Fol. 12. « Dou sot le conte
Molt est li hon de grant hautece
Voir Æüst. lité, XXII, 167.
Le contenu de tons ces poèmes a été sommairement indiqué par P. Paris dans Les Man. fr., I, p. 246 et suiv.
12°. — Fol. 15. Le Roman de la Rose.
Cist commence li Romans de la Rose.
Mainte gent cuident que en songes.
Entre les deux parties du roman, cette rubrique : « Ci endroit fina maistre Guillaume de Lorris cest roumanz, que plus n’en fist, Ou pour ce qu'il ne vost, Ou pour ce qu'il ne pot. Et pour ce que la matiere embelissoit a plusors, il plot a maistre Jeau Chopinel de Meun à parfaire le livre et a ensivre la matiere. Et commence en tele maniere comme vous porroiz oïr ci après. ».
Le dernier feuillet du ms. a disparu et la fin du poème manque ; le dernier vers est : |
Si savroiz com je me contins (v. 21673).
BIBL. NAT. fr. 380 (anc. 6985)
Pare hemin, 0,374sur 0,280, écrit vers 1400, 160 feuillets à deux colonnes de 41 lignes. Début du 2% feuillet : £ns en le milieu vi Haïne. Très belles miniatures. Relié aux armes de Colbert.
Ms. décrit par P. Paris, Les Man. fr. HT, p. 174-176.
Sur une feuille de garde : « Le Romant de la Rose. Est a Jehan, filz de roy de France, duc de Berry et d'Auvergne, conte de Poiton, d'Estampes, de Bouloingne et d'Auvergne. Flamel. » Au feuillet 160 r° : « Ge livre est au duc de Berry. Jehan » (1)
4) Le duc de Berry l'avait reçu le 7 juillet (ou juin) 1403 de Martin Gouge, évêque de Chartres, « lors son tresorier general ». Il fut donné à Guillaume Lurin le33 mars 1414 (L. Delisle, Cabinet des Manuscrits, WI, 19 ; Recherches sur la librairie de Charles V, partie IT, p. 267).
1°. — Fol, 1139r°. Le Roman de la Rose.
Cy commence le Romans de la Rose.:
Mainies gens dient que en songes
Atans fu jours et je n'esveille.
Explicit le Romans de la Rose.
do, — Fol. 140 r°-158 r°. Le Testament, en 533 quatrains. 3°. — Fol. 154r°-159 vo. Les Sept articles de la foi, de Jean Chapuis.
4, — Fol. 159 v°-160 r°. Le Codicille.
BIBL. NAT. fr. 197 (anc. 1195)
Parchemin, 0,322 sur 0,246, XV° siècle, 134 feuillets à deux, colonnes de 40 lignes.’ Début du 2° feuillet : S2 vous dy bien cerlainement. Le premier feuillet est encadré de feuillage. A l'intérieur de la première initiale, M, l'amant est représenté dans son lit. C’est la seule miniature du manuscrit. Reliure aux armes de Charles IX.
Ms. signalé par P. Paris, Les Man. fr. VI, 930.
Au bas du dernier feuillet, la signature Bonvalet.
Maintes gens dient que en songes Atant fu jours et je m'esveille.
Ce ms. contient des leçons empruntées au texte de Gui de Mori.
Voir à ce sujet ma note dans la Bibliothèque de l'École des Chartes, 1907, p. 270.
BIBL. NAT. fr. 198 (ane. 1195 °)
Parchemin, 0,304 sur 0,240, XV: siècle, 274 feuillets à deux: colonnes de 37 lignes. Début du % feuillet: D’erbes de fleurs blanches et perses. Le 1° feuillet a une miniature et un bel encadrement, le tout très effacé. Au bas. de ce feuillet, des armoiries qu'on ne distingue plus.
Décrit par P. Paris, Zes Man. françois, VI, 230.
La mention « Ce livre appartient a moy Claude Mondin, advocat en la cour de Parlement », est répétée en tête du volume sur le plat intérieur de la couverture, au bas du dernier feuillet et sur une feuille de garde à la fin du volume.
BIBLIOTHÈQUE NATIONALE # , Maintes gens dient que en songes
Atant fu jour et je m’esveille,
Cy fault le Rommans de la Rose, Ou l'Art d’Amours est toute enclose, Le Mirouer aux Amoureux,
Ou il a moult de bien pour eulx (1).
BIBL. NAT.fr. 199 (anc. 7194)
Parchemin, 0,321 sur 0,235, milieu du XIVe siècle, 121 feuillets à deux colonnes de 40 lignes. Début du premier feuillet (autrefois le second) : D'un tertre qui près d'ilec iere. Reliure aux armes de Charles IX.
Mentionné par P. Paris, Les Man. fr., VI, p. 231.
Au bas du dernier feuillet vo : «Ge livre est a Artault de Barey, que le ly retendra ne seras pas son amy. »
Ce manuscrit avait de nombreuses minialures, qui toutes, sauf une (f, 1110), ont été enlevées (2). Outre les lacunes provenant de ces découpures, onze ‘feuillets entiers manquent : le premier (v. 1-107), deux (v. 2842-5122) entre les feuillets actuels 18 et 19, un cahier de 8 feuillets (v. 3513-4679), entre 21 et 22.
D'un tertre qui près d’ilec iere Atant fu jour et je n’esveille.
Explicit.
BIBL. NAT. fr. 80) (anc. 1195)
Parchemin, 0,340 sur 0,955, XVe siècle, 115 feuillets à deux colonnes de 48 lignes. Début du 2% feuillet : Zn haut en millieu vi Haïnne. Une seule minialure, en tête du poème, encadrement du ler feuillet. Outre les initiales alternativement bleues et rouges, quelques grandes lettres bleues sur fond d'or, correspondant à celles du ms. Bibl. Nat. fr. 1572. Reliure aux armes de Charles IX.
(4) Les deux derniers vers sont les v. 10651-2 du roman. L'explicit est le même dans le ms. de Cambridge, S.John's College. Le titre de Mirouer aux Amoureux est donné aussi dans l’explicit du ms. Bibl. Nat. fr. 12594 et celui de Liber Speculorum Amantium dans l'explicit du ms. de Rothschild 2:00.
(2) Leur disparition est déjà signalée à la fin du XVI* siècle, dans le catalogue des mss. de Fontainebleau (P. Paris, Zhid.).
Décrit par P. Paris, Les Man. françois, VI, p.281.
La devise À vous en est, qui parait être celle d'un propriétaire, dont le nom a été gratté, et dont le prénom « Henry » peut encore se lire, est répétée aux feuillets 1, 8, 9, 13, 24, 32, etc. Sur une feuille de garde, à la fin du volume : « Ce Roman de la Roze a esté achapté de l'inventaire de feu maistre Jehan Brinon, seigneur de Villennes, par moy. De Ranconnet ».
Les livres du président de Ranconnet ont été confisqués sous Charles IX et réunis à la bibliothèque de Fontainebleau, où celui-ci reçut le n° 499.
Maintes gens qui cuident que en songes.
Atant fut jour et je m’esveille.
Explicit le Romment de la [Rose].
Entre les deux parties du poème, cette rubrique, qui est aussi celle du ms. Bibl. Nat. fr. 1572 :
Explicit actoris primi tractatus Amoris.
Incipit alter ibi, laus sit honorque sibi.
BIBL. NAT. fr. 801 (anc. 7196)
Parchemin, 0,350 sur 0,248, XV° siècle, 1928 feuillets à deux colonnes de 40 à 50 lignes. Début du % feuillet : Son nom dessus sa teste lui. Quelques miniatures grossières.
Au bas des feuillets 1, 21, 65, un écu d'or, à la bande de sable, chargée de trois quintefeuilles d'argent. Ce sont les armes, dit P. Paris (1), de la famille Martel, originaire du Dauphiné.
Au commencement et à la fin du volume, comme feuilles de garde, deux feuillets liturgiques du XITe siècle.
Au verso d'une seconde feuille de garde, en tête du ms., on a éerit, au XVe siècle, comme préambule au roman, un dialogue en quatre huitains, entre Macquet (2), l'auteur probablement de ces vers, et « le dormant ».
Povre dormant, que fas tu la ?
T'as beaul dormir, se je t’esveille.
Quel est ton non? diz moy; o la!
Tu songes trop, je me merveille.
(1) Les Manuscrits françois, NI, p. 232.
(2) P. Paris a lu Marquet.
(Te)
Je te requier que tu l’esveille, Et me ditz ce que l'as songé ; Ungne aultre fois pour la pareille, Mais que ne sois point mensongié.
Il est passé plus de mi jour, Lieve toy sus a ma requeste, Ou la! compains, Dieu doint bon jour !
Tu moustres bien qu'il est hui feste, Se l'as faing de toy fere honeste, Ne songe plus, car, sur mon arme, Au gran palais on fait gran feste ; Toutes y sont, ausi ta dame.