LILLE
Je possède une copie du Roman de la Rose, écrite de la main de Méon ; c'est un volume de 0,178 sur 0,120, en papier, comprenant 356 feuillets, écrits sur une seule colonne.
Ce ms. fut acquis à la vente de Méon par un libraire, qui le céda plus tard à Monmerqué. Il fut vendu avec la bibliothèque de Monmerqué en 1861 ; J. Croissandeau, alias P. Marteau, l’acheta en 1878 à un libraire de Paris et me l'a gracieusement offert en 1891.
La copie du roman n’est précédée d'aucune introduction ni d'aucun titre, si ce n’est de la rubrique habituelle :
Ci est le Rommant de la Rose, Où l'art d’amors est tote enclose.
C'est, je crois, une première mise au net d’un texte préparé pour l'impression ; certaines notes, telles que : «Rédiger», « Cette tirade a besoin d'être revue et collationnée », « Vérifier », etc., prouvent que ce n’est pas le ms. destiné à l’imprimeur, et que par conséquent cette autre note : « Changer le caractère », a été ajoutée en vue d'une seconde copie (1). Le passage auquel s'applique cette dernière indication est emprunté au ms. de l’abbé de Tersan et placé, à titre
(1) Méon renvoie plusieurs fois à une autre copie en ces termes : Voyez cahier comprenant tels vers.