‹ Les Marbres du Calcaire Carbonifère en Bas-BoulonnaisChapitre 55 sur 211 · C. — Organismes · texte numérisé non relu

C. — Organismes

- À côté des rubans grumeleux essentiellement ou même uniquement constitués de grumeaux, il faut signaler des rubans organiques.

Les organismes qui prennent part à la constitution des rubans du marbre Caroline paraissent de même nature que ceux de la base de la série rübanée mais ils sont ici d'épaisseur moindre et moins bien conservés. J’en citerai deux types dont l’un, le premier, présente des caractères qui rappellent ceux de Corydopodium.

TDR ES 1. — Organisme dont la structure. rappelle celle de Corydopodium.

a. — Organisme thalliforme à portions plus ou moins largement développées (lames) réunies les unes aux autres par de fins tractus. L'ensemble du thalle est de calcaire granuleux; la texture en est habituellement confuse mais là où elle s’observe, elle ébauche quelquesuns des aspects que j'ai décrits à l’occasion du marbre « Pattes d’Alouettes », à savoir : fond granuleux sillonné de lignes noires (enveloppes vues en section), — présence sur le fond du thalle de taches circulaires plus claires et rappelant les ampoules de Corydopodium, — petits nids de grumeaux analogues aux bâtonnets mais ici de taille beaucoup plus petite et de forme différente (cf. PI. VIIL fig. 32).

À signaler en outre, comme caractère nouveau, la présence, dans les interstices libres entre les lames, de corpuscules de forme ovale ou subsphérique. Ces corps sont complètement opaques (cf. PI. VIII, fig. 32) et vraisemblablement de calcaire granuleux, bien qu’on n’en distingue pas les granules. Il n’y a pas de doute pour moi que ces organes ne soient ici en place et ne correspondent à quelque phase de fructification de l’organisme; l’un ou l’autre en effet est rattaché au thalle par un pédoncule (cf. PL VIII, fig. 32, secteur nord-ouest) et, comme ce pédoncule est rétréci, la probabilité est pour qu’il soit rarement intéressé. Il est possible toutefois que le prétendu pédoncule ne soit qu’un tractus et que les corpuscules se soient développés aux dépens d’une lame organique qui de ce fait a disparu en tant que telle. Ils sont de plus en contact tellement étroit avec le thalle que celui-ci souvent porte en creux l’empreinte du corpuscule qui s’y trouve. Ces organes enfin se rencontrent jusque dans les parties du thalle où le réseau est intact et où ses mailles sont le plus serrées, comment auraient-ils donc pu s’y introduire du dehors?

b. — Dans certains cas, l’oblitération atteint à la fois l’allure d'ensemble et la texture qui ne rappellent plus que de très loin celles des Corydopodium, masquées au surplus par un phénomène plus ou moins accentué de dolomitisation. Les processus tractiformes et les bourgeons sont à peu près inexistants ; seules ont subsisté les portions épaissies du thalle (lames), où une vague orientation des granules du fond et des taches cristallines suggère un rapprochement avec le phénomène de floculation observé chez Corydopodium (cf. PL IX, fig. 35, ruban supérieur). Etant donné l’aspect d'ensemble et l’état de continuité relative du thalle, je ne puis songer à admettre un transport de matériaux, si négligeable que puisse être imaginé ce transport. Le thalle s’est développé sur place maïs, pour des raisons diverses, sa texture s’est plus ou moins profondément altérée tandis que l’organisme gardait son allure d'ensemble.

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