BIBL. DE L'ARSENAL 2872 (101 S. A. F
Manuserit en parchemin, du XIVe siècle, 477 feuillets. Provient de la bibliothèque de Paulmy.
Les feuillets 4175 vo-477 sont occupés par 596 vers sur l'alchimie, dont les 84 premiers sont du Roman de la Rose.
lei comence la recapilulacion d’iceste art par maniere de verificacion ct de
probacion selon maistre Jehan de Meun, mise et descripte en son Romant de la
Rose : ; Ou d’alkimie tant apreigne (v. 16065)
BIBL. DE L’ARSENAL 2988 (anc. 187 B. KF.) (2)
Parchemin, 0,254 sur 0,174, troisième quart da XIVe siecle, 182 feuillets à deux colonnes de 30 lignes. Début du 2e feuillet : Tunt m'embelissoil el seoit. Miniatures sans intérêt.
Au verso du dernier feuillet : «Cest Romans est a mon s' des Pins, qui se nomme Lazare de Bayf». Les mots que j ai soulignés ne sont pas de la mème écriture que les précédents (3). Une note sur la première feuille de garde indique que le ms. a été vu par Barbazan
(1) Catalogue général. Arsenal, TT, p. 138.
(2) Catalogue général. Arsenal, TI, p. 182.
(3) Au-dessus de cette note, une autre, d'une encre très pâle, et qui a été grattée, comprend quatre mots dont les deux premiers semblent être deux noms commençant par Æ et J,et dont les deux autres sont : À Bayf.
dans la bibliothèque du duc de La Vallière (1). Au bas du {er feuillet : « Paulmy ».
Il manque deux feuillets (v. 13505-13744) entre les f. 113-114.
La partie supérieure du dernier feuillet ayant été lacérée, les derniers vers du poème, qui se trouvaient au verso, ont dispara, et le texte s'arrête au bas du recto, avec le vers 21763. Les 24 ou 26 vers apocryphes, qui dans beaucoup de copies font suite au dernier vers du roman, ne se trouvaient certainement pas dans ce manuscril.
Ci commence le Roumanz de la Rose.
Maintes gens dient que en songes
Qui onques de pitié n’usa.
BIBL. DE L’'ARSENAL 2989 (anc. 203 B. F.) 12)
Papier, XVIIIe siècle, xxv + 653 pages. De la bibl. de Paulmy.
Copie, préparée pour l'impression, par E. Barbazan, du ms. de la’ Bib. Nat. fr. 19594. Elle est précédée d’une « Table qui contient les Matières les plus intéressantes contenues dans ce Roman » (p.1-Xvi), et, en guise d'introduction (p. XvI-xxv), d'un extrait du songe de Gerson, précédé de ces quelques lignes : « De tous les ouvrages de nos anciens auteurs, il n'y en a point dont il nous reste un aussi grand nombre d'exemplaires que celuy de ce roman; tout le monde le vouloit avoir et j'en connoiïis à Paris 209 exemplaires en différentes bibliothèques et cabinets. Ge roman excita la bille de plusieurs faux dévots, qui, sans l'avoir lu, s'imaginèrent qu'il contenoit des impiétés ; mais dans le fond il contient d'excellents traits de morale, des plaisanteries à la vérité, mais très fines, et des satires très Judicieuses.
» Peut-être que tous les sermons de cés prédicateurs ne firent qu'exciter la curiosité du peuple : tout le monde voulut avoir le roman et les étrangers le firent méme traduire en leur langue. On jugera des sorties contre ce roman par le songe de Jean Gerson dont l'extrait suit. »
Un titre très long fait des promesses que le ms. ne tient pas:
« Le Roman de la Rose, par Guillaume de Loris et Jehan
(1) Il ne figure cependant pas dans le Catalogue des livres de feu M.le duc de La Vallière.
(2) Catalogue général. Arsenal, TIL, p. 188.
Clopinel dit de Meun, poètes du XII°siècle. Avec des noteslittérales, historiques et critiques. Précédé d'une préface et de l'analise ou extrait de ce roman, Une liste de tous les ouvrages de Jean Clopinel. Et suivi d'un vocabulaire en forme de glossaire de tous les mots hors d'usage avec leurs étinrologies. D'une table alphabétique de touttes les principales matières traitées dans ce Roman et de tous les Livres et auteurs qui y sont citéz, soit historiens sacrés et profanes, soit poètes et romanciers. Par....... SIC)
Ce titre est complété par quelques lignes d'avertissement :
« Cette édition ou copie a été fidèlement et soigneusement extraite d’un ms. in-4° de la Bibliothèque royale n° 1901 (1), très beau et très bien conservé. Le caractère de l'écriture est d'environ 1360, très peu de temps après la mort de Jean Clopinel... Fay comparé cet exemplaire manuserit avee un autre dont le caractère est d'environ 1400, et qui est dans la même bibliothèque sous le n° 260, et j'en ay marqué les variantes considérables. Je ne me suis point attaché à marquer les variantes par rapport à l'ortographe, parce qu'il auroit falu un volume entier. Je l'ay aussi comparé avec l'édition de M. Lenglet. Je n’en relève par la même raison que les principales fautes, il faudroit un volume trop gros pour les relever toutes. I est certain qu'il s'est servi d'un exemplaire très défectueux et très moderne, car il y a dans cette édition de M. Lenglet 768 vers de plus que dans celle-cy. »
Le texte (p. 3-653) a 2196% vers, accompagnés seulement de quelques variantes. Il se termine par l'explicit (donné ci-dessus, p. 47) du ms. B. N. fr. 19594.
BIBL. DE L’ARSENAL 55530 (anc. 196 B. F.) (2)
Parchemin, 0,297 sur 0,956, XVe siècle, 196 feuillets à deux colonnes de 31 lignes. Début du 2° feuillet : À regarder le lieu plaisant. Les miniatures et les majuscules, dont emplacement a été réservé par le copiste, n'ont pas été exécutées.
De la bibliothèque de Paulmy.
1°. — Fol. 1a-180b. Le Roman de la Rose.
(4) Aujourd'hui fr. 12594, anc. supl. fr. 190. (1) Catalogue général. Arsenal, IT, p. 356.
76 DESCRIPTION DES MANUSCRITS * [MJaentes gens dient que en songes
Atant fu jour et je m’esveille.
Explicit le Romans de la Rose, lequel est a Jehanne Chevalier. Ce nom en remplace un autre, qui à été gratté. 9, — Fol. 181a-196c. Le Testament, en 530 quatrains.
BIBL. DE L’ARSENAL 3337 (anc. 198 B. FE.) (1)
Parchemin, 0,296 sur 0,213, daté de 1390, 124 feuillets à deux colonnes de 45 lignes. Début du 2 feuillet : Une ymage qui villenie, Pas de miniature. L'espace ménagé en tête du premier feuillet pour une miniature n'a pas été utilisé. Le dernier feuillet est resté blanc.
Au bas du f. 1: « Paulmy ». Au f.124, la signature de «André Sevin », plusieurs fois répétée.
Dans les marges, de nombreuses citations latines, se rapportant au texte du poème ; elles sont de deux mains différentes. L'un des annotateurs ne cite guère qu'Ovide. Ces citations sont reproduites, sans.indication de la source, dans les notes de l'édition du Roman de la Rose de Méou. Méon a cependant négligé les quatre vers suivants, qui sont transcrits, à la suite de deux vers d'Ovide (Art d'Aimer, Il, 57-58), en face d'une allusion à Dédale (v. 5226-28) :
Icarei fati memores, estote parati | Jussa paterna pati: medium tenuere beali.
Icare nate, bibis, sed tu sine patre peribis, Cum dixi tibi bis : medio tutissimus ibis.
Voici l’incipit et l'explicit du roman :
Duc pennam, rege cor, virgo Maria, precor.
Maintes gens dient qu’en songes Atant fu jour et je m’esveille.
Explicit, expliceat, ludere scriptor eat.
Hujus scriptori da bene, Christe, mori.
Cy faut le Rommans de la Rose, Ou l'Art d’Amours est toute enclose.
L'an mil .ccc. ue dis Fu ce rommans vey eserips.
A Sulv le Chastel sur Loire Fu commencé, c'est chose voire,
(1) Catalogue général. Arsenal, WI, p. 326.
Ou mays d’aoust, sans nul sejour, Droit le xxvr° jour,
Et achevé, bien m'en membre, Le vire jour de novembre,
DT A de Pas ant (1) Ou paradis, après sa mort. .
Dittes Amen, tous d’un acort.
Qui ce rommans voudra entendre
Et les raisons en hon sens prendre, Noble science y trouvera
Dont sages hons se prouvera ;
Et qui ou droit sens l’entendra
Pour vaillant elere l’ateur tendra,
BIBL. DE L'ARSENAL 3358 (anc. 202 B. KE.) (2)
Parchemin, 0,31 sur 0,23, XIVe siècle, 145 feuillets à deux colonnes de 40 lignes. Début du 2e feuillet : Lors pris l'aguille a enfiler. Miniatures dont quelques-unes sont détériorées ; la première est à deux compartiments superposés ; médaillons dans l'encadrement du premier feuillet.
« De la bibliothèque de Paulmy », dit le catalogue imprimé.
Sur la première feuille de garde et sur le dernier feuillet, une notice moderne, sans aucun intérêt, sur Jean de Meun (3).
Ci commenche le Romans de la Rose, Ou l'Art d'Amours est toute enclose.
Maintes gens dient que en songes
(1) Les deux vers, remplacés ici par des points, ont été grattés.
(2) Calaloque général. Arsenal, TU, p. 336.
(3) L'auteur de cette notice ajoute : « Ce manuscrit icy n'est pas du nombre de ceux qui ont été altérés ; il est semblable au manuscrit très ancien quise trouve dans la bibliothèque d'Oxford, ainsi qu'on l'a confronté dans les vers rapportés dans une lettre de M. de Maizeaux écrite à M. de Saint-Evremond ».
La lettre dont il s'agit est publiée au tome V, p. 380-98, des Œuvres de M. de Saint-Évremond|Amsterdam, 1739, in-12). Elle répond à une demande adressée dans une lettre antérieure par M. de Saint-Evremond à M. de Maizeaux : « Dans la dernière conversation que j'eus avec vous, vous me dites certaines particularités du Roman de la Rose, que je voudrais bien voir plus au long » (Zbid., p. 379). Tout ce que dit M. de Maizeaux du Roman de la Rose est emprunté à « trois ou quatre de nos anciens auteurs », c’est à dire à Fauchet, à Pasquier et à La Croix du Maine. À ces renseignements, pour montrer combien la langue du poème est différente dans les mss. et dans les éditions imprimées, il joint la transcription des 44 premiers vers d’un ms. d'Oxford, « qui est très bien écrit sur velin et orné de jolies figures en miniature ». Il s'agit du ms. de la Bodléienne Selden Supra 97.
. . . A] La copie se terminait d’abord au vers :
Atant fu jour et je n’esveille.
D'une écriture différente de celle du scribe, mais de la même époque, on a ajouté la finale apocryphe du groupe N.
Est fine et pure verité.
Explicit le Roumans de la Rose, Ou l'Art d'Amours est toute enclose.
Au-dessous de cet explicit on a écrit au XVIe siècle (ou au XVIIe) trois vers extraits du premier Triomphe de Pétrarque : Petrarea (Amour) naque d’occio e di laccivia humana,
Nuttrilo di pensieri dolci et suavi, Fatto seignior e dio da gente vana.
BIBL. DE L'ARSENAL 3339 (anc. 204 B. F.) (1)
Parchemin, 0,330 sur 0,263, XV'siècle.193 feuillets à deux colonnes de 36 lignes. Début du 2° feuillet : El me dormoie moult formant. Une miniature en tête de chaque poème.
Ms. de Paulmy.
4°. — Fol. 1a-155d. Le Roman de la Rose.
L'aucteur.
Maintes gens dient que en songes
Atant fu jour ct je m'esveille.
Ci fine le Rommant de la Rose, Ou l'Art d'Amours est toute enclose.
Et après commence le Testament maistre Jehan de Meun.
2. — Fol. 156r°-185v°. Le Testament, en 532 quatrains, écrit sur une seule colonne.
9°. —- Fol. 186a-186c. Le Codicille.
4, — Fol. 187a-193a. Les Sept articles de la foi, avec cet explicit : «Gi fine le Tresor maistre Jehan de Meun, lequel il fist et compila au lit de sa mort, et fait menction des sept articles de la foy ».
(1) Calulogue général. Arsenal, TI, p. 337.
BIBL. DE L’ARSENAL 3209 (anc. 201 B. F.) (1)
Parchemin, 0,31 sur 0,22, second tiers du XIVe siècle, 171 feuillets : à deux colonnes de 40 lignes. Début du 2e feuillet : Mon vis refreschi et lavé. Miniatures, dont là première est à quatre compartiments ; médaillons dans l'encadrement du 4e" feuillet.
Provient de la bibliothèque de Paulmy.
Surune feuille de garde : Æxtibris Joannis Marielle, Bibliopolae Parisiensis. En bas du 1 feuillet : Chartes Adrien Picard.
1°. — Fol. 1a-145b. Le Roman de la Rose.
Ce est le Romans de la Rose,
Ou l'Art d'Amour est toute enclose, Maintes genz dient que en songes
Est fine et pure verité.
Explicit le Rommans de la Rose,
Ou l'Art d’Amors est toute enclose,
Nature rit, si com me semble,
Quant hic et hec joignent ensemble.
20, — Fol. 145b-146d. Le Codicille, se terminant par : « Explicit
le derrain Testament maistre Johan de Meun. Prions pour l'ame de luy ».
30. — Fol.146a-171 d. Le Testament, en 513 quatrains. BIBL. DE L’ARSENAL 5210 (anc. 200 B. F.) (2)
Parchemin, 0,276 sur 0,185, fin du XIVe siècle, 141 feuillets à deux colonnes de 40 lignes. Début du second feuillet : £t mesdisant et ramponeuse. Miniatures.
Au fol.1,on a écrit entre les deux colonnes : « Pour Mons. de Marcousy » (XVe ou XVIe s.). D'après lé Catalogue général, ce volume a appartenu à M. de Paulmy et probablement au due de La Vallière » (à).
Fol. 1-139 vo : Le Roman de la Rose.
C'à est Le Rommans de la Rose,
Ou l'Art d’'Amours est toute enclose.
Maintes genz dient qu’en songes
(1) Catalogue général. Arsenal, IE, p. 156.
(2) Calalogue général. Arsenal, TT, p. 157.
(3) I ne figure pas dans le Catalogue des livres de feu M. le duc de La Vallière.
Atant fu jour et je m’esveille. * Explicit le Rommans de la Rose, Ou l'Art d'Amours est toute enclose.
Au f. 140 vo : « Madame, je vos priie que vos me voillés amer » (XVes.). Au f.1#1 re, les vers suivants, de la même écriture. Des corrections prouvent qu'ils sont autographes.
Ja soy ce que donné vous ay Autre fois ceur, corps et penssee, Serez vous de moy estrenee En ce jour du surplus que j'av.
S’et loyalté que vous tendrav, Qui par moy vous est presentee.
Se mieux avoye que je n’ay.
Vous aryez ; se il vous agree, Joye sera sur moy donnee Par vous qui tourjours serviray.
Quant vous plera j’aray mieux, Ma trés belle douhce maistresse, Quant vous m’i pouez lvesse Donner, mal gré tous envyeux.
Se je ne suy pas joveux,
Il me souffist que on me lesse ;
En moy n’a ne ris ne jeux, Dangier say (Z. sanz) touchier me blesse, Je n’ay se deuil et tristesse,
A toute heure se m'eit Dieux.
BIBL. DE L’ARSENAL 5226 (anc. 199 8. EF.) (1)
Parchemin, 0,265 sur 0,197, troisième quart du XIVe siècle, 154 feuillets à deux colonnes de 36 lignes. Début du 2% feuillet : Zt les oisellons escoutant. Miniatures, dont la première a quatre compartiments.
Maintes gens dient que en songes Atant fu jour et je m’esveille.
Explicit le Rommant de la Rose, Ou l'Art d’Amours est toute enclose.
Entre les deux parties du poème, une miniature représentant Jean de Meun à son pupitre de travail est précédée de cette rubrique :
(1) Catalogue général. Arsenal, III, p. 167.
Ci fine meslre Guillame de Lorris de Bel Acueil, et conmence mestre Johan de Meun a parfaire tout Le Roumans de la Rose,ou l'Art d'Amours est lout enclose. Si parle pour conclure le bonhomme mestre Johan de Meun sur Tille.
Ge ms. à subi, dès le XIVesiècle, une importante restauration : des pièces ont été collées au bas des feuillets 90-96, et les feuillets 97-120, 140-141, 153-154 ont été remplacés ; il en résulte que les v. 12643-44 (f. 91 vo), 19689 -90 (F. 92 ro), 12933-86 et 13015-16 (f. 94ro), 13085 (f.94vo), 13116-22 et 13149-56 (f. 95r0), 13185-9% et 13228-36 (F. 95ve), 13967-77 et 13306-313 (f. 96r0), 13336-349 et 13376-384 (F. 96 vo), 15385-16887 (f. 97-120), 19667-955 (f. 140-141), 21414 à la fin du poème (f. 152-154), sont d'une nouvelle écriture et représentent une nouvelle version.
Les feuillets 33-40 ont été intervertis par un relieur et doivent être lus dans l’ordre suivant : 33, 35, 36, 34, 39, 87, 38, 40.
Une note, inscrite sur une feuille de garde, en tête du volume, indique que ce ms. a été examiné, dans la bibliothèque du duc de La Vallière, par Barbazan, qui l’a jugé «le plus bel exemplaire de plus de soixante qu'il a connus » (1).
Le ms. a appartenu à M. de Paulmy.
BIBL. DE L'ARSENAL 5874 (anc. 161 B, B. F.) (2)
Les feuillets 24-61 de ce registre ne sont autres que les pages 1-76 (v.1-2243) d’une édition imprimée du Roman de la Rose, au bas desquelles on a collé des feuilles manuscrites contenant un glossaire des mots vieillis du texte.
BIBL. DE L’ARSENAL 6045 (203bis B. F.) (3)
Papier, 0,350 sur 0,220, XVIIe siècle, 446 feuillets.
Le Calalogue général présente ce ms. comme une «Copie préparée pour l'impression avec des notes, des corrections et des variantes ». C'est exact, mais il importe d'ajouter que cette copie ne reproduit pas le texte d'un ms. perdu, seul cas où elle aurait pu être
(1) Cette appréciation cadre mal avec ce que j'ai dit de la restauration ancienne du ms., lequel, d’ailleurs, ne figure pas dans le Catalogue des livres de feu M. le duc de La Vallière.
(2) Catalogue général. Arsenal, V,p. 465.
(3) Catalogue général. Arsenal, VI, p. 58.
Univ. de Lille. Trav. et Mém. Droit-Lettres. Tome VIl — 6.
intéressante : elle a été faite sur une édition imprimée, antérieure à celle de Marot. Les corrections et variantes ne portent que sur les 3750 premiers versenviron. Le texte est suivi de variantes empruntées au ms. «de Bonvallet» (Bibl. Nat. fr. 797) et aux mss. de la Bibliothèque royale 7197 et 1480 (ces deux cotes se réfèrent au ms. actuel Bibl. Nat. fr. 802) (1).
BIBL. DE L'ARSENAL 6818 (203ter B. F.)
« Différences qui se trouvent entre le ms. du Roman de la Rose de la bibliothèque de la Ville et le ms. de la bibliothèque du Roi cotté > (aujourd'hui Bibl. Nat. fr. 802) (2). La dernière des «différences » signalées mentionne l'absence des v.3925-36 dans le ms. de la Ville. La comparaison ne va pas plus loin. Ensuite sont comparés deux passages de ces deux mss. aux passages correspondants de l'édition Lenglet du Fresnoy.
Le Catalogue général (3) attribue ces pages à Ameïlhon.
Recueil de traités d’alchimie des XVIe et XVIIe siècles, formé de deux volumes reliés ensemble.
Les f. 77v° et 78r° du premier volume contiennent, sous le titre d'« Extraict du Romant de la Rose », quelques notes qui n’ont d'autre intérêt que de montrer dans quel esprit les alchimistes lisaient le poème de Jean de Meun :
Au premier feuillet parle d’une riviere vers la fin du chapitre.
Au Tet8 f., au chap. Deduyt, parle d’ars et de fleches. En ce chap. parle d’une boucle d'or.
Au chap. de Narcisus, ILe f., parle comment Naaman approcha de la fonteine.
Au 27 f.... fist faire une tour a Jalousie et le mortier fut destrempé de fort vinaigre avec chaulx vive. Bel Acueil fut mis en lad. prison.
Au chap. de Fortune parle de deux fleuves, l’un doulx e l’autre amer ; feul. 43 et #4, qui est bon a notter pour leb/2 eaues que sçavés; en ce chap. de Neron, qui est au 43 f., est dit et nommé de quoy le subject est engendré.
Parchemin, 0,35 sur 0,26, fin du XIVe siècle ou commencement du XVe; 189 feuillets à deux colonnes de 33 lignes. Miniatures sans valeur. ;
Sur une feuille de garde, à la fin du volume, on lit : C. Mesnagier, et: Ex libris Dusoul(?) (2).
1°. — Fol. 1-152d. Le Roman de la Rose. Les feuillets contenant les 1438 premiers vers ont été remplacés par une copie faite sur l'édition de 1531 à la marque de Jean Petit. Deux cependant des anciens feuillets ont été conservés en tête du volume, mais l'un adhère par le recto au plat de la couverture, et le verso de l'autre est masqué par une feuille de papier blanc, de sorte qu’on ne peut plus lire que le verso du premier (v. 1243-1308) et le recto du second (v. 1309-1374). D'un autre feuillet, collé sur le plat de la couverture à la fin du ms., le recto contient les vers 1041-1106.
Narcisus fu un damoisiaulz (v. 1439)
Atant fu jour et je m’esveille.
Cy fine le Rournant de la Rose, Ou l'Art d'Amour est toute enclose.
2, — Fol. 153a-d. Le Codicille.
3°. — Fol. 153d-184d. Le Testament, en 262 quatrains. 40. — Fol. 185-189 c. Les Sept articles de la Foi.
Parchemin, 0,275 sur 9,203, second quart du XIVe siècle, 140 feuillets à deux colonnes de 39 lignés. Début du % feuillet : Zors men alai par mi la pree. Miniatures effacées.
Ce ms. vient des Augustins du faubourg Saint-Germain, d'après le catalogue imprimé.
Entre les deux parties du Roman de la Rose, cette rubrique : « Ci fenist mestre Guillaume de Saint Amour, et commence mestre Jehan de Meun. »
(1) Catalogue général. Mazarine, II, p. 21.
(2) L'auteur du Catalogue générai a lu Dasoul. (3) Catalogue général. Mazarine, I, p. 210.
* Ci conmence le Romans de la Rose, Ou l'Art d'Amours est toute enclose.
Maintes gens dient que en songes
Atant fu jour et je m’esveille.
Parchemin, 0,274 sur 0,200, première moitié du XIVe siècle, 135 feuillets à deux colonnes de 36 lignes. Début du second feuillet de la table : Les regrais de le vielle; du 2 feuillet du texte (4° du ms.): Trés au pié de l'iave batoit. Miniatures sans valeur et fort détériorées. À
Maintes gens dient que en songes Atant fu jour et je m’esveille.
Explicit li Rommans de le Rose, \ Ou PArt d’Amours est toute enclose.
Nature rit, si com moi samble,
Quant hic et hec joignent ensamb{le].
Les feuillets 41 et 42 sont intervertis, de même 45 et 46: il manque un feuillet (v. 235-356) entre les f. 4-5, et un (v. 20235-35376) entre les f. 144-145. Les v. 407-408 et 434-442 ont été enlevés en même temps que des miniatures.
Les deux premiers feuillets sont remplis par une table des matières du roman, d'une écriture semblable, sinon identique, à celle du ms. Cette table à été transcrite par.un Picard. En voici les deux premiers articles :
Que songes peuent apparoir. I.
Que songes vient de frenesie, VF® et IX.
Le copiste du ms. était Picard ; il conserve régulièrement c et g latins devant a et écrit ch pour € devant e, À : chine, chieux (caelos), cha, feuquiere, pourcache, gayant, guerbe, etc.:; sont aussi picardes les formes pule (— peuple), deaules (— deabltes); duch (= du), puchast (— puisasl), commanch, rench (ind. pr. 1 de commander, rendre), meteroit, boin, ent en au OUR assauudre, laudre, cauper, tausis, vaudriés, etc.; le,me, men pour
(1) Catalogue général. Mazarine, II, p. 211.