‹ Les Marbres du Calcaire Carbonifère en Bas-BoulonnaisChapitre 126 sur 211 · I. — MORPHOLOGIE ET ANATOMIE · texte numérisé non relu

I. — MORPHOLOGIE ET ANATOMIE

A. — Les individus, à en juger par les sections qu’ils fournissent en lame mince, sont enroulés en spirale et cette spirale est nettement dissymétrique. Les sections qui s’observent en effet le plus fréquemment, se présentent sous la forme de boyaux courbes plus ou moins longs (cf. PI. XIX, fig. 82 et 83) ; ce n’est qu’exceptionnellement que j’ai pu observer un tour complet de spire et jamais davantage (cf. PI. XIX, fig. 84).

J’ai l’impression qu’il faut rapprocher des organismes dont il est ici question, — 1° les organismes «en forme de haricot» (bean-shaped organisms) auxquels M. E. J. GARWOOD et Miss E. GOODYEAR ont fait allusion dans leur description de la « Lower Carboniferous succession in the Settle district » et figurés à la planche XIX sous le numéro 3 en compagnie de Girvanella dans des nodules caractéristiques de la zone D? (cf. Q. J. G. S., t. LXXX, 1924) — 2° et les vermiculites représentées à la figure 65 de la planche XV par M. F. KAÏISIN dans sa « Contribution à l’étude des caractères lithologiques et du mode de formation des

roches calcaires de Belgique » (Mém. Acad. roy. de Belgique, 2° Série, t. VIII, 1926-27).

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B. — La coquille, en coupe, se montre constituée de deux couches : l’une externe, claire et très mince, l’autre interne et opaque, croissant en épaisseur à chaque nouveau cloisonnement de l’animal (cf. PI. XIX, fig. 84).

Dans un certain nombre de cas, les cloisons ont disparu ; quelques sections les montrent conservées, soit en bon état et avec leur structure, soit à l’état de schème. Deux sections seulement, dans l’énorme matériel passé en revue, m’ont fourni le goulot siphonal (cf. PI. XIX, fig. 82 et 84). Ce goulot, situé au centre de la cloison, est le seul vestige qui soit resté du siphon ; ce siphon était intermédiaire et son goulot siphonal à direction antérieure. Les cloisons sont concaves et à concavité antérieure.

La section dont je me propose de faire la description, est incomplète ; ses deux extrémités antérieure et postérieure ont été détruites à la suite d’un phénomène de recristallisation de la matrice. La portion conservée, par la seule augmentation en épaisseur de la coquille au fur et à mesure de l’adjonction des cloisons nouvelles, m’a permis néanmoins de définir la partie antérieure de l’animal et, en conséquence, la direction de son goulot siphonal, qui est, sans aucun doute, à direction antérieure. J’ai dit plus haut que le siphon est intermédiaire ; cela s’entend bien entendu du cas particulier que j’ai décrit et photographié (PI. XIX, fig. 84) et je n’entends nullement affirmer que le siphon est toujours intermédiaire, et pas davantage que le goulot siphonal est toujours à direction antérieure. Cette généralisation ne m’est pas permise, faute de documents suffisants.

C. — Du reste, aucun des caractères fournis par l’observation ne dirime le problème ; bien au contraire, les précisions que j’ai recueillies touchant la cloison et le goulot siphonal le compliquent plutôt. Voici en effet ce que dit BRANCO :

«La cloison transversale se présente, en coupe médiane, sous la forme d’une ligne arquée à convexité antérieure chez les Ammonites, les latisellés, et une partie des Goniatites asellées. Elle est à concavité antérieure dans les autres (la majorité?) Goniatites asellées, chez les Nautilides, les Spirulides et les Bélemnitides. »

« Le goulot siphonal est, chez toutes les Goniatites, les Nautilides, les Spirulides et les Bélemnites dirigé vers l’arrière ; dans le genre Aulacoceras, il est à direction antérieure. Chez les Ammonites (en est-il ainsi

chez toutes?), il est, chez les jeunes, dirigé en arrière et, plus tard, dirigé vers la partie antérieure de l’animal » 155,

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