welche reichlich kohlensauren Kalk absondern
184. « zum mindesten die Mehrzahl der marinen Kalkoolithe, mit regelmässig zonalem und radialem Aufbau pflanzlicher Entstehung sind : das Produkt des Kalkausscheidungsvermôgens sehr niedrig und mikroskopisch kleiner Algen». (cf. ROTHPLETZ A. — Ueber die Bildung der Oolithe. — Botan. Centralblatt, vol. LI, 1892, p. 268).
peuvent rendre compte de la texture oolithique, et il me semble tout aussi prouvé qu’il s'agisse d’Algues ayant pris un point d'attache sur un fragment étranger ou sur une oolithe en voie de formation et qui seraient restées emprisonnées.
c. — Quelques années plus tard, WETHERED ‘# reprend la question dans une note intitulée « The Formation of Oolithe» où il synthétise ses observations des dernières années. Sa conclusion est celle de 1890 ; elle me paraît d’une généralisation excessive. J’en prends à témoin la planche (pl. VII) que donne l’auteur. A l'évidence, les figures 1 à 8 représentent bien un amas de Girvanelles, entrelacées au centre, à course plus régulière à la périphérie ; je dois avouer toutefois que ni l’une ni l’autre de ces reproductions ne présente la texture typique des oolithes. Même si j’admettais sans réserve l’authenticité organique de la croûte dans la figure 8, la part des Algues dans la constitution des oolithes s’arrêterait là. Comment en effet faire le passage de ces balles à Girvanelles aux véritables oolithes à structure fibroradiée et concentrique? Le point c de la figure 2 ne représente pas la section de tubules de Girvanelles ; ces sections sont toujours plus nettes. Il est vrai que l’auteur fait appel, dans les cas difficiles, à une oblitération possible, qui ne saurait être considérée comme une preuve. Bref, il me paraît que cette planche, loin d’être une preuve en faveur de la théorie organique, l’infirme plutôt et montre au contraire que la part active et directe des organismes dans ces formations est rare. Personnellement, hormis un cas exceptionnel et que je décrirai plus loin, je n’ai jamais rencontré dans les sédiments oolithiques du Calcaire carbonifère boulonnais les balles à Girvanelles qu’à l’état d’individus isolés et rares. Je crois qu’il en est ainsi des calcaires oolithiques étudiés par WETHERED et que les figures 1 et 8 représentent des balles à Girvanelles déposées au sein d’un calcaire oolithique.
d. — D’autres auteurs militent encore en faveur de la théorie organique ; citons seulement KALKOWSKY (1901) et VAN TUYL (1916). Ce dernier décrit sous le nom de «The Prairie du Chien Oolite» une oolithe siliceuse de l’Ordovicien inférieur de l’Iowa. Comme l’oolithe qu'il étudie a subi deux transformations successives : une dolomitisation complète de la matrice et, suivant les places, une dolomitisation complète ou partielle des oolithes, — puis ultérieurement, une silicification des parties restées calcaires, — sans doute, une certaine oblitération doit être envisagée. Les balles oolithiques, ajoute l’auteur, « quand
185. WETHERED E. B. — The formation of oolite. — Quart. Journ. Geol. Soc., London, 1895, t. LI, pp. 196 à 209, pl. VII.
elles sont en bon état de conservation, montrent, outre la structure concentrique et radiaire, des fibres menues, sinueuses, enchevêtrées, en tout semblables aux tubes qui caractérisent le genre Girvanella 186, Il m’est difficile de rejeter absolument l’interprétation de l’auteur, n’ayant pas le moyen de la contrôler ; je me bornerai néanmoins à faire observer que la planche microphotographique qui accompagne la note est peu convaincante : sur les 5 microphotographies, 2 seulement (fig. 3 et 4) montrent un très court boyau d’ailleurs peu net, les figures 2 et 5 ne montrent rien du tout.
e. — L'exemple le plus frappant à coup sûr de l’intervention des organismes est celui qui a été mis en valeur par M. J. DE LAPPARENT au Congrès géologique international de 1922 (XIIT Session, Bruxelles). Comme j’ai pu m'en rendre compte par moi-même par l’étude des échantillons conservés au laboratoire, il s’agit bien d’un facies oolithique. Ces calcaires oolithiques proviennent du Muschelkalk de Lorraine et du Luxembourg ; ils sont dolomitisés. La structure oolithique de la roche se révèle aisément à l’œil nu ; en lame mince, la texture n’est conservée que grâce à des « tubulures vermiformes qui encroûtées de minéraux silicatés durs n’ont naturellement pas été dolomitisées 1562is, Ces tubulures à course irrégulière et sinueuse soulignent de traînées granuleuses, concentriques maïs discontinues, la croûte oolithique périmée par le phénomène de dolomitisation. Comme il ressort de l’exposé même de l’auteur, ces organismes n’ont pu, par le fait de leur développement, construire les oolithes, — mais, s’étant fixés sur les oolithes en voie de formation et s’étant développés sur elles, ils ont parfaitement pu intensifier la précipitation du carbonate de calcium.