I. — PRESENCE DES GIRVANELLES
Les grands éléments se présentent sous une variété de texture qui mérite d’être décrite :
A. — Balles entièrement formées de Girvanelles.
Certaines balles sont entièrement ou presque entièrement constituées par de petits boyaux vermiformes entrelacés (cf. PI. XXIV, fig. 116, en bas). J’y ai observé tous les aspects que peuvent présenter en coupe des tubes ondulés et sinueux, entrelacés et pelotonnés sur eux-mêmes ; à savoir : des sections circulaires ou subcirculaires — de petits boyaux, droits, ondulés ou recourbés en fer à cheval — des boyaux plus longs présentant des bifurcations très nettes. Ces différentes formes se rencontrent souvent dans un même individu, les boyaux longs et bifurqués étant de toutes les sections les moins fréquentes, ce qui se comprend aisément d’un organisme à course irrégulière. Mais les vermiculures ne sont pas partout aussi serrées et il est des zones où la texture est simplement granuleuse avec de rares boyaux et d’autres qui en sont totalement dépourvues.
B. — Balles à noyau oolithique avec revêtement de Girvanelles.
D’autres balles ont leur centre occupé par une oolithe typique à texture fibro-radiaire et concentrique (cf. PI XXIV, fig. 116, 117 et 118) ; sur cette oolithe s’est développée une croûte épaisse formée soit d’un entrelacs de petites vermiculures et de microtubulures serrées les unes contre les autres, soit d’un calcaire granuleux plus ou moins homogène au sein duquel s’observent parfois quelques sections longitudinales ou obliques de tubes. La croûte organique qui recouvre l’oolithe peut présenter l’un ou l’autre aspect et même les deux successivement dans son épaisseur, la zone granuleuse plus ou moins homogène étant d’ordinaire la plus externe.
La texture fibro-radiaire et concentrique de l’oolithe est parfois bien conservée ; parfois aussi, elle est plus ou moins remplacée par des plages granuleuses sombres (cf. PI. XXIV, fig. 117, en haut à droite), par dès taches circulaires claires cerclées de noir et par de petits boyaux plus ou moins sinueux (cf. PI. XXIV, fig. 116 et 117).
La croûte qui entoure l’oolithe, même lorsqu'elle est granuleuse et homogène, laisse toujours transparaître en certains points des taches, les unes circulaires, les autres allongées, qui tranchent en plus clair sur le fond granuleux noir. Les boyaux sont, dans certains cas, très nets et on en voit qui courent parallèlement à la surface de l’oolithe et d’autres qui ont tracé leur parcours en direction radiale.