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Animaux appartenant au groupe des Foraminifères

Jusqu’à présent, presque toutes les sections circulaires, boyaux et vermiculures rencontrées dans les oolithes avaient été attribuées à des Algues inférieures. GAUB le premier (que je sache) signalait dans le Jurassique de Souabe la présence de Foraminifères polythalames enveloppants qu’il rapportait au genre Ophthalmidium et pour lesquels il

186. « when well preserved show, in addition to the concentric and radia) structure, minute, sinuous, enwrapping fibers very similar to the tubules which characterise the Girvanella type of calcareous algae ». (cf. VAN TUYL F. M. — A contribution to the oolite problem. — Journ. of. Geol., t. XXIV, 1916, p. 795.

186bis. DE LAPPARENT J. — De quelques manières d’être des calcaires oolithiques. — Congrès géolog. internat., C. R. XIII Session, Belgique 1922, 3° fascic. 1926, p. 1305.

créait l'espèce O. oolithicum 137. Ce fait est resté un fait isolé jusqu’à la publication de la note de M. L. DANGEARD «sur les Foraminifères enveloppants des oolithes et des pisolithes ». L’auteur a rencontré dans de grosses concrétions ferrugineuses à structure concentrique du Lias supérieur de Waves (Ardèche) et sur les pisolithes du Bajocien de Bayeux des tubes contournés, vermiformes qu’il rapporte à des Foraminifères voisins de Hyperammina et de Ammodiscus. D’autres tubes « courbes, non cloisonnés, renflés en chambres >. de section « aplatie ou concave vers le centre de l’oolithe et renflés de l’autre côté». «à première loge globuleuse de 0 mm. 05 de diamètre » 8 et qu’il a retrouvés dans maints gisements d’oolithes ferrugineuses de différents étages, rappelleraient d’après lui lOphthalmidium décrit par GAUB.

Cette fréquence à elle seule est un fait de grand intérêt ; mais la manière d’être des tubulures ne paraît pas devoir modifier beaucoup nos connaissances sur le rôle négatif joué par les organismes dans l’élaboration proprement dite de la texture oolithique.

Conclusions.

Les sédiments oolithiques qu’il m’a été permis d'examiner d’une part, — la revue des ouvrages qui traitent de ce facies d’autre part, — tout me paraît favoriser plutôt les tenants de la théorie inorganique, quelle que soit par ailleurs l’explication que l’on retienne. Rien du reste ne force à admettre qu'il n’y ait qu’un processus possible, ni que tous les sédiments oolithiques se soient formés dans les mêmes conditions.

Dans de rares cas, la présence d’organismes au sein des oolithes est indiscutable (M. J: DE LAPPARENT, M. DANGEARD). Il y a lieu de se demander à leur sujet si l’organisme (Algue ou Foraminifère) n’aurait pas contribué, par sa seule présence, à l’édification de l’oolithe en favorisant ou intensifiant le dépôt de carbonate de calcium granuleux. Ce n’est pas impossible, c’est même probable ; — mais, même dans cette hypothèse, l’organisme à lui seul rendrait difficilement raison de la texture fibro-radiaire et concentrique qui caractérise les oolithes, à moins qu’on ne l'interprète comme secondaire dans la forme où elle nous apparaît aujourd’hui, et qu’on n’attribue cette texture à une évolution postérieure au dépôt, ce qui n’est guère vraisemblable.

187. GAUB F, — Die jurassischen Oolithe der Schwäbischen Alb. — Neues Jhb. für Min., Geol. und Pal., 1908, IL, p. 91 et 93, pl. VII et VIII.

188. DANGEARD L. — Sur les Foraminifères. — C. R. Acad. Sc., t. 189, n° ‘1 (1° juillet 1929), p. 58 et 59.

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