‹ les manuscrits de roman de la roseChapitre 35 sur 141 · COPIE DE MÉON · texte numérisé non relu

COPIE DE MÉON

de variante, entre la première et la seconde partie du roman (1). En regard des quatre lignes qui l’annoncent, Méon a écrit plus tard : « Rédiger » ; puis : « Je les ai trouvés également dans la copie d'un ms. indiqué 1901 (sic), in-4°, à la Bibl. Nat. etc. ». Il fait ici allusion aux vers du dénoûment anonyme qui suit le poème de Guillaume de Lorris dans le ms. Bibl. Nat. fr. 12786 et dans celui de l'abbé de Tersan. On sait que ce dénoûment, qui ne figurait pas d'abord dans le texte publié par Méon, fut ajouté ensuite aux exemplaires qui se trouvaient encore en librairie, après, semble-t-il, que Raynouard, rendant compte de l'édition, l'eût signalé dans le ms. de la Bibl. Nat. n° 1157 (sic). Faut-il conclure, de la note mentionnée ci-dessus, que Méon connaissait le ms.12786 avant que parüt l'article de Raynouard? ou que, malgré l'expression « je les ai trouvés », il en doit la connaissance à l’auteur du compte rendu, et qué sa note n’a été ajoutée au ms. que plus tard ? ou encore qu'il avait bien « trouvé » ces vers dans le ms. de la Bibliothèque nationale avant que Raynouard les lui eût signalés, mais après la publication de son volume ?

Le texte du ms. de Méon ne contient que de très rares corrections ; mais des variantes, placées au bas des pages, y sont biffées ; d'autres, quine sont pas effacées, ne se retrouvent pas dans l'édition.

La source de plusieurs de ces variantes est-indiquée : Galliot du Pré, Lenglet du Fresnoy et 21 manuscrits, dont 9 de la Bibliothèque nationale, 4 de l'Arsenal, 4 « daté de 1373 », 6 de Condé, 1 de l'abbé de Tersau.

Tous les msSs. cités de la Bibl. Nat. et de l'Arsenal sont encore dans ces dépôts ; celui de l'abbé de Tersan est aujourd'hui à Maihingen (2) ; j'ignore quel est le «ms. daté de 1375 », qui n'est jamais désigné autrement. Des six mss. de Condé, cinq seulement sont encore à Chantilly ; le sixième est aujourd'hui à la bibliothèque royale de Bruxelles. Méon donne de cette copie neuf variantes, dont quelques-unes (l'invitation à omettre le chapitre sur Faux-Semblant, la mention d'une main corporelle et d'une main spirituelle, etc.) ne laissent aucun doute relativement à l'identification du ms. « Condé 210 » avec celui de Bruxelles 11019.

(1) Dans son édition, Méon a supprimé ce passage, mais en a parlé dans son

Introduction.

(2) Voir plus loin la notice qui lui est consacrée.

Univ. de Lille. Trav. et Mém. Droit-Lettres. ToME VII. — 9,

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