‹ Les manuscrits du roman de la roseChapitre 50 sur 142 · Pages 337-338. Le Codicille · texte numérisé non relu

Pages 337-338. Le Codicille

4°, — À la suite du volume on a relié un ms. en papier de la fin du XVIe ou du commencement du XVII: siècle, contenant un poème sur l’alchimie, dans lequel on retrouve tout le passage du Roman de la Rose relatif à cette science :

Se tu veulx l’alchimie apprendre Avec tant et conclusion Faire de tout[e] ma leçon,

Qui contient la fleur d’alquemie Et tout cours de philosophie.

OXFORD. BIBL. BODLÉIENNE. Douce 188

Parchemin, 0,313 sur 0,280, XVe siècle, 179 feuillets (1) à deux colonnes de 35 à 38 lignes. Début du 2 feuillet : Qui de chanter moult s'esgouyssoient. Miniatures.

. Au verso du f. 179 : « Gest present livre; Nommé le Rommant de la Rose, Ou l’art d'Amour est tout enclose, Appartient a honnorable homme, Gieuffroy Wuton (2), ainsi se nomme, Escuier, grenetier du Mayne. Prions la vierge treshaultaine Qu'il soit es cielz en paradis, Ensemble tous ces bons amis. Amen. » (XVe siècle). Au-dessous de cette note, dans laquelle j'ai introduit des majuseules pour marquer qu'elle est en vers, se trouvaient d'autres explicits, qui ont été grattés.

Sur la reliure, des armes qui, suivant le catalogue de la bibliothèque, sont celles de Maria Augusta von Sulzbach, femme de Charles Philippe Théodore von Sulzbach, morte vers 1765.

(1) En réalité 174 seulement, paree qu'en numérotant les feuillets on a sauté de 114 à 120.

(2) Un trait au-dessus de l’u et du é,

Le ms. contient :

4°, — Fol. 1-167 vo. Le Roman de la Rose.

Maintes gens dient que en songes

Est fine et pure verité.

Par la grant hayne diversse

Qui dedens Faux Semblant conversse

Fu Clopinel aux champs couvert,

Pour ce qu’il out voir descouvert (1).

2°. — Fol. 168-179b. Le Testament, sans titre, incomplet. Le

dernier vers est le premier de la strophe 383 de l'édition de Méon IDE |

Cuer, rent a Dieu lez amez, cuer, rent a Dieu lez corps. OXFORD. BIBLIOTHÈQUE BODLÉIENNE. Douce 195

Parchemin, 0,342 sur 0,931, XVe siècle, 156 feuillets à deux colonnes de 38 lignes. Début du 2e feuillet : Fors qu'elle estoit plus estendue. Nombreuses et très belles miniatures.

Dans l’M initiale de Mantes, le premier mot du poème, un écu mi-parti aux armes d'Orléans et de Savoie a été peint, peut-être à une date ultérieure à celle de l'écriture du ms.

Cy commence le Rommant de la Rose.

Maintes gens dient qu’en songes

Est fine et pure verité.

OXFORD. BIBLIOTHÈQUE BODLÉIENNE. Douce 332

Parchemin, 0,277 sur 0,200, XVe siècle, 200 feuillets (2) à deux colonnes de 28 à 30 lignes. Début du 2° feuillet: S% tié qu'il monstrent en chantant. Miniatures.

Sur le plat intérieur de la couverture, les armes de J. J. Languet de Gergy, évêque de Soissons (1715-1730), puis archevèque de Sens (1730-1753) (3), et celles de Francis Douce.

(1) On a déjà vu ces quatre derniers vers dans les mss. B. N. fr. 1572, B. N. fr. 19154; on les retrouvera dans le ms. Bodi. Douce 332 et dans le ms. de Florence, Laur. 150.

(2) C'est le copiste qui a numéroté les feuillets, en commençant au 2e; le ms. avait donc 1 + 200 feuillets, mais il a perdu les feuillets 70, 135, 146, 159, 180 de l’ancienne numérotation.

(3) D'azur, au triangle équilatéral renversé d'or, chargé sur les angles de trois étoiles de sable.

156 DESCRIPTION DES MANUSCRITS Maintes gens dient que en songes

Atant fu jour et je m’esveille.

Par la grande hayne diverse

Qui dedens Faulx Samblant converse Fu Clopinel aus champs couvert, Pour ce qu’il ot voir descouvert (1).

Au-dessous de ces lignes, un ex-libris a été gratté.

OXFORD. BIBLIOTHÈQUE BODLÉIENNE. Douce 36%

Parchemin, 0,324 sur 0,253, XVe siècle, 163 feuillets à deux colonnes de 36 lignes. Début du 2e feuillet : Pour les jardins qui flourissoient. Miniatures. Toutes les lettrines sont ornées de feuillages longeant les marges.

Le copiste s’est nommé à l'explicit du roman : Jehan Lorin.

Il n’est pas douteux que ce ms. ne soit le n° 2741 du Catalogue des livres de feu M. te duc de La Vallière (re partie, p. Il, 153)

Cy commence le Rommant de la Rose.

Aucunes gens cuident qu'en songes

Atant fu jour et je m’esveille.

Cy fine le Rommant de la Rose, eseript de la main Jehan Lorin.

A la suite du roman on a transcrit, au XVIe siècle, vingt rondeaux, de chacun desquels je donnerai le premier vers.

4er Plus grant plesir ne se pourroyt pancer. 2e En bien aymant se que l’on veult pour coy. 3e Contre le coup de sayette son dé lansse.

4e Yeux travallez devant que vous convoye.

»e Je ne dys mot, je voy, j'ecoute.

6e Ilz en dyront se qu'i voudront.

Te En grant malur ferme courage.

8e Quant Fortune a fet ses effors.

A la Trinité 9e D'un sain vouloyr de toute chouse y vysse. 10e Bricve oreson en boune foy vivante.

De Nostre Dame 11e Veullent son non les maudys anvieux.

12e Je te salue, gracieuse pucelle.

43e Qui veult mal vivre ne s’atande.

(1) Pour ces quatre vers, voir la notice du ms. Douce 188, p. 155, n.

14e Se checung peut onyer l'innocence.

15% Amour est mort. Non est, amour est vye.

16e Deux ceurs hunys qui sont sans dyferance. 176 An toutes chousez la rechoye (1) est le pyre. 18e J’an ay le mal et fu cause l'offance.

19e C’est peu d’ung an qüant a la vervyté.

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