Fol. 71a-71c. Le Codicille, de Jean de Meun
4°. — Fol. 71 d-72a. Le Codicille en latin :
Miserere deffunctorum
Le texte de cette traduction sera donné plus loin dans la notice d'un ms. de Besançon.
BIBL. NAT. fr. 12587 (ane. supl. fr. 1276)
Ge ms. est dans un état lamentable : les marges de la plupart des feuillets ont été enlevées au ras du texte, puis rapportées, mais pas toujours à leur place; les feuillets ont été réunis au hasard par le relieur et devraient se suivre dans l'ordre suivant : 83, 47, 94, 25, 50, 86, 87, 59, 22, 54, 93, 26, 55, 27, 69, 44, 50, 33, 83, 84,
(1) Le premier feuillet est une feuille de garde ; deux feuillets portent le numéro
22. Il ne reste du feuillet 72 que la colonne intérieure. (2) Je ne suis pas certain de l'f initiale.
DONS RM EL TR O0 61172059, 56: 6,25.,42%65; 66,18. 8194849 48; 68/0170, 7, 16, 34, 367 35,98, 37, 39, 21° 81, OR 20 0900702140, 04 58107 15008 "67251, 7697220 49: M5 45 071-79%88-105,37 9 1. ;
Dans la description qui suit, je suppose les feuillets remis en place.
Parchemin, environ 0,280 sur 0,195, belle écriture du commencement du XIVe siècie, 103 feuillets à deux colonnes de 42 lignes. Début du {er feuillet, qui a été à l'origine le second : Æydeusement d'une touaille ; début du %, qui était le 8° avant la disparition du premier : Que sofjroil de jours et de nuit. Nombreuses petites miniatures dans tout le cours du poème.
Bien que des lacunes dans le volume aient été comblées à différentes époques, il lui manque encore aujourd'hui plusieurs feuillets : un au début (v.1-150), un entre les f. 31-32 (v. 5159-6329), un entre les F. 45-46 (v. 7757-1998), deux entre les f. 89-60 (v. 10383-10701), huit entre les f. 92-93 (v.16063%-17400), les derniers feuillets, comprenant les v. 18741 et suivants. Le dernier vers actuel est :
Or est li temps ad ce venu (v. 18740).
Vingt feuillets ont été ajoutés au volume, dont 17 à l'intérieur, pour remplacer des feuillets manquants, et 3 à la fin (f. 101-103), pour suppléer à des lacunes du texte même du premier copiste. En outre, des blancs, parfois très étendus, laissés par le copiste, ont été remplis. Enfin de très nombreuses corrections ont été faites au texte, soit dans les marges, soit sur le texte même préalablement gratté.
Les feuillets intercalés dans le volume sont de quatre mains différentes : f. 3-4, 33-88, 39-48, 95-98. Les plus anciens paraissent être les f. 95-98 (v. 17737-18409), dont l'écriture diffère peu de celle du premier copiste. Pour ces quatre feuillets on a adopté exactement la justification du ms.: mais le scribe a répété au début du f. 95 les deux derniers vers du f. 9%, et, pour arriver jusqu'à la dernière ligne du f. 98, il a dû reproduire les quatre premiers vers du f. 99. Si l'on compare les leçons fournies de part et d'autre par ces quatre vers, on constatera que la leçon du second scribe est meilleure que celle du premier :
{ré main j 2e main Lors si songeront ataine Couroux songent et ataynes Et corrois a leurs anemis, Et contens ot (1) lor anemis, Par qu’il sont en baïne mis, Qui les ont en haïne mis, En choses gerres contenables. Et choses a guerre ensivables.
Les quatre feuillets nouveaux n'ont donc pas été transcrits d'après ceux qu'ils remplacent, mais représentent une version différente.
Les cahiers du ms. primitif étaient de 8 feuillets : le feuillet 32, qui se termine au v. 5504, était le second, et le feuillet 4%, qui commence au v. 7344, était le 6e du 5e cahier ; les 3 feuillets intermédiaires, qui ne pouvaient contenir, même s'ils n'avaient pas de miniatures, qu'un maximum de 504 vers, devaient présenter de grandes lacunes, puisqu'ils tenaient la place de 1830 vers. Ces trois feuillets sont aujourd'hui remplacés par onze feuillets nouveaux, qui se divisent nettement en deux groupes d’écritures différentes : d'abord 6 feuillets (f. 33-38) de même réglage que le ms. primitif et comprenant les v. 5505-6517; puis 5 feuillets (f. 39-43, v. 6518-7313) d'un réglage et d'une écriture differents. Les quatre premiers de ces feuillets, formant un petit cahier, ont 44 lignes à la colonne, au lieu de 42; pour le 5e, comme il ne restait plus que 84 vers, on a élargi le réglage et laissé en blanc le bas de la 5° colonne et toute la 4e.
Les F.3-4(v.460-784), en caractères gothiques, sont moins anciens que les deux groupes précédents. Les letirines sont exclusivement en rouge, sans les arabesques qui ornent celles des autres feuillets du volume. Le nombre des lignes est de 40 pour le recto du 3e feuillet, de 41 pour le verso du même feuillet et pour tout le 4e, mais le scribe a dû laisser en blanc la dernière ligne de ce feuillet pour ne pas reproduire le premier vers du feuillet suivant.
Les v. 4683-4770 avaient été omis, sans indication de la lacune, par le copiste (f. 29 c): ils ont été transcrits plus tard sur un feuillet (F. 101) ajouté au volume. Le premier copiste avait omis les v. 7619- 7718 et avait laissé un blanc de 44 lignes (f. 45 vo); plus tard les quarante-quatre premiers des vers omis ont été lranscrits dans l'espace réservé par le copiste, et les suivants sur un feuillet spécial (F. 102).
(1) I ÿ a aujourd'hui a, mais un a été gratté, et l'a surcharge un o.
De même, pour l'omission des v.10143-10230 (1), le copiste n'avait laissé en blanc que deux lignes {f. 57a); les deux premiers vers omis ont été ajoutés plus tard à la place réservée, et les autres sur un feuillet spécial (f. 103).
Les feuillets ajoutés 101 et102 sont de la même main, mais le feuillet 103 est d'une autre main.
En outre, les feuillets 33-38 ne sont pas du prémier copiste.
Outre les lacunes signalées plus haut, sciemment laissées par le premier copiste dans son texte, et pour la correction desquelles il avait ménagé un espace, je dois encore en mentionner une de deux vers, comblée ensuite par lui-même, au f. 8a; une de trois vers et demi (f.9), et une de quatorze vers (f. 18 a-b), comblées plus tard, Enfin, sans qu'il y ait omission d'aucun vers, et sans que je m'explique bien pour quel motif, le copiste a laissé en blanc la dernière colonne du f. 24 et la première du f. 25.
Les nombreuses corrections du ms. sont de différentes époques ; les plus anciennes paraissent être du premier copiste lui-même, qui les aurait faites d'après un ms. autre que celui qu'il suivait; c’est le cas, par exemple, pour celles des f. 2r°, 6r°, 8a, 44d; dans ces quatre corrections, l'écriture est identique à celle du texte, mais l'encre est plus foncée; or, il est facile de constater que l'encre du copiste devenait avec le temps plus noire dans son encrier ; c'est pourquoi elle n'avait plus la même teinte lorsqu'il a fait ses corrections; la correction du f. 8d a été faite sur un blanc ménagé à cette intention; apparemment, si le copiste avait laissé deux lignes en blanc, c'est qu'il ne pouvait pas les remplir d'après son premier modèle.
BIBL. NAT. fr. 12588 (anc. supl. fr. 2814)
Parchemin, 0,275 sur 0,178, première moitié du XIVe siècle, 138 feuillets à deux colonnes de 40 lignes en moyenne. Début du 2e feuillet : Rechignié avoit et froncié. Miniatures.
L'écriture change à chaque cahier; les cahiers n'ont pas une composition uniforme; ils sont de 4, de 8, ou de 12 feuillets. Les f. 1-94, 99-48, 53-60, 69-72, 77-80, sont du même copiste; les f. 25-28, 49-59, 61-68, 73-76, 81-88, sont d’une autre main; peut-être les
(4) Voir l'explication de cette lacune dans la notice consacrée au classement de ce ms.
f. 89-138 sont-ils d'un troisième copiste ; en tous cas, les trois écritures pourraient être contemporaines.
Sur une feuille de garde, en tête du volume, sont collées les armes de Rosambo et l’eæ-libris de la «Bibliothèque de Rosny ». Le ms. a été acheté par la Bibl. Nat. en 1837 (n° 2427 du catalogue de Rosny).
Au bas du dernier feuillet, on a écrit cette curieuse note : « Domine carissime, precor vos ut non habeatis pro malo quia retinui sex folias isti ibri, ubi sunt fabule Ysopi, quia quando videbo vos, vobis satisfaciam de dictis sex.foliis ad vestram voluntatem, et libenter emf[em totum}] (?) librum si videbam vos. »
BIBL. NAT. fr. 12589 (anc. supl. fr. 1083)
Parchemin, 0,292 sur 0,201, premier quart du XIVe siecle, 168 feuillets à deux colonnes de 32 lignes. Début du ? feuillet actuel : Mout ierla duel faire ententive. Quelques miniatures sans valeur ; lettrines d’or sur fond alternativement rouge et bleu.
Sur le dernier feuillet est collé l'ex-Zibr'is de l'évêque d’Avranches, Huet, année 1692. Sur le 1er feuillet : Domus profess. Paris. Socielatis Jesu. « Paraphé au desir de l'arrest du à juillet 1763. Hesnil. »
Le texte du poème commence au v. 217, les deux premiers feuillets ayant disparu : |
D’aignaus noirs veluz et pesanz Atant fut jor et je m’esveille.
Ci faut le Romant de la Rose, - Ou l’Art d’Amor est toute enclose.
Il manque en outre un feuillet (v. 3955-4065) entre les feuillets actuels 30-31, un (v. 7071-7191) entre 54-55, et un (v. 12105-12218) entre 95-94.
BIBL. NAT. fr. 12590 (anc. supl. fr. 189)
Parchemin, 0,32 sur 0,93, XVe siècle, 146 feuillets à deux colonnes
de 40 lignes. Début du 2% feuillet : À regarder Le Lieu plaisant.
Aucune miniature.
Le 1er feuillet est du XVIe ou du XVII: siècle.
Alant fut jour et je m’esveille.
Finit le Rommant de la Rose, Ou l'Art d'Amour est toute enclose.
Deo gracias.
Ce ms. contient des leçons empruntées àu texte de Gui de Mori. Voir à ce sujet ma note dans la Bibliothèque de l'École des Chartes, 1907, p. 270.
BIBL. NAT. fr. 12591 (anc. supl. fr. 214,4)
Parchemin, 0,276 sur 0,207, XV°s., 143 feuillets à deux colonnes de 36 lignes. Début du 2° feuillet : Vers une fontaine m'adresse. Les espaces ménagés pour des miniatures n'ont pas été utilisés. Reliure aux armes de Castagnères, marquis de Châteauneuf et de Marolles (1).
Le premier feuillet, du XVI: siècle, a été copié sur l'édition de Marot. Il est précédé de deux feuillets non numérotés, qui contiennent le prologue de cette édition ; et la table qui se trouve en tète de cette édition a été copiée à la suite du roman, sous le titre de « Briefve recolection des matieres contenues au present livre ». .
Atant fu jour et je n’esveille.
Explicit.
BIBL. NAT. fr. 12592 (anc. supl. fr. 4835)
Parchemin, 0,308 sur 0,246, fin du XIV° siècle, 64 feuillets à trois colonnes de 60 lignes en moyenne. Début du 2e feuillet : Ze temps qui s'en va nuit et jour. Reliure aux armes de Caumont-la-Force (2).
Dans la marge du bas, surtout vers la fin du manuscrit, de -nombreux dessins et miniatures, grossièrement exécutés, mais intéressants pour l'archéologie ; en partie rognés par le relieur.
Maintes gens dient que en songes Atant fu jour et je m’esveille.
Explicit.
Explicit, expliciat, ludere seriptor eat, Explicit.
Au-dessous du dernier explicit, une ligne a été grattée.
(4) Catalogue général des Man. fr., par H. Omont et C. Couderc. (2) Catalogue génèral des Man. fr., par H. Omont et C. Couderc.
BIBL. NAT. fr. 12593 (anc. supl. fr. 196)
Parchemin, 0,303 sur 0,210, XIVe siècle, 183 feuillets à deux colonnes de 36lignes. Début du 2% feuillet : M'en vois lors tous seuls esbatant. Miniatures, dont la première, à quatre comparliments, parait être celle que Michel a reproduite en tête de son édition du poème (1). ;
Un feuillet, contenant la fin du Codicille et le commencement du Testament, a été enlevé. Il en manque aussi un ou plusieurs à la fin du volume. | é
10, — Fol. 1-158r°. Le Roman de la Rose.
Maintes gens dient que en songes .
Est fine et pure verité.
Explicit li Roumans de la Rose,
Nature rit, si com moy samble, Quant hie et hec joignent ensamble.
Le feuillet 107 doit être placé avant 106, et 117 avant 110.
2. — Fol. 158 v°. Le Codicille. intitulé « Le derrenier testament maistre Jehan de Meun ». La fin manque, le dernier vers est le premier du neuvième huitain :
Lors sont eil .u1. si repeü.
9°. — Fol. 1591r°-183 v°. Le Testament. Le début et la fin man-
quent. [l commence au dernier vers du 5 quatrain de l'édition de
Méon : x Je ne sai bien ou mal ou grace encontre eür.
et s'arrête au quatrain 471 de la même édition (p. 95) :
La verrons nous la fin de touz les sacremens En Dieu qui est de tout fin et commencemens.
Ce ne puet ei comprenre humains entendemens, Tout soit ce que le croire soit nostre sauvement.
En tout, un vers, plus 453 quatrains.
(1) M. L. Delisle cite ce ms. parmi ceux de la seconde moitié du XIV° siècle
dont les miniatures ont une bordure tricolore (Recherches sur la librairie de Charles V, {re partie, p. 64).
Fes
BIBL. NAT. fr. 12394 (anc. supl. fr. 190)
Parchemin, 0,286 sur 0,203, 197 feuillets à deux colonnes de 42 lignes, les 177 premiers feuillets sont du second tiers da XIVe siècle, les autres du XVe, Début du % feuillet : Car bien sambloit estre vilaine. Ni miniatures ni rubriques.
A. G.Van Hamel à donné sommairement le contenu de ce ms.(1), sans se douter qu'avant lui Gabriel Martin l'avait déjà décrit dans la Bibliotheca Fagana, p. 238, n° 1901 (2). L'identité du ms. de Charles Jérôme de Cisternay du Fay, dont la bibliothèque fut dispersée en 1725, n'est pas douteuse.