‹ les manuscrits de roman de la roseChapitre 5 sur 141 · LE DORMANT · texte numérisé non relu

LE DORMANT

Se tu savoys quel desplaisir Tu m'as fait, ceste matinee, Macquet, tu as tort du gran plaisir Que m'as ousté ceste journee.

Ellas ! or fut ma vie finee Ung point devant que fusiés ci!

J’estoie eureux, or est pasee Joie de moy, et ay prins soussi, Je suis content de toy conter Ce de quoy tu me fas priere, Seulemant pour toy contempter, Remetant ma douleur dariere; Tu ne trouveras point mensongiere Ma foy, con bien soye-trevaillés ; Or liz d'affection entiere Tout le fin long de ses feuillés,

Premier et dernier vers du roman :

Maintes gens dient que en songes.

Atant fu jour el je m’esveille.

BIBL. NAT. fr. 802 (anc. 7197)

Parchemin, 0,321 sur 0,293, troisième quart du XIVe siècle, x 144 feuillets à deux colonnes de 39 lignes. Début du 2° feuillet : D'un tertre qui près d’ilec iere. Miniatures sans intérêt.

Ms. signalé par P. Paris, Les Man. fr., VI, p. 254 (1).

(4) P. Paris, qui se croyait probablement tenu d'apprécier les textes des mss. dont il parlait, lors même qu'ilne pouvait avoir, pour ce faire, aucune indication, qualifie sans hésitation le présent exemplaire de : « Leçon précieuse pour son exactitude et même son ancienneté ». Or, cette leçon est absolument inutilisable.

Le Roman de la Rose, complet, occupe 143 feuillets :

Ici commence le Rommans de la Rose, Ou l'Art d'Amours est toute enclose.

Maintes gens dient que en songes.

Alant fu jour el je m’esveille.

Explicit le Rommans de la Rose,

Ou l’Art d’Amours est toute enclose.

Nature y est ramenteüc

Comment doit estre soustenue,

Et ryt tousjors, si com moy semble, Quant hic et hec joignent ensemble,

Le feuillet 144 a recu, au XVesiècle, deux morceaux qu'on trouve interpolés dans le texte d’autres manuscrits, et que Méon n'a pas écartés de son édition : la définition de l'amour sous forme de litanie (v. 5019-1920, de Michel (1\ et les 24 vers apocryphes, dont le premier et le dernier sont:

EL puis que je fui esvillié Est fine et pure vérité (2).

BIBL NAT. fr. 83 (anc. 7198) (3)

Parchemin, 0,308 sur 0,220, seconde moitié du XIVe siècle, 154 feuillets à deux colonnes de 38 lignes. Début du % feuillet : Sicom me vient a remembrance. Une seule miniature a été exécutée ; les blancs ménagés pour d’autres n'ont pas été utilisés.

Au recto d'une feuille de garde, en tête du volume : « Memoire que le .xxnije. jour du mois de novembre l'an mil .cccc. et sept, le jour de saint Clement, a .x. eures de nuit, [fut tué] a Paris, en la vieille rue du Temple, Mons. le duc [d'Orleans], frere du roy de Franche, lequel duc avoit non Louis de Vallois, par Roulet d'Ectonville ».

Au-dessous : « Munus exiguum paupereuli Lipambuli Parietarii, pareciani in Hacheim, prope arcem Moguntinam, reverendo in Christo patri et domino Gwilhelmo, ex familia de HonsStein prognato, ecclesie ac diocesis Argentinensium presuli, oblatum. Anno virginei

(1) C’est ce que P. Paris appelle « des vers ascétiques sur l'amour de Dieu ». (2) Ces vers sont empruntés à la famille N.

(8) P. Paris, Les Man. fr, NI, 235:

BIBLIOTHÈQUE NATIONALE Al

partus supra millesimmum quingentesimmum vicesimo ». Guillaume de Hohnstein occupa le siège épiscopal de Strasbourg de 1506 à 1841.

Plusieurs copistes ont écrit simultanément les différents cahiers de ce volume, dont le texte est très altéré. Le changement d'écriture est très visible à la fin du feuillet 80 et au commencement du feuillet 89. Les deux derniers feuillets ayant disparu, la copie s'arrête au vers:

Et de pluseurs viandes taste (v, 21555).

BIBL. NAT. fr. 804 (anc. 7199)

Parchemin, 0,330 sur 0,255, XVe siècle, 195 feuillets de 86 lignes, à une colonne pour le Testament, à deux colonnes pour les autres compositions. Début du % feuillet. Pourtraiz dehors el entaillez. Une belle miniature au premier feuillet, qui est encadré de feuillage (1). Initiales alternativement bleues et or.

Dans l'encadrement du premier feuillet, un écu émanché d'argent et de sable à 4 pièces. Eu bas du f.1951°, lenom de «Le Fevre».

Décrit par P. Paris, Les Man. fr., VI, p. 236-938,

1°.— Fol. 1-152. Le Roman de la Rose.

Aucunes gens dient qu’en songes

Atant fu jour et je-m'esveille.

Cy fine le Rommant de la Rose, Ou l'Art d’Amours est toute enclose.

Entre les deux parties du poème, cette rubrique : « Ycy tine maistre Guillaume de Saint Amour, dit de Lorris, et aprez yCY commence maistre Jehan de Meun, dit Clopinel ».

20,— Fol. 153-16%10. Les Sept articles de la foi, de Jean Chapuis, appelés « Codicille maistre Jehan de Meun » à Z'incipit et à l'explicit

3°. — Fol 164c-165a. Le Codicille, sans titre.

4°. — Fol. 165b-165 d. Le Codicille en latin.

Miserere deffunetorum Le texte de cette pièce sera imprimé plus loin, dans la notice du ms. de Besançon.

(4) Cette miniature est reproduite dans l'Histoire (le la Langue et de la Littérature françuise, publiée par Petit de Julleville, H, p. 120.

5°. — Fol. 166r0-199. Le Testament, en 528 quatrains, plus quatre quatrains ajoutés en marge.

BIBL. NAT. fr, 80% (anc. 7200)

Parchemin, 0,336 sur 0,263, XVe siècle, 145 feuillets à deux colonnes de 35 à 40 lignes. Début du % feuillet: Z{/7'eave belle et . reluisant. Deux miniatures au 1er feuillet ; aux feuillets suivants des dessins, puis à partir du feuillet 44 les blancs réservés pour des miniatures sont restés sans emploi.

Sur le second feuillet on a collé les armes de Guillaume Bigot (voir la notice du ms. Bibl. Nat. fr. 1571).

Décrit par P. Paris, Les Man. fr., NI, p. 238.

Cy commence un notable livre appelé le Rommant de la Rose, lequel fist maistre Jehan de Meun.

Aucunes gens dient qu'en songes

Atant fu jour et je m’esveille.

Explicit.

Cy fine le Rommant de la Rose, Ou l'Art d'Amour est toute enclose.

Entre les deux parties du poème (fol. 29 v°) cette rubrique :

« Jusques cy parle maistre Guy de Lorris, qui commença cest rommant, et atant s’en taist, que plus n’en fit que on sache. Et pour ce que la matiere du rommant, pour la soubstiveté qui y estoit, embellissoit a pluseurs gens, il plut a maistre Jehan Clopinel de Meun a poursuivre ce que le dit maistre Guy avoit commencié. Et parle en representant la personne maistre Guy en-ceste maniere, en soi complaingnant des malx qu’il souffroit pour s’amie. » (1)

BIBL. NAT. fr. 806 (anc. 7200?)

Parchemin, 0,320 sur 0,255, XVe siècle, 173 feuillets. Début du 2e feuillet actuel : Quant üz les treuvent trop.engresses. Le ms. n'a plus une seule miniature, mais il est certain que les feuillets enlevés en contenaient.

Ms. de Baluze, mentionné par P. Paris, Les Man. fr., V1252:

(1) Gette rubrique se trouve déjà dans le ms. de Montpellier H 43S, beaucoup plus ancien (voir ci-dessous).

1°.— Fol. 1-138. Le Roman de la Rose, sur 2 colonnes de 33 à 37 vers. Le texte commence au vers 598 :

Et fist la dehors pourtraire, :

Les cinq premiers feuillets du ms. ont donc disparu. Il manque en outre un feuillet (v. 738-871) entre les feuillets actuellement cotés Let 2, un (v. 1308-1346) entre 4et 5, un entre 5 et 6, un entre 6 et 7, un entre 17 et 18, un entre 19 et 20, un entre 40 et 41, un entre 74 et 15, un entre 94 et 95, un entre 104 et 105.

2°. — Fol. 139-166r0. Le Testament.

Le texte commence au 3° vers du 16e quatrain de l’éd. Méon :

Qui n'aime a ceste fin humaine creature.

Ce fragment de quatrain est suivi de 515 autres quatrains. Les feuillets 148-151 devraient être placés entre 139-140.

3°, — Fol. 166v°-172v°. Les Sept articles de la Foi, sur deux colonnes.

4°. — Fol. 173r°-v°. Le Codicille.

BIBL: NAT. fr. 807 (anc. 1200 *)

Parchemin, 0,314 sur 0,254, tin du X[IV* siècle, 129 feuillets à deux colonnes de 38 lignes. Début du % feuillet : Ens ou milieu je vis Haïne. La place ménagée pour les rubriques et pour les miniatures est restée en blanc.

Ms. incomplet ; la fin est enlevée ; il s'arrête au vers 19678. II lui manque en outre 4 feuillets (v. 5258-5812) entre les feuillets actuels 39-40, 2 feuillets (v. 11656-11935) entre 81-82, 1 feuillet (v. 12430-12557) entre 85-86, 1 feuillet (v. 14926-15056) entre 102- 103, 1 feuillet (v. 16234-16369) entre 110-111, 1 feuillet (v. 16663- 16812) entre 112-113, 2 feuillets (v. 18959-19252) entre 126-127.

Aucunes gens dient qu’en songes S'ilz n’en arent adès les os.

BIBL. NAT. fr. 812 (anc. 1204)

Parchemin, 0,304 sur 0,254, XV° siècle, 319 feuillets à deux colonnes de 38 lignes, plus un feuillet blanc. Début du 2° feuillet :

Merancotiam et suspire. Une miniature en tête de chaque composition. |

Dans l'encadrement du premier feuillet, les armes de France, recouvrant celles de la Gruthuyse. Le ms. a appartenu à Louis de Bruges, seigneur de la Gruthuyse, avant d’être à Louis XII (Ci: Delisle, Cab. des Man., L, p. 145).

Au verso du feuillet 320, quelques notes, essais d plumes, en français et en anglais. A relever seulement : « Loiaumentet liement. Le Bonrgchier. » et : « Nomen scriptoris Salfridus Waryn plenus ».

Ce ms. a été décrit très imparfaitement par Van Praet, Recherches sur Louis de Bruges, seigneur de 1a Gruthuyse, p. 140-142 (Paris 1831, in-8),et beaucoup mieux par P. Paris, Les Man. fr., VI, p. 274-277. Il contient :

10. — Fol. 1-76 v°. Boece, de Consolation. C'est la traduction anonymé en vers, qu'on a faussement attribuée à Charles d'Orléans.

20, — Fol. 76v0-120. Le Livre des échecs moralisés, traduit par- Jean de Vignay.

La table des rubriques est suivie de ces lignes : «En telle maniere est ce livre ordonné, l’un chappitre aprez l’autre selon le jeu des eschez. Et pour ce, se aucuns veullent trouver a part aucunes auctorités sans tout le livre lire, les ay je toutes signees de saffran en Chascun chappitre, affin que l'en les puist trouver plus legierement ».

30, -— Fol. 120 vo-264 vo. Le Roman de la Rose.

Maintes gens cuident que en songes.

Atant fu Jour et je m'esveille.

Cy fenist le Rommant de la Rose, Ou l’Art d’Amors est toute enclose. Amen.

4. — Fol. 2644d-266a. Les Notables. Série de 100 distiques moraux, Sans titre :

Les bonnes meurs et les sages notables Ramentevoir souvent sont proffitables.

Prudence aprent l’omme vivre a raison, La ou elle est eureuse est la maison.

Sog departir par bel en fin de compte Est necessite à qui de paix fait compte.

Explicit les Notables,.

Ces distiques ont été publiés, à la suite des Dits morauæ de Guillaume de Tignonville, par Pierre Vidoue, en 1531.

do, — Fol. 266a-319. « Les Dis moraulx des Philosophez, translatés de latin en franchois par noble ho me messire Guillaume de Tygnonville. »

BIBL. NAT. fr. 81% (anc. 7205)

Parchemin, 0,312 sur 0,235, fin du XIVe ou commencement du XVe siècle, 152 feuillets à 2 colonnes de 43 vers en moyenne. Début du 2e feuillet : Après fu pointe Couvoilise. Pas de miniature, mais encadrement de feuillage au 1% feuillet. Reliure aux armes de France sur les plats, de Louis XIV sur le dos.

Ms. mentionné par P. Paris, Les Man. fr., NI, 279.

Le volume ayant été longtemps sans couverture, la première page est d’une lecture difficile.

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