BIBLIOTHÈQUE DE COPENHAGUE AT
l'indicatif est en cA ou en c : peuch < potuti, och < habui, voch < volui, loch < laudo, doulc < dubito, etc.; la 3 pérs. du pluriel des parfaits forts en à se termine en -isent : fisent, disent, requisent ; l'imparfait du subjonctif de la 1e conjugaison est en -aisse. En outre, teuxte (texte), sains (sine), brieument, fauvielle (fabella), chiunc (cinq), enfaumenteres (enfantosmierres), dieuesse, ains (onc), anter (hanter), iauve et aïgue (aqua); chute de le à la première syllabe dans frai, srai, glinne ; emploi très étendu de la graphie ai pour ê, surtout après m, semble-t-il : maiscinne, maiscief, maisdire, m'aisjoui, Mm'aisperance, Mais {meus), mail (mittit), etc., aussi vairroit; que toujours substitué à com dans la comparaison d'égalité.
Le texte a subi de profondes altérations d’un Picard, qui a soigneusement remplacé par des équivalents les mots étrangers à son dialecte (le cas est très fréquent, par exemple, pour l'adverbe Lores) et a refait toutes les rimes non picardes : celles qui associaient an à en, où à ai, Ch < c + a (vache) à ch < yod (sache); celles où entraient les mots servise (au lieu de service), matire (au lieu de malere), termes. (au lieu de Zarmes), heste (au lieu de haste), monstrer (au lieu de moustrer), venchier (au lieu de vengier), etc.; celles aussi où un mot rime avec lui-même (par exemple savoir verbe et substantif). En outre, de nombreux emprunts au texte de Gui de Mori.
COPENHAGUE. BIBL. ROYALE Fr. LVI
Parchemin, 0,298 sur 0,226, XVe siècle, 2 + vir* vi feuillets à deux colonnes de 40 lignes. Début du re feuillet : Jusques empres l’eave batoit. Miniatures.
Au recto du f. I, entre les deux colonnes, écrit en travers : « De Nicolas Moreau, s. d'Auteuil, du don de Madame de Sansy, ma seur.» Fol. vir*vir°, au-dessous de l’explicit: « De Nicolas Moreau, s' d'Auteuil, donné par Madame de Sansi, ma seur. À l'ami son coeur. » (1)
Les deux premiers feuillets ne sont pas numérotés. Au recto du premier, une table du volume, écrite par le copiste :
° (4) On connaît d'autres mss. ayant appartenu à Nicolas Moreau, seigneur d'Auteuil. Voir L. Delisle, Cabinet des Manuscrits, I, p. 305 et III, p. 368.
Cy commence la table de ce present livre :
Comment l’acteur songe en son lit, 1.
Comment Venus embrase le chastel d’un brandon de feu .virP*ur. Le verso du 1° feuillet et le 2% sont restés blancs. Le texte du roman oceupe les feuillets 1 à vax* vi, numérotés par le copiste.
Maintes gens dient que en songes
Atant fut jour et je m’esveille.
Cy fenist le Rommant de la Rose, Ou tout pour vray l'Art d'Amours se repose.
COPENHAGUE. BIBL. ROYALE Fr. LVII
Parchemin, 0,280 sur 0,229, écrit à Bruxelles en 1503; 136 feuillets non numérotés, à deux colonnes de 40 à 45 lignes. Début du 2° feuillet, dans la marge du haut : Couvoitise, Avarice; 1" ligne : Moull sieut bien poindre et bien pourtraire.Lettrines uniquement rouges ; pas de miniatures.
Au bas du 1°" feuillet : « Ge Iyvre a partient aulx erytiers de feu me Charls Boisot ».
Le Romant de la Rose Maintes gens dient que en songes
Atant fut jour et je m’esveille.
Cy fine le Romant de la Rose. Et fut escript a Bruxelles, en l'an mil cincq cens et trois, de la main de Didier Boisot. Priez Dieu pour lui.
MADRID. BIBL. NAT. Rés. 42-14 (Osuna) (1)
Parchemin, 0,338 sur 0,246, XIVe siècle, 196 feuillets à deux colonnes de 37 lignes. Miniatures.
4°, — Fol.1-152. Le Roman de la Rose.
Cy commence le Rommant de la Rose, Ou l'Art d'Amours est toute enclose.
(1) Je n'ai vu aucun des manuscrits actuellement en Espagne ; des six notices qui suivent, les trois premières sont tirées du livre de M. Mario Schiff, La Bibliothèque du marquis de Sunlillane, p. 368 (Bibliothèque de l'École des Hautes-Études, fase. 153); les trois autres d'un rapport de Ch. Fierville, daté du let octobre 1876, dans les Archives des missions scientifiques el liltéraires, 3° série, tome V.
BIBLIOTHÈQUE DE MADRID 179 Maintes gens dient que en songes
E et m Pesveille.
| Diptieté le Rommans de la Rose.
2°. — Fol. 153-183. Le Testament.
9°. — Fol. 183. Le Codicille.
4°. — Fol. 185-196. Les Sept articles de la foi, de Jean Chapuis, intitulés « un moult bel traictié que maistre Jehan de Meun fist, faisant mencion des sept articles de la foy ».
MADRID. BIBL. NAT. Rés. 52-19 (Osuna) (1)
Parchemin, 0,290 sur 0,203, XIVe siècle, 159 feuillets à deux colonnes de 37 lignes. Miniatures.
Ci commance li Romans de la Rose, Ou l'Art d'Amours est toute enclose.
Est fine et pure verité. :
Explicit li Romans de la Rose, Ou l'Art d'Amours est tote enclose.
Nature rit si comme semble,
Quant hic et hec jouent ensemble.
Detur pro pena scriptori pulcra puella.
Au-dessous de l’explicit, cette note : « Cest romans est messire Alain de la Houssaye ».
MADRID. BIBL. NAT. Hh 129 (Osuna) (2)
Papier, 0,295 sur 0,148, fin du XIV: siècle, 328 feuillets :
Aucune gens cuident que en songes Combien que g’i demorasse (v. 21776).
MADRID. BIBL. NAT. Ee 77
: Parchemin, in-4°, 156 feuillets à deux colonnes de 36 lignes. « Écrit de plusieurs mains, quelques-unes assez grossières; les
(4) Mario Schiff, p. 369 (2) Mario Schiff, p. 870.
figures sont faites sans goût ; le frontispice est loin d'être beau et on y lit ce titre :
Ci est le Romant de la Rose,
Ou tout l’Art d'Amour est enclose. » (1)