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la forme de tubes, à lumière réduite, et à parois distendues de loin en loin par des hernies très accusées dans lesquelles figurent des corps en forme de médusoïdes et que je qualifierai du nom d’ampoules pour ne pas préjuger de leur signification biologique (cf. PI. IH, fig 6, 7 et 9).
Ces ampoules, fixées à l’intérieur du tube et à sa paroi interne et profonde, prennent naissance sous l’aspect d’un croissant qui s’enfle, se bombe vers l’extérieur, et, selon toute vraisémblance, est finalement expulsé. J’ai en effet retrouvé, dans la gangue qui entoure l’organisme Henriette, de ces petites balles à l’état libre. Ce sont de petits corps hémisphériques, très bombés, limités par une mince zone de calcaire granuleux. Une ligne régulière en arc divise généralement l’ampoule en deux parties inégales ; contre elle viennent buter les prismes de calcite qui remplissent la cavité de l’ampoule. Certaines sections d’ampoules ne présentent pas cette ligne arquée maïs une série de petites taches sombres irrégulièrement distribuées ; de plus on n’y observe pas l’allure fibreuse de la calcite mais, de-ci de-là, de petits losanges qui ne sont pas autre chose que la section transversale des petits prismes allongés auxquels j'ai fait allusion plus haut. Ces sections seraient des coupes transversales de l’ampoule, les premières seraient vues de profil.
2, — En un autre point de la surface, j’ai observé une multiplication et un tassement des tubes; ils formaient un véritable lacis très serré, englobant et paraissant protéger un corps sphérique de grande taille (cf. PI. IV, fig. 13 et 14).
A parcours très irrégulier et très tourmenté au contact avec le corps globuleux, ces tubes se régularisent au voisinage de la surface ; ils y sont ondulés et entrelacés, mais on peut les suivre sur une certaine longueur. Dans quelques cas, la lumière du tube est très visible et se distingue nettement des parois granuleuses — le plus souvent toutefois, par suite du tassement des tubes, ces deux parois sont confondues et l’on n’a plus qu’une ligne ondulée noire de carbonate de calcium granuleux.
Le corps sphérique dont il a été fait mention ci-dessus comprend dans sa structure deux portions distinctes : un noyau central volumineux limité vers l’extérieur par une zone corticale épaisse. Cette zone corticale est formée par la juxtaposition de pelures concentriques ; elle est de structure lamelleuse, chaque lamelle calcaire étant constituée par des individus de calcite d’orientations diverses, normaux à sa surface ou obliques sur elle. La partie centrale, brunâtre, est remplie de calcite secondaire à disposition sphérolithique. 4
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