II. — ANATOMIE DE L'ORGANISME
A. — Ensemble.
1. — Les zones concentriques dont il vient d’être question et qui sont alternativement opaques et d’un blanc laiteux, ou d’un brun grisâtre avec poches de calcite, sont constituées, les premières par un calcaire granuleux très fin et très dense parcouru verticalement dans son épaisseur par de nombreux petits tubes, les secondes par de larges plaques de calcite hyaline où nagent par places des flocons granuleux (cf. PI. XI, fig. 38 et 39).
Cette alternance de zones à textures différentes est plus apparente que réelle, car si j’observe les portions extrêmes des zones (où la croissance est moins active) ou encore ces zones elles-mêmes dans leurs portions les mieux conservées, je constate: dans le premier cas, que les zones se superposent immédiatement les unes aux autres, dans le second cas, qu’en général les tubes se continuent à travers et au delà des plages de calcite secondaire (cf. PI. XI, fig 38).
L'organisme est donc entièrement constitué par des tubes. Ces tubes ne sont pas contigus ; les interstices qu’ils laissent entre eux sont comblés par une boue calcaire très fine relevée de multiples et minuscules fragments organiques qui tranchent en blanc brillant sur le fond noir de la boue granuleuse.
2. — Même dans les portions les plus vieilles de l’organisme, l’allure des tubes est assez nette; leur course est régulière, et, dès l’origine, ils prennent une direction verticale bien définie.
Ils présentent dans leur évolution deux aspects très divers et successifs : dans les zones opaques (d’un blanc laiteux sur le marbre poli) ces tubes sont réguliers et de diamètre réduit, dans les zones de texture moins compacte (lignes brunes) ils sont au contraire plus ou moins Jilatés et variqueux (cf. PI. XI, fig. 38, 39 et 40).
Vers l’extérieur, l’organisme semble limité par une sorte de croûte à allure concentrique moins nette, très granuleuse et de texture confuse (cf. PI. XI, fig. 38). Des taches irrégulières de calcite hyaline qui s’y
LAVE ee ds
observent on peut, me semble-t-il, légitimement déduire que la course des tubes est moins ordonnée dans les portions supérieures et superficielles de l’organisme. Du reste, l’organisme étant globuleux, il est normal que les sections basales et médianes montrent une structure tubulaire plus régulière.
B. — Détail.