C. — Orthis resupinata
Une abondante silice de remplacement a altéré profondément la texture du test et encombre la cavité du fossile. A la limite du test et du remplissage secondaire, ont pris naissance des cristaux de calcite en prismes aigus qui pointent vers l’intérieur de la coquille.
Ici encore, pas d’autre couche que la couche lamellaire superficielle; mais les lamelles sont obliques sur la surface interne du test avec laquelle elles font un angle approximatif de 15 degrés. Ces lamelles s’éteignent suivant leur allongement. Dans la région du crochet, les lamelles se recourbent en sens inverse de leur direction normale.
Fig. 25. — Structure d’Orthis resupinata.
En A, profil de la coquille; — en B, coupe.
Test fortement épigénisé par de la silice, laissant voir, par places, des vestiges de la couche lamellaire (1). Les lamelles, obliques sur la surface interne de la coquille, font avec cette surface un angle approximatif de 15 degrés.
Le vide intervalvaire (2) est de quartz en mosaïque. A la limite du test et du vide intervalvaire, de petits prismes de calcite.
D. Spirifer Verneuilli.
Cette espèce montre, en section longitudinale, une structure lamellaire très régulière. Homogène dans l’ensemble de la coquille, elle est interrompue sur la grande valve, dans la région du crochet et le premier
Fig. 26. — Structure de Spirifer Verneuilli. La couche lamellaire est interrompue, dans la région du crochet, par une couche prismatique qui se bifurque bientôt et dont les branches viennent mourir à la surface interne de la coquille, sans atteindre le bord frontal. La flèche indique la position du crochet.
tiers postérieur du test par une lame plus épaisse et différente d'aspect. Cette lame, d’abord simple, se divise bientôt en deux lames d’inégale
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épaisseur qui viennent mourir l’une derrière l’autre à la surface interne de la couche lamellaire ; leur texture est floue et indécise, mais je la crois prismatique.
Les lamelles, très régulières et à ondulations très faibles, sont inclinées de 13° environ sur la surface interne de la coquille, L’angle d’extinction varie avec les portions du test: dans certains cas, l’extinction est à son maximum quand la lamelle fait un angle de 20° environ avec les fils du réticule ; d’autres lamelles au contraire s’éteignent suivant l'allongement ou à fort peu de chose près.
E. — Spirifer tornacensis.
Le test, si l’on complète les unes par les autres les observations faites en divers points, se montre composé de deux couches :
l'une, externe, formée d'éléments obliques et prenant l'aspect d’une chevelure, EAÈT
l’autre, interne, constituée par des prismes normaux à la surface du fossile.
Fig. 27. — Structure de Spirifer tornacensis. La coquille présente, dans son épaisseur, au minimum deux couches: une couche lamellaire externe que l’on rencontre dans toutes les coquilles de Brachiopodes, et une couche prismatique plus épaisse que chez Sp. verneuilli. L’épigénisation de la coquille par la silice (portions laissées en noir) ne permet pas de préciser si cette couche prismatique atteint le bord frontal ; maïs c’est fort peu probable.
Cette dernière couche, très épaisse dans la région du crochet, va en s’amincissant du crochet vers le bord frontal. Atteint-elle ce bord frontal? la retrouve-t-on à la petite valve? ce sont là deux précisions sur lesquelles je ne puis me prononcer ; la suivre m’a été impossible, car le test du Spirifer tornacensis observé était rongé sur ses deux faces externe et interne et la calcite en avait été plus ou moins complètement remplacée par de la silice. Les prismes sont grêles et montrent une extinction droite ; ils s'étendent d’une seule venue sur toute l’épaisseur de la couche prismatique. |
Il semble qu’un rapprochement soit à faire de la coquille de Spirifer tornacensis avec celle de Spirifer Verneuilli, bien que l’altération par
la silice m’empêche de l’affirmer absolument. On a l’impression que la couche prismatique est interrompue par des couches lamellaires ou, ce qui revient au même, que la couche prismatique se divise et que ses branches viennent mourir l’une derrière l’autre sur la surface interne de la coquille. |
Quant aux éléments de la couche lamellaire externe, ils sont très réguliers dans leur allure et ne présentent pas d’ondulations. Ce sont des lamelles couchées obliquement sur la couche prismatique et faisant avec elle un angle approximatif de 10 à 15 degrés.
La structure est encore plus compliquée dans la région du crochet, comme on en jugera par le schéma ci-joint. On y distinguera une alternance régulière de zones à texture lamellaire et à texture prismatique et on remarquera que la silice a fait disparaître une partie de la zone prismatique et toute l’épaisseur de la zone lamellaire la plus superficielle.
F. — Spirigera globularis. 4 F4 Chez Spirigera globulartis, la structure de la coquille rappelle celle de Spirifer tornacensis et de Sp. Verneuilli; mais les deux couches lamellaire (externe) et prismatique (interne) persistent, sur les deux valves, du crochet au bord frontal.
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Fig. 28. — Structure de Spirigera globularis. La flèche indique la direction du crochet. : "
1, Couche lamellaire; — 2, Couche prismatique hyaline de la coquille; 3a et 3b, Couche prismatique de remplissage, brune et chargée de matières organiques; — 4, Calcite secondaire de remplissage du vide central de la coquille.
La couche externe, lamellaire, à lamelles obliques et inclinées d’environ 20° n’a été observée par moi avec netteté et certitude que sur la petite valve ; mais elle existe sûrement aussi sur la grande. Des deux
couches, c’est la seule qu’on observe constamment dans les fragments de Brachiopodes.
La couche interne prismatique à longs prismes droits et d’une venue est très développée ; son épaisseur est ici considérablement augmentée du fait d’une cristallisation, secondaire et de remplissage, en longs prismes qui se sont orientés sur ceux de la couche interne du test. Il est aisé néanmoins d’en faire le départ, car la portion qui revient à la coquille est hyaline et transparente, tandis que celle qui s’y est surajoutée est opaque, brune et chargée de matières organiques.
La couche prismatique s’observe ici sur la petite valve comme sur la grande ; très développée dans la grande valve, elle est d’épaisseur beaucoup moindre dans la petite — dans les deux, l’épaisseur augmente en direction du crochet. S’étend-elle du crochet au bord frontal ou constitue-t-elle un renforcement local? Je ne puis préciser avec certitude, mais, comme je l’ai retrouvée dans les portions conservées du test, on peut, me semble-t-il, présumer en faveur de la première alternative.
G. — Athyris Levellei.
Avec Athyris Levellei, j aborde des Brachiopodes à structure encore plus complexe ; cette structure variant avec les portions de la coquille, je me propose, pour éviter toute confusion dans la description, d’analyser successivement ces différentes portions. Je m’en tiendrai à la valve qui porte le crochet, l’autre valve n’ayant pas conservé sa texture dans l'échantillon étudié.
1. — Dans la région du crochet, la coquille comprend de l’extérieur vers l’intérieur deux couches : l’externe à prismes verticaux (couche n° 2 sur le schéma), l’interne à prismes couchés et courbes, très épaisse dans
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