de la Rose.
Maintes gens dient que en songes
Est fine et pure verité.
Explicit li Romans de la Rose,
Ou l'Art d’Amors est toute enclose.
Nature rit, si com moi semble, Quant hic et hec joingnent ensemble.
20, — Fol. 146r°-172 ve. Le Testament de Jean de Meun, en 531 quatrains.
BIBL. NAT. fr. 24289 (S. Victor 92)
Parchemin, 0,317 sur 0,218, second tiers du XIVe siècle, 140 feuillets à deux colonnes de 40 lignes. Début du % feuillet : À regarder le lieu plaisant. Quelques miniatures.
Au {er et au dernier feuillets, la signature : « Du Bouchet. 1641 ».
Maintes gens cuident que en songes
Atant fu jour et je m’esveille.
Explicit le Roumans de la Rose, Ou l’Art d’Amors est toute enclose.
L'écriture change avec le feuillet 97, premier d’un cahier. Après la 1re partie du roman (f. 27 v0), on a écrit en marge et signé (fin du XIVe siècle ou commencement du XVe) les vers suivants :
Cy fait fin li premier aucteur,
Qui de moult hault entendement Ce livre fist premierement,.
Bien part que fut saichant docteur :
À lui donc comme inventeur Premier, a part et en commun,
Je veulx que soit donné honneur, Non pas a maistre Jehan de Mehun Combien certes que ung chascun Y doit avoir honneur et los ;
Car pour tant, se je loe l’un,
De loange l’autre ne exclos.
Certainement bien dire l’os
Que ne congnois homme mortel,
Nul n’en excepte, tous en forelos,
Qui sceust perfaire ung œuvre tel
Comme cestui, qui est tant bel
Qu'on jugeroit estre tout un,
Ja soit que trouve bien nouvel
L’escript de maistre Jehan de Mehun.
Philibertus.
BIBL. NAT. fr. 24390 (Sorbonne 305)
Parchemin, 0,302 sur 0,227, second tiers du XIVe siècle, 159 feuillets (1) à deux colonnes de 40 lignes. Début du 9% feuillet écrit (numéroté 3°) : Comme puis ou comme fontaine. Quelques miniatures. Reliure aux armes de Richelieu.
Au verso du fol. 1, qui est blanc : « Ge manuscrit, du commencement du XIVe siècle, contient le Roman de la Roze, copie fort imparfaite de l'Art d’Aimer d'Ovide. Cet ouvrage fut d’abord commencé par Guillaume de Lorris, qui mourut en 1260. II fut achevé par Jean Clopinel, né à Meun, en 1280. Gaiet de Sansale. B. de S. (Zisez : Bibliothécaire de la Sorbonne), 1784». Au-dessous : «Blaise. 2726. Vitré » (Cf. la notice du ms. B. N. fr. 24388)
4°. — Fol. 2141. Le Roman de la Rose.
Ici est li commencemanz
D'un moult soutif et gay rommanz, Ou mainte soutive parolle
Est trouvee par bonne escolle.
Si est la Rose seurnommé
Ce [rommanz] pour sa grant biauté.
Maintes genz dient que en songes
Atant fu jour et je m’esveille, Ci faut le [Romman] de la Rose, Ou l’Art d’Amours est toute e[nJelose.
En marge du texte, des additions, de nombreux nota, quelques citations latines, dont les suivantes seules ne sont pas empruntées à Ovide :
(1) Le premier est un feuillet blanc de garde.
A propos des vers 1137-38 :
Sunt aliqui qui dant et rebus semper [habun]dant, Et sunt qui rapiunt sem{per et] esuriunt.
du vers 19282 :
Temptalus in Sligiis nec aqua utitur neque pomo ; Sic in divitiis egel avarus homo.
2%, — Fol. 449-185a. Le Testament de Jean de Meun, en 529 quatrains, plus trois quatrains ajoutés en marge. 8°. — Fol. 155b-159b. Un poème moral, de 660 vers de 8 syllabes à rime plate, où l’auteur s'efforce de montrer quels bénéfices pour la vie future on peut retirer des tribulations de ce monde.
Qui tribulation ara
Si que nous puissons optenir La joie qui est sans fenir. Amen.
4°, — L'un des annotateurs du Roman de la Rose au XIV: siècle a utilisé les parties laissées en blanc du feuillet 459 en y écrivant, au recto, Ce quatrain :
Si n’estoit point de Dieu pour pechief pardonner Et n’esloit point d’enfer pour ame tourmenter, Si est pechief si vil et fait cv a doubter Qui n’est nulz hons en monde qui s’i deut asseurer. une prière en six vers, sans aucun intérêt, et au verso, sur trois colonnes, environ 150 vers de huit syllabes sur les devoirs et les droits de l'amour, imités de ceux du Roman de la Rose sur le même sujet.
BIBL. NAT. fr. 24591 (Notre-Dame 197)
Parchemin, 0,270 sur 0,193, second quart du XIV° siècle, 150 feuillets à deux colonnes de 40 lignes. Début du 2! feuillet: Az moult votenliers remiré. Une seule miniature, en tête du ms., très effacée.
La signature de « Jehan Canut » (XVe siècle) se trouve deux fois au recto du feuillet 71.
Le ms. à appartenu à « Claude Joly, mars 16514 ».
1°. — Fol. 1-138a. Le Roman de la Rose.
Maintes gens dient que en songes
Atant fu jours et je m’esveille, Car bien est temps que me repose, Ci faut li Romans de la Rose.
Explicit le Romans de la Rose.
Un feuillet (v. 1078-1934) manque entre les feuillets actuels T et 8, et un autre (v. 21563-21622) entre les feuillets 136-137.
2,— Fol. 138a-150 d. La Prise amoureuse. Ce titre désigne une série de neuf ballades, alternant avec neuf rondeaux ; des extraits en ont été publiés, d'après le présent ms., par A. Dinaux, dans ses Trouvères, jongleurs et menestrels, WI, %51 et suiv.; le premier vers de chaque pièce a été donné par M. G. Raynaud dans sa Bibliographie des Chansonniers français, 1, 242; enfin, les ballades ont été publiées par M. E. Stengel à la suite du livre de M. Fr. Noack, Der Strophenausgang in seinem Verhältnis zum Refrain und Strophengrundstock in der Refrainhaltigen altfranzôsischen Lyrik. Marburg, 1899, in-8°.
< Cesle prise amoureuse fist freres Jehans Acars de Hesdin, hospitalier, en l'an de grace mil trois cens trente et deus, ou mois d’avril. »
BIBL. NAT. fr. 24392 (La Vallière 28) (1)
Parchemin, 0,330 sur 0,236, XV: siècle, 216 feuillets. Début du 2° feuillet : Que j'oy près d'ilecques bruire (ou ce vers, ajouté dans la marge du haut : Car je ne sceuz ailleurs deduire). Très nombreuses et très belles miniatures ; reliure très riche.
4°. — Fol. 2175 v°. Le Roman de la Rose, sur deux colonnes de 38 lignes.
C’est cy le Romans de la Rose,
Ou l'Art d’Amours est toute enclose.
Maintes gens dient que en songes
Atant fu jour et je m’esveille.
Explicit.
de, — Fol. 177r°-206r0. Le Testament, en 530 quatrains, écrit sur une seule colonne.
3°. — Fol. 207r°-v°. Le Codicille.
4°. — Fol. 208r0-214r0. Les Sept articles de la Foi, de Jean
(1) Catalogue des livres de feu M. le duc de La Vallière, n° 2742 (1re partie, II, p- 253). À
Chapuis, avec cet explicit: « Ci fine le Tresor maistre Jehan de Meun des sept articles de la foy, lequel il fist et compila ou lit de sa
mort. »
Les feuillets 4 et 176 sont restés blancs. Les feuillets 214-
916 ont été remplis, à la fin du XV: siècle, par des réflexions, des sentences, des conseils moraux, en vers, en prose, en latin, en français, extraits de différentes sources, beaucoup du Roman de la Rose, quelques-uns du Testament. On y lit ce compliment :
Cecy s’adresse a Madame la duchesse de Bourbon, Anne de France, fille du meilleur maistre qui oncques fut, le roy Loys xj° de ce nom, et seur du roy Charles, qui a present est, viije de ce nom :
Quant la beaulté de la chaste Lucresse, Les grans vertuz Penelope de Grece,
Et d’Ottea le bon sens et prudence,
De Minerve la grave sapience,
Lustre si doux que la clere Orora,
Qui son cher filz Cynus si fort ploura Qu’encore(s) en ist la trés douce rouzee, De cueur autant comme Panthazilee, Aussi d’Ester le maintien et faconde, De Christine l’eloquence parfonde,
O tous les dons que Grace peut donner Et que Raison en saroit ordonner
Pour eslever ung noble personnaige
De biens, d’onneur, de triumphant lignaige, Plain de bonté et grant magnificence, De franchise, loyaulté et constance, [Sleroient touz joings en ung corps femenin Et composé par ouvraige divin
De touz les dieux et deesses ensemble, A mon advis, ainsi come il me semble, Ne souffiroit a si parfaicte femme, Digne de lox que vous estes, Madame.
BIBL. NAT. fr. 25523 (Notre-Dame 196)
Parchemin, 0,24 sur 0,18, écrit vers 1330, 177 feuillets (1) à deux colonnes de 30 lignes. Début du 2: feuillet : Comme puis ou comme fontainne. Quelques miniatures très grossières. Reliure ancienne à ais.
(1) En réalité 176 sculement, car le 144° feuillet a été coté 145.
Dans les marges, des indications pour le miniaturiste, quelques nota du XIV* siècle ou du XV° siècle.
Au verso du 1° feuillet de garde : « À Christofle Mesngier (sic) ecuuier (sic), s. due (ow du ?) d'Epernon » (?). Au f. 78r° une signature : « Guigerne » (?)
Entre autres inscriptions, la plupart illisibles, du dernier feuillet, j'ai relevé ces 8 vers (XV: s. ):
Pour ce furent les lois trouvees
A ce que les faultes prouvees
Des folz humains fussent soubz craintes, D’elles corrigiees et fraintes,
Si que de mau peuple asseür
Fussent ly bon et ly meür
Et que paour pour torment fuire Soubmeïst puissance de nuire,
Au verso du dernier feuillet, après le dernier vers du poème, le chiffre 1330, qui, bien qu'il semble correspondre à l'âge du ms., paraît avoir été écrit au XV° siècle seulement. A cause de cette date, Méona pris ce ms., dont l’idiome lui « a paru le plus pur pour le temps », pour base de son édition.
Maintes genz dient que en songes
Atant fu jors et je m’esveille.
Explicit 1 Romanz de la Rose.
Le copiste écrit mavais pour Mauvais, clerf pour clef. BIBL. NAT. fr. 25524 (Notre-Dame 276)
Parchemin, 0,180 sur 0,133, première moitié du XIVe siècle, écriture du midi de la France, 108 feuillets (1) à une seule colonne de 30 lignes. Début du 2e feuillet : S3 fait si cointe robe faire. Pas de miniature. Les initiales des alinéas sont constamment rouges.
Les cahiers 8 et 9 sont intervertis, de sorte que les vers 7245-7910 (f. 86-62) sont placés avant les vers 4003-7244 (f. 63-70). Entre les feuillets 62 et 63, il reste le talon d'un feuillet lacéré qui comprenait les vers 7941 et suivants. De plus, le 10e cahier du volume primitif a disparu, et le feuillet 71 commence au vers 8219, de sorte que la lacune est de 310 vers.
(1) En réalité 109, car il y a un feuillet 55 bis.
64 à DESCRIPTION DES MANUSCRITS
Au bas du 4er feuillet, le nom de Zenannin (XIVe ou XVe s.) répété à l'encre rouge et à l'encre noire dans le corps du volume. Dans la marge supérieure de la même page, le nom d'Ant. Loësel: Sur le plat intérieur de la couverture : « A la bib. de l'Eglise de
Paris ». | Maintes gens cuident que en songes
Les suppressions dans le texte sont nombreuses à la fin du poème, qui se termine par les vers suivants, placés immédiatement après le v. 21346 :
A genous vois sans demourer (v. 21591) Ausinc comme pour aourer (21592)
Le bel saintuaire honorable, (21593)
Puis m'en entrai sans nule fable
Pour baisier la bele chassete
Dedans l’archiere petite[te],
Mais toute iert ja combe par guerre, (215%) Au feu ne puet riens tenir guerre, (21596) Entre les pilerès me mis, (21641)
Mais je n’i entrai pas demis. (21642)
Moi pes[oit] que [plus] n’i entroie, (21643) Mais outre pooir ne pooie. (21644)
Ains que d’ilec me remuasse, (21775)
En baisent la trés bele chasse,
Par grant jolieté coilli (21777)
La flour dou bel rosier foilli. (21778) Ainsine oi la rose vermoille. (21779) Atant fu jours et je m’esvoille. (21780)
Ci faut li Rommans de la Rose.
Qui le texte fist et la glose
Dieus li otroit bone aventure
Tant comme [yvers et] (?) estez dure.
BIBL. NAT. fr. 25525 (S. Victor 931)
Papier, 0,202 sur 0,147, daté de 140%, 490 feuillets à une seule colonne de 95 lignes, plus 1 feuillet, non paginé, en tête, et 10 à la fin du volume. Début de l’ancien second feuillet : En moy estoie si songoye, du second feuillet actuel : [Mlaintes gens Cuident que en songes. Les miniatures et les initiales, pour lesquelles de nombreux blancs ont été ménagés, n'ont pas été exécutées. Sur la reliure, les armes de Du Bouchet
Comme il ressort des notes qu'on lira plus loin, ce ms. a été écrit «en court de Romme », à Avignon, par Michel Alès, d'Avranches, clerc du cardinal Nicolas Brancaccio, évêque d’Albano. Michel Alès, qui toujours s'est «fort curey de extraire livres en roumant », ne pouvant pas garder longtemps l'original, a dû faire sa copie, d'ailleurs fort mauvaise, en cinq semaines, malgré ses occupations professionnelles. Il s'était proposé d'enrichir son livre de nombreuses figures; à cette intention, il avait réservé dans le texte des blancs, parfois de plusieurs pages, et noté dans les marges quels personnages ou quels objets devaient être représentés. Il n'a pas mis son projet à exécution. |
Outre les noms de Michel Alès et de Du Bouchet, ceux de trois autres possesseurs du ms. nous sont révélés par les deux ex-libris suivants, qui se tronvent à la fin du volume : « Gest livre est a Denis du Mesnil, de Dinan: qui le trouvera, si le luy rande, et il poyra le vin. » — « Ce livre est a moy, Abraham Valier, par don du seigneur de Saint Priest (?) ».
Sur un feuillet non numéroté, ajouté au commencement du volume, M. Alès a écrit, pour servir d’ «introïtte » au Roman de la Rose, les très médiocres vers suivants :
Icy comence l’istore
Du Roumans et le memoire
De la Rose, que li vroy amant Souvent vont en leurs cuers clamant.
Celuy qui le fist n’iert point vilains, Ains mout les hayt, pour quoy je l’ains ; Quer quant que sont en une tourbe, Ilz sont des amans tourjors destourbe, Mais malgré leur destourbier,
Ly faux vilains zelotipier,
Nous amerons, vieullent ou non ;
Et de vroy amer aront le non
Ceulx qui aux dames el damayselles Portent honnour, laides ou belles ; Non pour tant ne di ge mie
Qu'’es plus belles n’en estudie :
Les laides souvent recordent
Des homs paroles qui abordent
En bien aux belles qui escoutent,
Et doncque point ne se doubtent Qu’on se vieulle d'elles moquer ;
SE
Univ. de Lille. Trav. et Mém. Droit-Lettres. Tome VII. —
Pour ce se fait bon deftroter D’estre humbles a toutes gens ; Car les gens dient : Celluy est gens, Plaisant, courtois de saluer ;
Il avroit plus chier ahan suer
Ains que faire a nul desplesir, Tant a son cuer et son desir
Et son penser en amours mis, Bien est il digne d’estre amis
De dame ou de damayselle.
Ester, lerre, ceste querelle ;
Quer 1y doulx Roumans de la Rose, Ou maint nolable reppose,
En parie mielx, les yeux touz clos, De moy, qui de fouir en un clos Chardons ne seroie pas digne,
Ou d’estre en la cuysine
La ou fu la plume prise
Qui escripst tout[e] la devise
Du roumans et la figure.
Mais yey j’ay mis ma cure
Affaire ceste introïtte
Affin que la chose escriple
Puist Iy luysant mielx entendre, Affigureer (sic) me volu prendre, Si ne l’avoy ge oncque veü:
Et se tout au mielx que j’ay peu è L’ay extrait en pourtrailure, Autant bien en eseripture,
Se faulle y a je m'en atant
A qui plus de moy s’y entent ; Mais pour ce qu'iere de lesir...
La suite manque; elle se trouvait sur un autre feuillet, qui est perdu.
Le Roman de la Rose occupe les feuillets 1-420 ve et se termine ainsi :
Alant fu jour et je m'esveille.
Scripturas lales Michael explieit Alès. (1) M. Allès.
Get explicit est complété, au feuillet suivant, par ces vers :
Chi fenist le Romans de la Rose,
(1) S'ilest vrai que Michel Alés a écrit de nombreux livres roman
à J s, cet hexamêtre a pu lui servir de signature. -
Qu'en .v. sepmaines, veritable chose, Michiel Alès, par hativesté Copia, quer la largesce (sic) N'ovoit (sic) de tenir l'original.
Sovent tart couché et matinal, Quer n'escrivoit pas à sa guise, Ains luy convient faire servise ; Pour sa vie convient qu’ahenne O son seignour de Albenne, Cardinal en court de Romme.
Du Roumans fenist la somme.
La première illustration, qui devait occuper quatre pages et deux demi-pages(f. 22r0-25r0), est ainsi annoncée : Ains que devise de Richesce,
De son port et de sa noblesce,
Legierement en pourtraiture,
Du vergier ta compasseüre
Pouez voir, et des nobleces
Qui sont la de maintes especes,
Et le gros estroit de la matiere Qu'avez chi devant oy liere.
Celle qu'attendait le feuillet 32r° et v° aurait eu pour rubrique : Du vergier verrés l’istoire.
Au-dessous de cette annonce, devenue sans objet, Michel Alès a mélancoliquement écrit :
Non pas comme il vert, mes memoire, Quer lors estoit bien le plesir
De Michiel Alès et le desir
Que ce livre fust figurev,
Car tourjours c’est il fort curey De extraire livres en roumant, :
Combien que soit lort escrivant,
Si est sa volenté bonne.
Existent a court de Romme,
Par hativeté et mirencolie
De cest roumant eseripst la copie L'an mil quatre cens et puis deux, Et lors vert le temps dangereulx Pour l’eglyse, que en discort Estoit, et troublee si fort,
Car en esperant la union
Fut faicte grant trayssion
En Avignon, chose provee ; Mainte teste en fut couppee Et mainte mayson destruile, Et engins tenduz qui bruite Fesoient et grant derompement,.
Avis vous fust que proprement Du ciel descendist lampesté, Quer qui oïst la molesté Qui descendoit ens ou palays,.
Je suy informé par cent foys Que tous ceulx qui dedens estoient Dehors volentiers estre vouldroïent.
Lors puis furent faictes ireves, Si ne furent les assaux si greves Comme elles avoient devant esley ; Ainsy c’est le fait arrestey.
Or y vieulle mettre acordance $ Celuy qui a toute puissance.
Dans les marges du volume, Michel Alès n'a placé que quelques notes, se rapportant au texte du roman :
Fol. 137, à propos des paroles de Phanie sur l'inconstance de la Fortune :
Ut Fortuna levis miseros facit esse bealos, Sic fortunatos destruil hora brevis.
Fol. 184, en face du vers : Telle la mere telle la fille :
De meretrice puta quod sit sua filia puta.
Mais après avoir copié le Roman de la Rose, Michel Alès a utilisé, pour des inscriptions de différentes natures. les dix feuillets blancs qui lui restaient à la fin du volume.
C'est d'abord l'explicit reproduit ci-dessus ; puis une prière en douze quatrains latins à saint Antoine, pour lui demander la disparition du mal qui porte son nom :
O Anthoni, sanele pater, Salularis, nite fraler,
Qui nos turbat multis malis Morbus epydymialis
Ut à nobis extirpetur
Tua virtus operelur.
Suivent d’autres invocalions au même saint, en prose latine. Ensuite:
L'an de grace mil quatre cens
Et deux, de ce bien me recens, Vers occidens la comette
Ful veue, la queue tout drette, Enclinant vers septentrion, Senefiant destrucion
De grant seignour, ou adversité, Com disoit l’université,
Du peuple, ou mort advendroit, Et qu’ainsy le trouvoient en droit.
Lors apparut, comme à my pars, De mie fevrier jusqu'a my mars.
Adonc mourit voir Amiens,
Dieux ait s’ame, j'eu de ses biens !
Copie d'une lettre datée d'Avignon, neuvième indiction, 27 février 1402, par laquelle Nicolas, cardinal, évêque d’Albano, admet
Michel Alès, clerc, «eivitatis Abrincensis oriundum..… nostrum domesticum continuum commensalem ».
Cette note :
XXV° jour de may, Jour de la feste s. Urbain, En Avignon fut dit a moy S'estoit trespassé le cuer vain De cest siecle Thomas Mulot, Chanoyne, qui fort reculot A mourir ; or 6st o Iy vers.
Mil:ccec. 1j., c’est l’yvers.
Une prière-en latin à saint Jean-Baptiste; Le récit suivant du chisme :
Scisma presens qualiler Promam stillo breviter Cepit inchoari :
Gregorius moritur, Rumor Rome oritur, Hoc nequit celari.
Populus nampe confluit, Strepit sonus valide, Omnis sensus abfuit
Res dum sic fit calide.
Cardinales veteres Turpius-quam crederes Erant prearclali,
in familiarem
Coguntur ut eligant, Et si quoquam fugiant Essent trucidatr.
Portas namque ceperat Tota gens cum furia Quas papa tenueral Sub sua custodia, .
Barensis erigitur Pro papa et fingitur ; Est nam rumor fortis.
Epistola scribitur, Principibus miltitur Metu dire mortis.
Scisma sic sustenditur, Rex, dux, princeps, populus Clerusque dividitur Et fit muudus frivolus.
Senes cuncti cardinales, Videntes caligines Orbis excecati, Anagniam veniunt, Extra Romam fugiunt, Presule orbatt.
Urbem Fondanam adeunt Omnes unanimiter,
Tunc Clementem eligunt Übique concorditer.
Clemens papa nobilis, Famosus, spectabilis, Sedem Petri regil; Rex Francorum inelitus, Rex christianissimus, Se illi subegit.
Ac tota universitas Papam ipsum predicat, Procerum nobililas Ad ipsum commendaL.
Puis :
Est sola nobilitas animum que moribus ornat.
Nobilitas hominis res est pietatis ynago, Nobilitas hominis virtutum clara propago, Nobilitas hominis humilem relevare jacentem, Nobilitas hominis mentem refrenare furentem,
Nobilitas hominis nisi turpia nulla timere, Nobilifas hominis verissima jura tenere,
Aristotiles dixit regi Alexandrino :
Posquam nobilitas servilia cepit amare; Posquam servile suscepit nobilitare, Cepit nobilitas in dampnum degenerare.
A la suite des deux ex-libris ci-dessus reproduits, on a transerit cette note, dans laquelle on semble lire des vers de huit syllabes : «Iey gist Jehan Carnel et son vallet joueur deu lus, en son vivant fol naturel, qui tous les jours i batoit sa fame. Priés a Dieu qu'il en ait l'ame, etc. pour les chandelles. »
BIBL. NAT..fr. 25526 (La Vallière 67) (1)
Parchemin, 0,254 sur 0,185, milieu du XIV< siècle, 163 feuillets à deux colonnes de 35 lignes. Début du 2° feuillet : Jors de ville où talent d'aler. Très nombreuses et belles miniatures, dont la première est à quatre compartiments. Chaque feuillet a un encadrement, et, dans la marge du bas, de petites miniatures généralement comiques, souvent intéressantes pour l'archéologie,
C'est le Romant de la Rose,
Ou l'Art d’Amours est toute enclose.
Et fine et pure verité.
Explicit le Romans de la Rose, Ou l’Art d’Amours est toute enclose.
BIBL. NAT, Nouv. Acq. fr. 934
Recueil de fragments de manuscrits, dont M. Paul Meyer à publié une notice dans le Bulletin de la Sociélé des Anciens textes françcais, an. 1896, p. 59 et suiv. Deux de ces fragments proviennent de deux manuscrits du Roman de la Rose :
4°, — Fol. 17. Un demi-feuillet, c’est-à-dire la première colonne du recto (v.10610-10642) et La seconde du verso (v.10725-10758).Écriture de la première moitié du XIV: siècle.
90, — Fol. 18. Un feuillet à 2 colonnes de 37 lignes, contenant les v. 15321-18468. Écriture cursive du XVe siècle.
(1) Catalogue des livres de feu M.le duc de La Vallière, n° 2139 ({re partie, TE, p.252). -
BIBL, NAT, Nouv. Acq. fr. 5094
Ce volume contient des fragments de divers poèmes dont on trouvera la liste dans le Catalogue général des Manuscrits francais, entre autres des feuillets de trois mss. en parchemin du Roman de la Rose:
10, — Fol. 9-10. Deux feuillets du commencement du XIVe siècle, écrits sur 2 colonnes de 3 lignes. Dimensions du feuillet : 0,20 sur 0,16; hauteur de l’espace couvert par le texte: 0,155. Initiales alternativement rouges et bleues. Les feuillets contiennent les v. 8299-8496, 8685-8812.
2%,— Fol. 12-13. Deux feuillets du commencement du XIV° siècle, écrits sur 2? colonnes de 40 lignes. Dimensions du feuillet : 0,264 sur 0,184; hauteur de l'espace couvert par le texte : 0,197. Initiales altérnativement rouges et bleues. Vers 18655-18819 et 18493-18654.
3". — FOl. 24-95. Deux feuillets du XIV° siècle, écrits sur ? colonnes de 36 lignes. Dimensions du feuillet : 0,260 sur 0,192; hauteur de l’espace couvert par le texte : 0,166. [nitiales alternativement rouges
etbleues. Donnés à la bibliothèque par Arthur Dinaux le 10 mai18#7. Vers 8259-8406 et 8983-9196.
BIBL. NAT. Nouv. Acq. fr. 9 292
Parchemin, 0,388 sur 0,265, première. moitié du XIV: siècle, 46 feuillets à deux colonnes de 50 lignes. Nombreuses petites miniatures, noircies par un acide ou un enduit et devenues invisibles.
Le manuscrit est incomplet du début et de la fin ; il ne comprend plus que les vers 1836 à 11950 :
Car en la fin ce m'est avis
Ainsit la grace du monde emblent.
Le 1e'feuillet actuel était, dans une ancienne numérotation, le 10e. La langue de ce ms. ne présente pas de particularités dialectales, et Ce n'est probablement pas son copiste qui a changé le v. 3534 en Eslre à Vernon ou a Baïex, pour E. a Estampes ou a Miaus.
Nombreux nota du XVe et surtout du XVIe siècle. En face des vers 9149-50 :
Ne voit l’en comment les marrastres Cuissent venins a lor fillastres,
cette note : Cave M. de N.
BIBL. NAT. Nouv. Acq. fr. 20001
Recueil de fragments de mss. dont M. H. Omont a donné la liste dans la Bibliothèque de l'École des Chartes, LXIV (1903). p. 245. Le feuillet 15 est du XIVe siècle et provient d'un manuscrit du Roman de la Rose; les deux colonnes du recto ont chacune 49 vers, les deux du verso en ont chacune 50. La hauteur de l'espace couvert par le texte est de 0,21 au recto, de 0,215 au verso. Le fragment contient les v. 544-739.