Fol. 1471a-173d. Le Testament, en 530 quatrains
Le ms. figure dans l'inventaire de l'hôtel de Condé de 1654.
Parchemin, 0,290 sur 0,183, milieu du XIVe siècle, 148 feuillets à deux colonnes de 58 lignes. Début du %feuillet : £{ pleine de yrant cuvertaige. De nombreux blancs ont été ménagés pour des miniatures, dont les deux premières seulement ont été exécutées.
Sur la 1° page, les armes et le chiffre d'Antoine de Chourses et de Catherine de Coëtivy (2).
C’est ci le Romanz de la Rose,
Ou PArt d’Amors est tote enclose.
Meintes genz cuident que en songes .
Atant fu jor et je m’esveille.
Explicit le Romant de la Rose.
Dans les marges, quelques notes du XIV: siècle, dont les unes sont des interprétations dévotes du texte, et dont les autres indiquent des rapprochements d'auteurs latins ; elles ont été en grande partie enlevées par le couteau du relieur. Je rapporterai seulement les vers suivants :
Nobilitas generis, quam copia parturit eris, Morum ni frueris nobilitate, peris ;
Nam nec avet genera neque regia recta nec era : Nobilitas vera mente locata mera.
Que preciosa solis a cordibus est sata solis Cardineso solis que caruere dolis.
À propos du passage où il est question de Robert d'Artois (v. 17799-17804), on a écrit en marge :
(1) N° 480 du Cabinel des Livres.
(2) Voir le Cabinet des Livres, I, p. XII et suiv.
Tant qu’il morut sans seornance
À Courtray, 0 la fleur de France
Des chevaliers, dont fu grans deux,
En l’an .mM. ccc. et deux.
Le ms. figure déjà dans l'inventaire de l'hôtel de Condé de 1654. Voici les plus notables particularités de la graphie du texte : le
pronom personnel féminin régime de la 3° personne est Ze (fr. /5); la diphtongue ot (< 6) est toujours écrite 0e devant v : boerre,aboevre, aperçoevre, deçoevre, reçoevre, ramentoevre, poevre, boevent, aperçoevent, reçoevent, doevent;il en est de mème dans /0erre (leurre); à part ces cas, elle est généralement représentée par di, quelquefois par ei ou-oi: fai (foi), lai (loi), rai (roi), paires (poires), paissons (poissons), {aile (toile), frais faiz (lrois fois); dotair, volair ne comportent pas d'exception. Entre 0, w el Ch, j s'intercale un 2: boiche, aproiche, roiche, loichier, juige, r'efuige. Sont constantes les formes aënsint, aussint (ainsi, aussi), oncore, oncor (encore), donc (dont, donc), jenne, jennece (jeune, jeunesse),empres (après), premelre, premesse (promettre, promesse), cheitif, huevre (opera, operat). Très fréquemment vos! pour vweil, queneistre pour conoistre. ;
Parchemin, 0,224 sur 0,169, commencement du XIV° siècle (2), 185 feuillets à deux colonnes de 30 lignes. Début du 2° feuillet : M'en vois lrestous seus esbatant. Des espaces ménagés pour des miniatures, le premier seul a été utilisé, au XVe siècle. Les rubriques, à l'encre noire, ont été écrites par le copiste même, dans les marges.
Au bas du 1° feuillet : Antonio Papilioni donavil Nicolaus fraler canonicus Turonensis. Turone, cal. Mart., an. Do. M. D. XXI., mention écrite sur un plus ancien ex-libris gratté.
Sur le recto d'un ües premiers feuillets de garde a été transcrite la Ballade des vins, de Pierre d'Anthe.
Le ms. figure dans l'inventaire de l'hôtel de Condé de 1678.
Le texte du roman contient quelques corrections et additions
(4) N° 479 du Cabinet des Livres.
(2) Daté de la fin du XIII*s. dans le Cabinet des livres. Il ne peut être en
tous cas antérieur à 1290, puisque le copiste a connu le remaniement de Gui de Mori. É