Dilatations ampulliformes et boudins variqueux
Rien de spécial à ajouter sur les zones compactes à tubes fins et réguliers ; très variés par contre sont les aspects que prennent les zones où les tubes sont élargis.
Originellement, ces tubes sont munis de dilatations ampulliformes qui, plus ou moins régulières, résultent d’élargissements et de rétrécissements successifs dans le diamètre des tubes (cf. PI. XI, fig. 39 et XII,
Fig. 13. — Mitcheldeania zonata n. sp.
Algue formée de tubes dépourvus de cloisons cellulaires, à croissance verticale et divergente.
L’allure zonaire très accentuée de l’individu tient à l’alternance régulière de zones plus compactes à tubes fins, espacés dans un calcaire granuleux abondant — et de zones à tissu plus lâche, interrompu par de larges poches de calcite hyaline.
Dans ces dernières zones, les tubes se bifurquent ; leurs parois fortement distendues ont éclaté, occasionnant des vides qui ont été ultérieurement remplis
par de la calcite.
Sur le marbre poli, les zones à tissu dense ressortent en blanc laiteux sur
la teinte foncée des zones à tissu lâche.
fig. 42). Ces dilatations se reproduisent à des niveaux constants pour l’ensemble des tubes ; des processus latéraux, creux, à direction horizontale, semblent établir une communication entre les ampoules d’un tube et celles du tube voisin (cf. PI. XI, fig. 39 et 40). Ces communica-
UT ef
tions latérales ne sont pas purement apparentes ; mais elles ne sont évidentes que dans les cas, peu fréquents, où la coupe passe par la partie médiane de l’ampoule, intéressant en même temps et l’ampoule et le processus creux qui joint une ampoule déterminée à sa voisine.
Dans la plupart des cas, les ampoules simplement déformées sur les côtés par la naissance des processus offrent un aspect d'ensemble réticulé fort suggestif.
Suivant les cas, les ampoules d’un même tube sont plus ou moins étroitement superposées et plus ou moins distinctes. Des phénomènes de dissolution inégalement accentués peuvent transformer ces tubes à ampoules régulières en boudins variqueux par élargissement des portions rétrécies qui séparent les ampoules, ou même en larges plaques de calcite hyaline par dissolution localisée des paroïs de plusieurs tubes voisins (cf. PI. XI, fig. 39, portions inférieure et médiane).
2, — Multiplication des tubes par division dichotomique.
La croissance en éventail de l’organisme requiert une multiplication intensive des tubes qui le constituent. Cette division est dichotome (cf. PI. XI, fig. 40) ; elle donne naissance à des tubes fins qui s’insèrent au même niveau sur le tube qui leur a donné naïissance.
Il ne m’est pas possible de préciser si ces tubes sont au nombre de deux et opposés, ou s’ils forment un verticille. Les tubes prennent naissance sous un angle faible puis ils s’incurvent et montent côte à côte (cf. PI. XI, fig. 40, vers le milieu et à droite de la diaclase).