‹ Les manuscrits et la miniatureChapitre 9 sur 144 · I. \'ie Je Charlcmaguc, ch. xxv · texte numérisé non relu

I. \'ie Je Charlcmaguc, ch. xxv

i6 LES MANUSCRITS ET LA MINIATURE.

et barrée aux articles vérifiés ou recopiés par les gens des comptes, La Bibliothèque nationale possède des documents analogues pour les règnes de Philippe III et de Philippe IV; on en voit d'autres à Florence et à Genève. Viollet-le-Duc a décrit et reproduit Textérieur de tablettes fort curieuses, remontant au xiv'^ siècle et conservées à Namur; mais celles-ci sont en ivoire sculpté et rentrent plutôt dans la catégorie des chefsd'œuvre artistiques qui servaient de couverture à nos plus précieux manuscrits ^ Le musée du Louvre contient trois ivoires ayant la même destination, qui ont été dépeints sommairement par M. de Laborde-, Nos pères utilisaient les tablettes, non seulement pour leurs comptes et leurs messages, mais pour des extraits de livres, des reportations de sermons, des testaments, des projets d'actes, et, d'après certains étymologistes, le nom des tabellions n'a pas d'autre origine que celui des tabellœ sur lesquelles ils rédigeaient leurs minutes.

Beaucoup d'autres matières végétales ont partagé le privilège du bois, depuis la feuille de palmier des Orientaux et des Mexicains primitifs ou la feuille d'olivier des anciens Syracusains jusqu'à la doublure du pourpoint de toile sur laquelle Gaspard de Coligny envoyait à ses affidés ses instructions secrètes '. Des linges écrits enveloppaient souvent les momies d'Egypte; les Romains reproduisaient sur des pièces de toile les oracles sibyllins, des plans, des actes privés. Il est même ques-

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