‹ Les manuscrits du roman de la roseChapitre 7 sur 142 · Fol. 1-131b. Le Roman de la Rose. A · texte numérisé non relu

Fol. 1-131b. Le Roman de la Rose. A

Maintes gens dient que en songes Atant fu jours et je m’esveille.

Explicit li Rommans de le Rose, ou l’Ars d’Amours est toute enclose, Selone maistre Guillaume de Lorris, qui commencha cest livre, et selonc maistre Jehan Clopiniel dit de Meun, qui fu parfaiserres du dit livre, doit estre appelés li Mireours as Amoureus.

2,— Fol. 131c-185a. Le Miroir de l’Ame. Poème moral en 48 douzains. Une miniature, dont la légende eût été Via Vite, Via Mortis, et dont l'espace avait été réservé au-dessus de lincipit, n'a pas été exécutée.

Chi commenche li Mireoirs de l'ame.

Benedicite Dominus.

Trop longuement me sui tenus

Delés sa mere glorieuse. Amen.

Explicit le traitiét du Myreoir de l'ame.

30, — Fol. 136a-149b. Le Testament, en 560 quatrains. 40, — Fol.149c-169b. Le Miserere du Renclus de Molliens. C'est le ms. N de l'édition de ce poème publiée par A. G. Van Hamel. 50. — Fol. 169b-197r°. La Voie d’enfer et de paradis, de Jean de le Mote. |

Chi commenche li traitiés de le voie d’infer et de paradis, fais et compilés par (1) Les romans de Carité, et de Miserere, du Renclus de Moiliens, X, p. 16

(Paris, 1885, 2 vol. in-8°). | (2) Cf. L. Delisle, Journal des Savants; 1899, p. 508.

Jehan de le Mote, pour l'amour de Symon de Lile.‘bourgois de Paris, sen maistre, maistre orfevre du roy de France,

Cil qui son sens ne met a oevre

Chi faut Dieu confort toute gent.

Explicit li traitiés de le voie d’infer et de paradis, compilés par Jehanin de le Mote, a l’instance de maistre Simon de Lille, sen maistre, bourgois de Paris et maistre orfevre du roy de France; et appartient tout cest livre, qui encommenche au Romant de la Rose, a [messire Renault... ]

Le nom du propriétaire est effacé, et sous le grattage je n'ai pu lire que deux mots.

On'a de même gratté le nom d'un autre ex-libris, du XV° siècle, écrit au-dessous du précédent : « Ge livre est a.. qui le trouverra le luy rende et il paiera bon vin. »

BIBL. NAT. fr. 12595 (anc. supl. fr. 188)

Parchemin, 0,895 sur 0,231, XVe siècle, 200 feuillets numérotés par le rubricateur, à deux colonnes de 37 lignes. Début du 2%feuillet: D'un aîguillier mignot et gent. Belles miniatures. Reliure aux armes de Napoléon.

La mention : «Ce livre est au duc de Berry.lJehan)», bien que grattée, se lit encore sur le feuillet de garde de la fin. A la suite du Roman de ta Rose, f. 157r°0, des ex-lrbris effacés et illisibles (1).:

40. — Fol. 1-157r0. Le Roman de la Rose. Le feuillet 30 (v. 3712-

3844) manque.

Maintes gens dient que en songes

Atant fu jour et je m'esveille.

Ci fine le Ronimant de la Rose.

20, — Fol. 1581°-167 vo. Le Testament, en 550 quatrains. 30, — Fol. 168 blanc.

(1) Des quatre mss. du Roman de la Rose qui figurent dans les mventaires des livres du due de Berry, il y en a trois que leur contenu et l'incipit du 2° feuillet empêchent d'identifier avec celui-ei. La mention du 4°, dans l'inventaire de 1402, est très vague : « Un livre du Romant de la Rose » (L. Delisle, Cabinet des Manuscrits, HI, p. 19; Recherches sur la librairie de Charles V, 2° partie, p. 267) ; et il ne réapparait pas dans les inventaires ultérieurs, parce qu'il avait été donné à Guillaume de Lode. Il est done impossible de dire si ce ms. est le même que celui de la B. N.fr. 12595; mais peut-être dans les eæ-libris que je n’ai pas pu lire retrouverait-on le nom de Guillaume de Lode.

40. — Fol. 169a-200b. Les Sept articles de la foi, intitulés : «Le codicile maistre Jehan de Meun», avec cet explieit : « Gi fine le codicile maistre Jehan de Meun, qui parle de sept articles de la foy Nostre Seigneur Jhesu Crist ».

50. — Fol. 200b-200 4. Le Godicille, ayant pour incipit « Ci après un beau petit dittié que maistre Jehan de Meun a fait », et pour explieit : «Ci fine un moult beau petit dittié que maistre Jehan de Meun fist ».

BIBL. NAT. fr. 12596 (anc. supl. fr. 318)

Parchemin, 0,285 sur 0,295, XVe siècle, 2192 feuillets à deux colonnes de 32 à 35 lignes. Début da 2 feuillet : Descendoil l'iaue clere et roide. Grisailles ; initiales d’or sur fond rouge et bleu.

Au verso du dernier feuillet ::« Ge livre appartient a Monsieur de la Voute. » Le nom de La Voute est répété aux f. 1,5, 11520229;

1°. — Fol. 1-168c. Le Roman de la Rose.

Maintes gens dient que en songes

Atant fu jour et je m’esveille.

Cy fault le Romant de la Rose, Ou l’Art d’Amours est tout enclose.

Un feuillet (v. 10666-10771) manque entre les feuillets actuels 82-83.

90, Fol. 468 d-204d. Le « Testament maistre Jehan de Meun, le penultiesme livre qu'i fist », en 570 quatrains, précédé d’une table des matières.

30. — Fol. 205a-205 d. Le Codicille, intitulé « Le petit testament maistre J. de Meun », et précédé d’une table.

4°. — Fol. 206a-212 v°. Les Sept articles de la foi, de Jean Chapuis, attribués à Jean de Meun. «Explicit les sept articles de la foy, que maistre Jehan de Meun compilla en sa maladie, près du jour de son trespassement. »

BIBL. NAT. fr.12786 (anc. supl. fr. 819)

Parchemin, 0,279 sur 0,250, fin du XITEe siècle ou commencement

ow

du XIVe ,98 feuillets à deux colonnes de 35 lignes. Début du 2e feuil-

Univ. de Lille. Trav. et Mém. Droit-Lettres. Tome VIL — 4

let : Cele amor aesté.entre nos .ti. veraie. Blancs ménagés pour des miniatures qui n'ont pas été exécutées.

4°. — Fol.1a-24c. Le Roman de la Poire. Ms. B de l'édition Stehlich.

90, — Fol. 24c-30d. Lapidaire, en prose. Ms. À de L. Pannier, qui en a reproduit quelques fragments (Les Lapidaires français du moyen-äge, p. 291-297. Paris, in-8°, 1882. Bibl. de l'Ecole des Hautes Études, LIT). Pannier identifie, mais sans bonnes raisons, le roi Philippe mentionné dans le prologue avec Philippe de Valois (1325-1350). La fin manque.

Entre les feuillets 30 et 31, il manque 2 feuillets qui contenaient la fin du Lapidaire.

30, — Fol. 3110-42 ve. Le Bestiaire d'Amours, de R. de Fournival.

Il est écrit à longues lignes, tandis que le Lapidaire qui précède est sur deux colonnes. L’encre du feuillet 31 r° est très pâlie, comme si cefeuillet avait été longtemps le premier du ms. et sans couverture.

40,— En bas du f. 42 vo: « Son poitevin ». C’est le premier couplet de la chanson qui porte le n° 1208 dans la Bibliographie des Chansonniers français de M. G. Raynaud. Le présent ms. n’est pas mentionné par M. G. Raynaud ; mais 1l a été connu de J. Brakelmann, qui à publié la chanson dans Les plus anciens chansonniers français, p. 26 (Paris, 1870-1891, in-12).

50. — Fol. 48a-75a. La première partie du Roman de la Rose, suivie de la conclusion anonyme en 76 vers, qui fut d’abord ajoutée au poème inachevé de G. de Lorris. Entre les feuillets 73 et 74, il semble manquer trois feuillets, dont il ne reste plus que les talons, faisant partie des mêmes feuilles que les feuillets 71, 72, 73. Les feuillets 74-75 actuels sont d’une même feuille et ne font partie d'aucun cahier. Cependant le texte ne présente aucune lacune et finit au milieu de la première colonne du feuillet 75, dont le reste n'a pas été utilisé. Le copiste n'avait done pas à sa disposition le poème de Jean de Meun. Les feuillets 74-75 faisaient partie du même cahier que les trois feuillets précédents ; ils étaient placés entre le f. 73 et trois feuillets laissés en blanc, qui ont été ensuite supprimés.

Ci commence li Romanz de la Rose.

Maintes genz cuident que en songe

Droit a la tor tout belement S’an revont tout celeement.

60. — Fol. 76a-82r0. Motets, publiés par G. Raynaud, Recueil de Motets fr.; 1, p. xu, 92407, 155-157. M. G. Raynaud date le ms. de la fin du XIIT siècle.

79. — Fol. 82c-83 a. « Ci comencent les Propheties que Ezechiel li prophetes fist. » =

Se li jorz de Noel afiert au diemenche, vvers est bons... Se il avient que li jorz de Noel tresaille au lundi dou samedi, achete touz les blez qui seront trop chier dedenz lan dou lundi et s’an soies certains.

Voir sur cet ouvrage les Nofices el Extraits des Man. de la Bibl. Nat., XXXIV, 1, p. 237, et J. Camus, Notices et Extrails des Man. fr. de Modène, p. 34 (Modène, 1891, in-8°).

8°. — Fol. 83a-84d. « Ge sont li Songe ».

Qui voit en songes oisiax combatre a soi tançons senefient... Qui songe peeschier, travail li sourt.

9°, — Fol. 84d-87c. « Ci commence l'Ordre d’Amors ».

Chascuns i a s’amiete, Chaseune 1 a son ami ; Ainsi est establi ; Et je qui en suis apostoles, Sachiez de voir j'ai nom Nicholes, Qui tel ordre vueil establir.

Qui deseur touz autres ama Et vit et regna et regnera Per omnia secula seculorum. Amen.

Poème eu 375 vers de 8 syllabes. Ge sont les règles d'une abbaye d'Amours, fondée par Nicole. Ges règles sont les commandements d'Amours tels qu'ils sont exposés dans la première partie du Roman de la Rose. Chacun peut « acoler » son amie, mais «le seur plus » est défendu.

100.— Fol. 87c-90 d. « Ici commence la Trinitez Nostre Dame ». Ce titre s'applique, je crois, aux trois pièces qui suivent, en vers octosyllabiques rimant deux à deux.

[A Jidiez Dieus et sainte trinitez,

Une foiz une majetez... (87e 88h)

Douce dame, sainte Marie,

Qui mere estes Dieu et amie... (88b-884d)

Glorieuse vierge pucele, Royne dou ciel bone et bele.., (88d-904)

# : ; Le

Le premier morceau et une partie du ‘second ont été publiés par I. Bekker dans les Abhandlungen der khünigl. Akademie der Wissenschaften zu Berlin, 1842, p. 387, d'après un ms. de Wolfenbüttel: ils l'ont été de nouveau, d'après la même copie, par M. E. Levy, dans la Revue des langues romanes, XXXI (1887), p. 197 (sans séparation entre les deux pièces). CF. Romanta, XNIT, p. 316.

119. — Fol.904d-92 a. «Ici commencent les IX Joïes Nostre Dame.»

Voir, sur cette composition, Not. et Extr. des Man. [r., XXXIV, Hp: 109!

Rovne de pitié Marie Et veraie confession.

190. — Fol.9a. Le Dit d’Aristote. Publié par Jubinal, Œuvres comptèles de Rutebeuf, IT, p. 93. Le titre que porte ce poème dans le présent ms. est moderne : «Enseignemens Aristote (au crayon), par Rutebeuf (à l'encre). »

Aristotes a Alixandre

130. — Fol. 924. Le Lunaire de Salomon, publié par Méon, Nouveau recueil de fabliaua, 1,364. Voir, sur ce poème, Romania, XXIX, 77. Le titre de cette composition dans le présent ms. est d'une écriture moderne, au crayon : «La resons qui tist li bons rois

Salemons. »

Salemons qui la seignorie

Que tenir et que commencier..

BIBL. NAT. fr. 15109 (ane. supl. fr. 1552)

Parchemin, 0,25 sur 0,19, XIVe siècle, 191 feuillets à deux colonnes de 33 lignes. Début du 2% feuillet : Cele eve qui si bien seoit. L'espace réservé pour des miniatures n'a pas été utilisé; toutes les grandes initiales sont uniformément rouges, sans arabesques:

Sur une feuille de garde : « TJ. Goislard ». Au verso du dernier feuillet : (Au seigneur des Essars, N. de Herberay, par le don que luy en à faict me Jehan du Val, changeur du tresor, le xvjme advril 1541. de Herberay ». — « Nich. de Herberay me l'a depuys donné,

ou moys de janvier Mv° xLI. Arnoul ». — «Et depuis a Goislard » (X VIT siècle).

Le manuscrit n'a pas été terminé ; il s'arrête avec le vers : Quant le texte m'orrés gloser (v. 15150),

dans la colonne c du feuillet 121. En outre, les feuillets 117-119 (v.14419-14879) ont été enlevés ; ils sont aujourd'hui ponoRe par des feuillets blanes.

BIBL. NAT. fr. 19137 (S. Germain fr. 1240)

Parchemin, 0,505 sur 0,298, X Ve siècle, 194 feuillets à deux colounes de #4 lignes. Début du 2e feuillet : ÆUle qui tout son lemps se paine. Miniatures.

4°, — Fol. 1-46. La Gonsolation de Boëèce, traduction de Renaud

de Louhans.

Fortune mere de tristesce

2, — Fol. 46-68. Le Respit de la Mort, de Jean le Fèvre, de

Ressons.

Tous ceulz qui ce dit orront

3°. — Fol. 68r0-104v°. Le Roman de la Rose.

Aucunes gens cuident que en songes

Atant fu jour et je m’esveille.

Explicit le Rommant de la Rose.

BIBL. NAT. fr. 19153 (S. Germain fr. 1241)

Parchemin, 0,345 sur 0,255, XVesiècle, 150 feuillets à deux colonnes de 38 lignes. Début du 2° feuillet: Lors frais une aguille d'argent. Miniatures très belles.

Ce manuscrit de luxe à appartenu au chancelier Séguier'; il a été donné au monastère de Saint-Germain-des-Prés par H. Ch. de Cambout de Coislin, évêque de Metz. Cf. L. Delisle, Cabinet des Manus- Cris tv uil pets el suive

Ci commance le Rommant de la Rose.

Maintes gens dient que en songes.

Est toute pure verité.

Explicit.

Cy finist le Rommant de la Rose, Ou Art d'Amours est toute enclose.

BIBL. NAT. fr. 19154 (S. Germain fr. 1653)

Parchemin, 0,272 sur 0,200, XIVe siècle, 140 feuillets (1) à deux colonnes, dont le nombre des vers varie autour de 38. Début du 2e feuillet : Deches ymagez la semblanche. Une seule miniature, en tête du volume, très détériorée.

Incipit le Roumans de la Rose.

Maintes gens dient que en songes

Atant fu jor et je m’esveille.

Explicit le Roumans de la Rose.

L'écriture et le réglage changent aux f. 13, 29, 61 (nouveaux cahiers), mais ces différences semblent résulter d’un changement d'habitudes du copiste plutôt que d'un changement de main; cependant, le cahier qui commence avec le f.61 a dû être écrit avant que le précédent ne fût terminé, car le copiste de celui-ci a desserré les lignes à la fin du feuillet 60 pour éviter un blanc. Une partie du f. 15r° parait être d’une autre main. Nouveau copiste à partir du f. 10vo. Ces changements d'écriture ne correspondent pas aux changements de famille du texte.

Une note collée au bas du 1°" feuillet indique que le ms. a fait successivement partie des bibliothèques de Séguier, de Coislin et, depuis 1732, de Saint-Germain-des-Prés.

Le haut du 1€" feuillet de garde, qui contenait des ex-libris, a été rogné. Du dernier feuillet de garde, qui était chargé de notes, il ne reste qu'un fragment sur lequel on lit, au recto, du XIVe ou du XVe siècle, un quatrain que j'ai déjà relevé dans le ms. Bibl. Nat. (AIDE

Par la grant fausseté div{erse] Qui dedans Faus Semblant c[onverse] Fu Clopinel es chans couvefrt] Pour chen que voir out d[escouvert].

(1) En réalité 141, parce qu'un feuillet, entre 87-88, a été oublié dans la pagination.

Au-dessous : Gui de Ho (?).

Au verso, des eæ-libris (XIV: où XV° siècle) : ...ot de Guingant.. m (Je n'ai pas su interpréter le signe qui se trouve entre { et la finale #2 ou in) ; P. de la Garde ; G. de Ho (?),

En bas du feuillet 15r : g. e, €. 0. g. p. (KV®e siècle).

BIBL. NAT. fr. 19155 (S. Germain fr. 1654)

Parchemin, 0,276 sur 0,206, XVe siècle, 146 feuillets à deux colonnes de 38 lignes. Début du 2 feuillet : Zns en Le milieu vy Haïne. Les espaces ménagés pour des miniatures n'ont pas été utilisés. Initiales alternativement rouges et bleues.

Une note collée sur le premier feuillet indique que le ms. a fait successivement partie des bibliothèques de Séguier, de Coislin et, depuis 1732, de Saint-Germain-des-Prés.

A la fin du volume, au-dessous de l’explicit, une signature de la même époque, sinon de la même date que le ms., est effacée ; on ne peut plus en lire avec certitude que la dernière lettre s.

Le feuillet 81, remplaçant un feuillet enlevé, est du XVI ou du XVHSsiècle.

Maintes gens dient que en songes Atant fu jour et je m’esveille, Explicit. Deo gracias.

BIBL. NAT. fr. 19156 (S. Germain fr. 1655)

Parchemin, 0,289 sur 0,213, première moitié du XIV° siècle, 140 feuillets à deux colonnes de 40 lignes. Début du 2° feuillet : À maintes riches escriptures. Miniatures.

Le ms. a appartenu successivement au président. Séguier, au duc de Coislin, à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés.

Sur le verso d’une feuille de garde on lit : « Anno Domini millesimo CCC sex ».

Maintes gens dient que en songes Adonc fu jour et je m’esveille.

Explicit le Rommans de la Roze, Ou l'Art d'Amours est toute enclose.

BIBL. NAT. fr. 19157 (S. Germain fr, 1656)

Parchemin, 0,264 sur 0,180, second tiers du XIVesiècle, 125 feuillets à deux colonnes de 42 lignes. Début du 2 feuillet : Descendoit l'ayve belle et roide. Miniatures, dont la 4re est à 4 compartiments. Dans l'encadrement du premier feuillet sont peints huit blasons différents.

En bas du f.1 r° : Ex bibliotheca Sancti Germani a Pratis. 1684.

Parmi les nombreux essais de plume qui couvrent les : derniers feuillets, on peut signaler les noms de «Jaques Chaserart escuier » — « Montresel » — «Saichent tuit que nous frere Jehan Chassan, prieur du monastaire dez bons homes du boys de Vincennes, fais savoir » — «J. Huguerin » — et la signature (CN. Perrot » (XVESs.).

Ci commence le Roumanz de la Rose,

Ou l'Art d’Amours est toute enclose.

Maintes gens dient que en songes

Atant fu jour el je m'esveille.

Exsplicit.

Chi fenist li jolis Rommans de la Rose.

Les feuillets 29 et 30 ont été intervertis par le relieur. Il est possible que tous les cahiers ne soient pas écrits de la même main. On a fait au texte, surtout au XIVe siècle, beaucoup d'additions (1); quelques-unes, faute de place, ont été reportées à la fin du poème, après l’explicit. Du fol. 28 au fol. 42, de très nombreuses corrections en marge, ne portant souvent que sur la graphie.

BIBL. NAT. fr. 22551 (S. Victor 45)

Parchemin, 0,365 sur 0,301, écrit en 1428, 97 feuillets à deux, trois ou quatre colonnes de 46 lignes en moyenne. Début du % feuillet : Sa malice trop longuement.

En bas du 1er feuillet : Jhesus, Maria, S. Augustinus.

Hic liber est Sancti Victoris Parisiensis :

Inveniens quis ei reddat amore Dei.

Un écu aux armes de S. Victor, dont l'eæ-libris est répété au

(1) Je signalerai, entre autres additions marginales, celle du portrait d'Orgueil emprunté à la leçon de Gui de Mori.

10. — Fol. 1-78 vo. Le Roman de la Rose. Sur lrois colonnes. Le dernier vers est :

Et fine et pure verité.

Explieit le Rommans de la Rose, Ou PArt d’Amours est toute enclose.

Deo gracias.

2°.— Fol. 79r°. Le Codicille. Sur deux colonnes.

3°.— Fol. 80rc-90 vo. Le Testament, en 531 quatrains: sur quatre colonnes, un vers occupant deux lignes.

40, — Fol. 91r0-97r0. Les Sept articles de la foi, de Jean Chapuis, sans titre, Se terminant par : &« Explicit le codicille maistre Jehan de Meun ».

9°. — Fol. 97. « Les VI aagez depuis la creation du monde, que Dieu crea Adam, jusquez a la nativité N. $. ». Le 6° âge donne la date du ms.: « Le vis aagez si est de la nativité nostre seigneur Jhesu Crist jusquez atant que cest present transcript fu fait, ou quel temps a MIT et XXVIIL, etc. »

Le feuillet 98 est blanc. Les feuillets 91-98 forment un cahier dont l’écriture paraît un peu plus récente que celle des feuillets précédents.

BIBL. NAT. fr. 24388 (Sorbonne 452)

Parchemin, 0,292 sur 0,201, XIV: siècle, 172 feuillets (1) à deux colonnes de 40 lignes. Début du 2 feuillet écrit (numéroté 3°) : Pour oir des oysiaus les sons. Nombreuses miniatures ; la première est à quatre compartiments et le feuillet a un encadrement avec médaillons. Reliure aux armes de Richelieu. Timbre de la Sorbonne.

Au verso du feuillet 1, qui est blanc, le numéro d'inventaire des livres de Richelieu fait par Blaise et Vitré : «Blaise. 2725. Vitré» (2).

Fol. 172v0 : « Zste liber emplus fuit a Petro dicto Chevalier in vico novo Beale Marie Parisienst a me supseriplo». En face : « St. Remensis »y (XVe siècle). Le tout est biffé. Au-dessous :

(4) Le {er feuillet est un feuillet blanc de garde ; en revanche deux feuillets successifs portent le numéro 78. :

(2) M. L. Delisle cite ce ms. parmi ceux de la seconde moitié du XIVe siècle dont les miniatures ont un encadrement tricolore (Cabinet des Manuscrits, IE, 204; Recherches sur la librairie de Charles V, 2° partie, p. 64).

«Baïillé a Monsieur Jehannyol, le 4 may 1583, a Lissy. Marie Chevrier dame et doueriere de Lissy ». Puis cette allusion à une légende bien connue : « Virgilles fut tant infamme qu'il faisoit allumé les chandelles au cu d’unne fame. »

10, — Fol. 2r0-445. Le Roman de la Rose.

Ci commence le Rommant de la Rose.

Maintes gens dient que én songes

Est fine et pure verité.

Explicit li Romans de la Rose,

Ou l’Art d’Amors est toute enclose.

Nature rit, si com moi semble, Quant hic et hec joingnent ensemble.

20, — Fol. 146r°-172 vo. Le Testament de Jean de Meun, en 551 quatrains.

BIBL. NAT. fr. 24389 (S. Victor 92)

Parchemin, 0,317 sur 0,218, second tiers du XIVe siècle, 140 feuillets à deux colonnes de 40 lignes. Début du 2 feuillet : À regarder le lieu plaisant. Quelques miniatures.

Au {er et au dernier feuillets, la signature : « Du Bouchet. 1641 ».

Maintes gens cuident que en songes

Atant fu jour et je m’esveille.

Explicit le Roumans de la Rose, Ou l'Art d’Amors est toute enclose.

L'écriture change avec le feuillet 97, premier d’un cahier. Après la {re partie du roman (f. 27 vo), on a écrit en marge et signé (fin du XIVe siècle ou commencement du XVe) les vers suivants :

Cy fait fin li premier aucteur,

Qui de moult hault entendement

Ce livre fist premierement,

Bien part que fut saichant docteur :

A lui donc comme inventeur

Premier, a part et en commun,

Je veulx que soit donné honneur,

Non pas a maistre Jehan de Mehun,

Combien certes que ung chascun

Y doit avoir honneur et los ;

Car pour tant, se je loe l’un,

De loange l’autre ne exelos.

Certainement bien dire l’os

Que ne congnois homme mortel,

Nul n’en excepte, tous en forclos,

Qui sceust perfäire ung œuvre tel

Comme cestui, qui est tant bel

Qu'on jugeroit estre tout un,

Ja soit que trouve bien nouvel

L’escript de maistre Jehan de Mehun.

Philibertus.

BIBL. NAT. fr. 24390 (Sorbonne 305)

Parchemin, 0,302 sur 0,227, second tiers du XIVe siècie, 159 feuillets (1) à deux colonnes de 40 lignes. Début da % feuillet écrit (numéroté 8e) : Comme puis ou comme fontaine. Quelques miniatures. Reliure aux armes de Richelieu.

Au verso du fol. 1, qui est blanc : « Ce manuscrit, du commencement du XIVe siècle, contient le Roman de la Roze, copie fort imparfaite de l'Art d'Aimer d'Ovide. Get ouvrage fut d’abord commencé par Guillaume de Lorris, qui mourut en 1260. Il fut achevé par Jean Clopinel, né à Meun, en 1280. Gaiet de Sansale. B. de S. (Zisez : Bibliothécaire de la Sorbonne), 1784». Au-dessous : « Blaise. 2726. Vitré » (Cf. la notice du ms. B. N. fr. 24388)

4°. — Fol. 2-141. Le Roman de la Rose.

Ici est li commencemanz

D’un moult soutif et gay rommanz, Ou mainte soutive parolle

Est trouvee par bonne escolle.

Si est la Rose seurnommé

Ce [rommanz] pour sa grant biauté.

Maintes genz dient que en songes

Atant fu jour et je m’esveille, Ci faut le [Romman] de la Rose, Ou l’Art d’Amours est toute e[n]close.

En marge du texte, des additions, de nombreux nota, quelques citations latines, dont les suivantes seules ne sont pas empruntées à Ovide :

(1) Le premier est un feuillet blanc de garde.

* Fi e

A propos des vers 1137-38 :

Sunt aliqui qui dant et rebus semper [habun dant, Et sunt qui rapiunt sem|per et] esuriunt.

du vers 19282 :

Temptalus in Stigiis nec aqua ulitur neque pomo; Sie in divitiis eget avarus homo.

%, — Fol. 149-185a. Le Testament de Jean de Meun, en 529 quatrains, plus trois quatrains ajoutés en marge. 8°. — Fol. 155b-159b. Un poème moral, de 660 vers de 8 syllabes à rime plate, où l’auteur s'efforce de montrer quels bénéfices pour la vie future on peut retirer des tribulations de ce monde.

Qui tribulation ara

Si que nous puissons optenir La joie qui est sans fenir. Amen.

4°, — L'un des annotateurs du Roman de la Rose au XIV: siècle a utilisé les parties laissées en blanc du feuillet 159 en y écrivant, au recto, Ce quatrain :

Si n’estoit point de Dieu pour pechief pardonner Et n’estoit point d’enfer pour ame tourmenter, Si est pechief si vil et fait cy a doubter Qui n’est nulz hons en monde qui s’i deut asseurer. une prière en six vers, sans aucun intérêt, et au verso, sur trois colonnes, environ 150 vers de huit syllabes sur les devoirs et les droits de l'amour, imités de ceux du Roman de la Rose sur le même sujet. À

BIBL. NAT. fr. 24391 (Notre-Dame 197)

Parchemin, 0,270 sur 0,193, second quart du XIVe siècle, 150 feuillets à deux colonnes de 40 lignes. Début du 2° feuillet: A moull volenliers remiré. Une seule miniature, en tête du ms. très effacée.

La signature de «Jehan Ganut» (XVe siècle) se trouve deux fois au recto du feuillet 71.

Le ms. à appartenu à « Claude Joly, mars 1651 ».

1°. — Fol. 1-138a. Le Roman de la Rose.

Maintes géns dient que en songes

RIBLIOTHÈQUE NATIONALE 61

Atant fu jours et je m’esveille, Car bien est temps que me repose.

Ci faut li Romans de la Rose.

Explicit le Romans de la Rose.

Un feuillet (v. 1078-1234).manque entre les feuillets actuels T et 8, et un autre (v. 21563-21622) entre les feuillets 136-137.

2,— Fol. 138a-150d. La Prise amoureuse. Ce titre désigne une série de-neuf ballades, alternant avec neuf rondeaux : des extraits eu ont été publiés, d'après le présent ms., par A. Dinaux, dans ses Trouvères, jongleurs et menestrels, WI, 251 et suiv.; le premier vers de chaque pièce a été donné par M. G. Raynaud dans sa Bibliographie des Chansonniers français, 1, 242; enfin, les ballades ont été publiées par M. E. Stengel à la suite du livre de M. Fr. Noack, Der Strophenausgang in seinem Verhältnis zum Refrain und Strophengrundstock in der Refrainhalligen altfranzosischen Lyrik. Marburg, 1899, in-8°.

< Cesle prise amoureuse fist freres Jehans Acars de Hesdin, hospitalier, en l’an de grace mil trois cens trente et deus, ou mois d'avril. »

BIBL. NAT. fr. 24392 (La Vallière 28) (1)

Parchemin, 0,330 sur 0,236, XV: siècle, 216 feuillets. Début du 2: feuillet : Que j'oy près d'ilecques bruire (ou ce vers, ajouté dans la marge du haut : Car je ne sceuz ailleurs deduire). Très nombreuses et très belles miniatures ; reliure très riche. 4°. — Fol. 2-175 v°. Le Roman de la Rose, sur deux colonnes de 38 lignes.

Cest cy le Romans de la Rose,

Ou l’Art d’Amours est toute enclose.

Maintes gens dient que en songes

Atant fu jour et je m’esveille.

Explicit.

2%. — Fol. 177r0-206r°. Le Testament, en 530 quatrains, écrit sur une seule colonne.

3°. — Fol. 207r0-vo, Le Codicille.

4°, — KFol. 208r0-214r0. Les Sept articles de la Foi, de Jean

(1) Catalogue des livres de feu M. le duc de La Vallière, n° 2742 (re partie, II, p- 253).

Chapuis, avee cet explicit: « Gi fine le Tresor maistre Jehan de Meun des sept articles de la foy, lequel il fist et compila ou lit de sa

mort. ») Les feuillets 1 et 176 sont restés blancs. Les feuillets 214-

216 ont été remplis, à la fin du XV: siècle, par des réflexions, des sentences, des conseils moraux, en vers, en prose, en latin, en français, extraits de différentes sources, beaucoup du Roman de la Rose, quelques-uns du Testament. On y lit ce compliment :

Cecy s’adresse a Madame la duchesse de Bourbon, Anne de France, fille du meilleur maistre qui oncques fut, le roy Loys xj° de ce nom, et seur du roy Charles, qui a present est, viije de ce nom :

Quant la beaulté de la chaste Lucresse, Les grans vertuz Penelope de Grece,

Et d’Ottea le bon sens et prudence,

De Minerve la grave sapience,

Lustre si doux que la clere Orora,

Qui son cher filz Cynus si fort ploura Qu’encore(s) en ist la trés douce rouzee, De cueur autant comme Panthazilee, Aussi d’Ester le maintien et faconde, De Christine l’eloquence parfonde,

O tous les dons que Grace peut donner Et que Raison en saroit ordonner

Pour eslever ung noble personnaige

De biens, d’onneur, de triumphant lignaige, Plain de bonté et grant magnificence, De franchise, loyaulté et constance, [SJeroient touz joings en ung corps femenin Et composé par ouvraige divin

De touz les dieux et deesses ensemble, A mon advis, ainsi come il me semble, Ne souffiroit a si parfaicte femme, Digne de lox que vous estes, Madame.

BIBL. NAT. fr. 25523 (Notre-Dame 196)

Parchemin, 0,24 sur 0,18, écrit vers 1330, 177 feuillets (1) à deux colonnes de 30 lignes. Début du 2: feuillet : Comme puis ou comme fontainne. Quelques miniatures très grossières. Reliure ancienne à ais.

(1) En réalité 176 seulement, car le 144° feuillet a été coté 445.

Dans les marges, des indications pour le miniaturiste, quelques nota du XIV* sièele ou du XV: siècle.

Au verso du 1° feuillet de garde : « À Christofle Mesngier (sic) ecuuier (sic), s. duc (ou du ?) d'Epernon » (?). Au f. 73r° une signature : « Guigerne » (?)

Entre autres inscriptions, la plupart illisibles, du dernier feuillet, j'ai relevé ces 8 vers (XV: s. ):

Pour ce furent les lois trouvees

A ce que les faulles prouvees

Des folz humains fussent soubz craintes, D’elles corrigiees et fraintes,

Si que de mau peuple asseür

Fussent Ly bon et ly meür

Et que paour pour torment fuire Soubmeiïst puissance de nuire.

Au verso du dernier feuillet, après le dernier vers du poème, le chiffre 1330, qui, bien qu'il semble correspondre à l'âge du ms., paraît avoir été écrit au XV° siècle seulement. A cause de cette date, Méon a pris ce ms., dont l'idiome lui « a paru le plus pur pour le temps », pour base de son édition.

Maintes genz dient que en songes

Atant fu jors et je m’esveille.

Explicit 1 Romanz de la Rose.

Le copiste écrit Mmavais pour Mauvais, Clerf pour clef. BIBL. NAT. fr. 25524 (Notre-Dame 276)

Parchemin, 0,180 sur 0,133, première moitié du XIVe siècle, écriture du midi de la France, 108 feuillets (1) à une seule colonne de 30 lignes. Début du 2e feuillet : S3 fail si cointe robe faire. Pas de miniature. Les initiales des alinéas sont constamment rouges.

Les cahiers 8 et 9 sont intervertis, de sorte que les vers 7245-7910 (f. 56-62) sont placés avant les vers 4003-7244 (f. 63-70). Entre les feuillets 62 et 63, il reste le talon d’un feuillet lacéré qui comprenait les vers 7911 et suivants. De plus, le 10e cahier du volume primitif a disparu, et le feuillet 71 commence au vers 8219, de sorte que la lacune est de 310 vers.

(1) En réalité 109, car il y a un feuillet 55, bis.

rie La "ré D OURS . D A 7 nn

Au bas du 4 feuillet, le nom de Zerannin (XIVe ou XVe s.) répété à l'encre rouge et à l'encre noire dans le corps du volume. Dans la marge supérieure de la même page, le nom d'Ant. Loisel- Sur le plat intérieur de la couverture : « A la bib. de l'Eglise de

Paris ».

Maintes gens cuident que en songes

Les suppressions dans le texte sont nombreuses à la fin du poème, qui se termine par les vers suivants, placés immédiatement après le v. 21346 :

A genous vois sans demourer (v. 21591) Ausinc comme pour aourer (21592)

Le bel saintuaire honorable, (21593)

Puis m’en entrai sans nule fable

Pour baisier la bele chassete

Dedans l’archiere petite[te],

Mais toute iert ja combe par guerre, (21595) Au feu ne puet riens tenir guerre. (21596) Entre les pilerès me mis, (21641)

Mais je n’i entrai pas demis. (21642) Moi’pes[oit] que [plus] n’i entroie, (21643) Mais outre pooir ne pooie. (21644)

Ains que d’ilec me remuasse, (21775)

En baisent la trés bele chasse,

Par grant jolieté coilli (21777)

La flour dou bel rosier joilli. (21778) Ainsince oi la rose vermoille. (21779) :

Atant fu jours et je m’esvoille. (21780)

Ci faut li Rommans de la Rose,

Qui le texte fist et la glose

Dieus li otroit bone aventure

Tant comme | yvers et] (?) estez dure.

BIBL. NAT. fr. 25525 (S. Victor 931)

Papier, 0,202 sur 0,147, daté de 1402, 490 feuillets à une seule colonne de 3% lignes, plus 1 feuillet, non paginé, en tête, et 10 à la fin du volume. Début de l’ancien second feuillet : En moy esloie si songoye, du second feuillet actuel : [Mjaintes gens cuident que en songes. Les miniatures et les initiales, pour lesquelles de nombreux blanes ont été ménagés, n’ont pas été exécutées. Sur la reliure. les armes de Du Bouchet

Comme il ressort des notes qu'on lira plus loin, ce ms. a été écrit «en court de Romme », à Avignon, par Michel Alès, d'Avranches, clere du cardinal Nicolas Brancaccio, évêque d’Albano. Michel Alès, qui toujours s'est «fort curey de extraire livres en roumant », ne pouvant pas garder longtemps l'original, a dû faire sa copie, d’ailleurs fort mauvaise, en cinq semaines, malgré ses occupations professionnelles. Il s'était proposé d'enrichir son livre de nombreuses figures; à cette intention, il avait réservé dans le texte des blancs, parfois de plusieurs pages, et noté dans les marges quels personnages ou quels objets devaient être représentés. Il n'a pas mis son projet à exécution.

Outre les noms de Michel Alès et de Du Bouchet, ceux de trois autres possesseurs du ms. nous sont révélés par les deux ex-Zibris suivants, qui se trouvent à la fin du volume : « Gest livre est a Denis du Mesnil, de Dinan: qui le trouvera, si le luy rande, et il poyra le vin. » — « Ge livre est a moy, Abraham Valier, par don du seigneur de Saint Priest (?) ».

Sur un feuillet non numéroté, ajouté au commencement du volume, M. Alès a écrit, pour servir d’ «introïtte » au Roman de la Rose, les très médiocres vers suivants :

Icy comence l’istore

Du Roumans etle memoire

De la Rose, que li vroy amant Souvent vont en leurs cuers clamant.

Celuy qui le fist n’iert point vilains, Ains mout les hayt, pour quoy je l’ains ; Quer quant que sont en une tourbe, Ilz sont des amans tourjors destourbe, Mais malgré leur destourbicr,

Ly faux vilains zelotipier,

Nous amerons, vieullent ou non ;

Et de vroy amer aront le non

Ceulx qui aux dames el damayselles Portent honnour, laides ou belles ; Non pour tant ne di ge mie

Qu'’es plus belles n’en estudie :

Les laides souvent recordent

Des homs paroles qui abordent

En bien aux belles qui escoutent,

Et doncque point ne se doubtent Qu'on se vieulle d'elles moquer ;

Univ. de Lille, Trav, et Mém. Droit-Lettres. Tome VII, — 5,

Pour ce se fait bon deffroter * D’estre humbles a toutes gens ; Car les gens dient : Celluy est gens, Plaisant, courtois de saluer :

Il avroit plus chier ahan suer Ains que faire a nul desplesir, Tant a son euer et son desir

Et son penser en amours mis, Bien est il digne d’estre amis

De dame ou de damayselle.

Ester, lerre, ceste querelle :

Quer 1y doulx Roumans de la Rose, Ou maint notable reppose,

En parle mielx, les yeux touz clos, De moy, qui de fouir en un clos Chardons ne seroie pas digne, Ou d’estre en la cuysine

La ou fu la plume prise

Qui escripst tout[e] la devise

Du roumans et la figure.

Mais vey Jay mis ma cure Affaire ceste introïtte

Affin que la chose escriple

Puist Iy luysant mielx entendre, Affigureer (sic) me velu prendre, Si ne l’avoy ge oncque veü ;

Et se tout au mielx que j’ay peu L’ay extrait en pourtraiture, Autant bien en escripture,

Se faulte y a je m'en atant

A qui plus de moy s’y entent ;.

Mais pour ce qu'icre de lesir. ..

La suite manque; elle se trouvait sur un autre feuillet, qui est perdu. k Le Roman de la Rose occupe les feuillets 41-420 vo et se termine ainsi :

Alant fu jour et je n'’esveille.

Seripturas tales Michael explieit Alès, (1) M. Allès.

Get explicit est complété, au feuillet suivant, par ces vers :

Chi fenist le Romans de la Rose,

(9 S'ilest vrai que Michel Alés a écrit de nombreux livres romans, cet hexamêtre a pu lui servir de signature.

Qu'en .v. sepmaines, veritable chose, Michiel Alès, par hativesté Copia, quer la largesce (sic) N'ovoit (sic) de tenir l’original.

Sovent tart couché et matinal, Quer n'escrivoit pas a sa guise, Ains luy convient faire servise ; Pour sa vie convient qu’ahenne O son seignour de Albenne, Cardinal en court de Romme.

Du Roumans fenist la somme.

La première illustration, qui devait occuper quatre pages el deux demi-pages (f. 22r0-95r0), est ainsi annoncée :

Ains que devise de Richesce, De son port et de sa noblesce, Legierement en pourtraiture, Du vergier la compasseüre Pouez voir, et des nobleces Qui sont la de maintes especes, Et le gros estroit de la matiere Qu'avez chi devant oy liere.

Celle qu'attendait le feuillet 32r° et v° aurait eu pour rubrique : Du vergier verrés l’istoire.

Au-dessous de cette annonce, devenue sans objet, Michel Alès a mélancoliquement écrit :

Non pas comme il vert, mes memoire, Quer lors estoit bien le plesir

De Michiel Alès et le desir

Que ce livre fust figurey,

Car tourjours c’est il fort curey De extraire livres en roumant, Combien que soit lort eserivant,

Si est sa volenté bonne.

Existent a court de Romme,

Par hativeté et mirencolie

De cest roumant escripst la copie L'an mil quatre cens et puis deux, Et lors vert le temps dangereulx Pour l’eglvse, que en diseort Estoit, et troublee si fort,

Car en esperant la union

Fut faicte grant trayssion

En Avignon, chose provee ; Mainte teste en fut couppee

Et mainte mayson destruile,

Et engins tenduz qui bruile Fesoient et grant derompement.

Avis vous fust que proprement

Du ciel descendist lampesté,

Quer qui oïst la molesté

Qui descendoit ens ou palays,

Je suy informé par cent foys

Que tous ceulx qui dedens estoient Dehors volentiers estre vouldroient.

Lors puis furent faictes treves,

Si ne furent les assaux si greves Comme elles avoient devant estey ; Ainsy c’est le fail arrestey.

Or y vieulle mettre acordance Celuy qui a toute puissance.

Dans les marges du volume, Michel Alès n'a placé que quelques notes, se rapportant au texte du roman :

Fol. 137, à propos des paroles de Phanie sur l'inconstance de la

Fortune :

Ut Fortuna levis miseros facil esse bealos,

Sic fortunatos destruit hora brevis.

Fol. 184, en face du vers : Telle la mere telle la fille :

De meretrice puta quod sit sua filia puta.

Mais après avoir copié le Roman de la Rose, Michel Alès a utilisé, pour des inscriptions de différentes natures. îes dix feuillets blancs qui lui restaient à la fin du volume.

C'est d’abord l'explicit reproduit ci-dessus ; puis une prière en douze quatrains latins à saint Antoine, pour lui demander la disparition du mal qui porte son nom :

O Anthoni, sanele pater, Salularis, nite frater,

Qui nos Lurbat multis malis Morbus epydymialis

Ut à nobis extirpetur

Tua virtus operetur.

Suivent d'autres invocations au même saint, en prose latine. Ensuite:

Copie d'une lettre datée d'Avignon, neuvième indiction, 27 février 1402, par laquelle Nicolas, cardinal, évêque d’Albano, admet Michel Alès, elere, «civitatis Abrincensis oriundum... in familiarem nostrum domesticum continuum commensalem ».

Cette note :

L'an de grace mil quatre cens

Et deux, de ce bien me recens, Vers occidens la comette

Fut veue, la queue tout drette, Enelinant vers seplentrion, Senefant destruction

De grant seignour, ou adversilé, Com disoit l’université,

Du peuple, ou mort advendroit, Et qu’ainsy le trouvoient en droit.

Lors apparut, Comme a my pars, De mie fevrier jusqu'a my mars.

Adone mourit voir Amiens.

Dieux ait s’ame, j'eu de ses biens !

XXVE° jour de may,

Jour de la feste s. Urbain, En Avignon fut dit a moy S'estoit trespassé le cuer vain De cest siecle Thomas Mulot, Chanoyne, qui fort reculot

A mourir; or est o Ly vers.

Mil.cecc. 1j., c’est l'yvers.

Une prière en latin à saint Jean-Baptiste; Le récit suivant du chisme :

Seisma presens qualiter Promam stillo breviter Cepit inchoari :

Gregorius morilur, Rumor Rome oritur, Hoc nequit celari.

Populus nampe confluit, Strepit sonus valide, Omnis sensus abfuit

Res dum sie fit calide.

Cardinales veteres Turpius quam erederes Erant prearclali,

Puis :

DESCRIPTION DES MANUSCRITS Coguntur ut eligant, Et si quoquam fugiant Essent trucidati.

Portas namque ceperat Tota gens cum furia Quas papa lenuerat Sub sua custodia.

Barensis erigitur Pro papa et fingilur ; Est nam rumor fortis.

Epistola scribitur, Principibus miltitur Metu dire mortis.

Scisma sic sustenditur, Rex, dux, princeps, populus Clerusque dividitur Et fit muudus frivolus.

Senes cuneti cardinales, Videntes caligines Orbis excecati, Anagniam veniunt, Extra Romam fugiunt, Presule orbati.

Urbem Fondanam adeant Omnes unanimiter, Tunc Clementem eligunt Ubique concorditer.

Clemens papa nobilis, Famosus, spectabilis, Sedem Petri regit; Rex Francorum inclitus, Rex christianissimus, Se illi subegit.

Ac tota universitas Papam ipsum predicat, Procerum nobilitas Ad ipsum commendal.

Est sola nobilitas animum que moribus ornat.

Nobilitas hominis res est pietatis ymago, Nobilitas hominis virtutum clara propago, Nobilitas hominis humilem relevare jacentem, Nobililas hominis mentem refrenare furentem.

Nobilitas hominis nisi Lurpia nulla timere,

Nobililas hominis verissima jura tenere.

Aristotiles dixit regi Alexandrino : :

Posquam nobilitas servilia cepit amare,

Posquam servile suscepit nobilitare,

Cepit nobilitas in dampnum degenerare.

A la suite des deux eæ-libris ci-dessus reproduits, on a transerit cette note, dans laquelle on semble lire des vers de huit syllabes : «Iey gist Jehan Carnel et son vallet joueur deu lus, en son vivant fol naturel, qui tous les jours i batoit sa fame. Priés a Dieu qu'il en ait l’ame, ete. pour les chandelles. »

BIBL. NAT. fr. 25526 (La Vallière 61) (1)

Parchemin, 0,254 sur 0,185, milieu du XIV: siècle, 163 feuillets à deux colonnes de 35 lignes. Début du 9 feuillet : Jors de ville où talent d'aler. Très nombreuses ef belles miniatures, dont la première est à quatre compartiments. Chaque feuillet a un encadrement, et, dans la marge du bas, de petites miniatures généralement comiques, souvent intéressantes pour l'archéologie.

C’est le Romant de la Rose,

Ou l’Art d’Amours est toute enclose.

Maintes sens dient que en songes

Et fine et pure verité.

Explicit le Romans de la Rose, Ou l'Art d’Amours est toute enclose.

BIBL. NAT. Nouv. Acq. fr. 934

Recueil de fragments de manuscrits, dont M. Paul Meyer a publié une notice dans le Bullelin de la Socièlé des Anciens textes francais, an. 1896, p. 59 et suiv. Deux de ces fragments proviennent de deux manuscrits du Roman de la Rose :

4°. — Fol. 17. Un demi-feuillet, c’est-à-dire la première colonne du recto (v.10610-10642) et la seconde du verso (v.10723-10788).Écriture de la première moitié du XIVe siècle.

90, — Fol. 18. Un feuillet à 2 colonnes de 37 lignes, contenant les v. 15321-13468. Écriture cursive du XVe siècle.

(1) Catalogue des livres de feu M. le duc de La Vallière, n° 2139 ({re partie, J1, p. 252).

BIBL, NAT. Nouv. Acq. fr. 509%

Ce volume contient des fragments de divers poèmes dont on trouvera la liste dans le Catalogue général des Manuscrits francais, entre autres des feuillets de trois mss. en parchemin du Roman de la Rose.

10. — Fol. 9-10. Deux feuillets du commencement du XIV: siècle, écrits sur 2 colonnes de 32 lignes. Dimensions du feuillet : 0,20 sur 0,16; hauteur de l'espace couvert par le texte: 0,155. Initiales alternativement rouges et. bleues. Les feuillets contiennent les v. 8299-8426, 8685-8812.

20,— Fol. 12-13. Deux feuillets du commencement du XIV° siècle, écrits sur 2 colonnes de 40 lignes. Dimensions du feuillet : 0,264 sur 0,184; hauteur de l'espace couvert par le texte : 0,197. Initiales alternativement rouges et bleues. Vers 18655-18812 et 18493-18654.

3°, — Fol. 24-95. Deux feuillets du XIV°siècle, écrits sur ? colonnes de 36 lignes. Dimensions du feuillet : 0,260 sur 0,192; hauteur de l’espace couvert par le texte : 0,166. Iniliales alternativement rouges etbleues. Donnés à la bibliothèque par Arthur Dinaux le 10 mai18#7. Vers 8259-8406 et 8983-9126.

BIBL. NAT. Nouv. Acq. fr. 9252

Parchemin, 0,588 sur 0,265, première moitié du XIV: siècle, 46 feuillets à deux colonnes de 50 lignes. Nombreuses petites miniatures, noircies par un acide ou un enduit et devenues invisibles.

Le manuscrit est incomplet du début et de la fin; il ne comprend plus que les vers 1836 à 11950 :

Car en la fin ce m'est avis

Ainsit la grace du monde emblent, Le 1e'feuillet actuel était, dans une ancienne numérotation, le 10e. La langue de ce ms. ne présente pas de particularités dialectales, et ce n'est probablement pas son copiste qui a changé le v. 3534 en Estre a Vernon ou a Baiex, pour E. a Estampes ou a Miaus.

Nombreux nota du XVe et surtout du XVIe siècle. En face des vers 9149-50 :

Ne voit l’en comment les marrastres Cuissent venins a lor fillastres,

cette note : Cave M. de N.

BIBL. NAT. Nouv. Acq. fr. 20001

Recueil de fragments de mss. dont M. H. Omont a donné la liste dans la Bibliothèque de l'École des Chartes, LXIV (1903). p. 245. Le feuillet 15 est du XIVe siècle et provient d'un manuscrit du Roman de la Rose; les deux colonnes du recto ont chacune 49 vers, les deux du verso en ont chacune 50. La hauteur de l’espace couvert par le texte est de 0,21 au recto, de 0,215 au verso. Le fragment contient les v. 544-739.

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