‹ Les Marbres du Calcaire Carbonifère en Bas-BoulonnaisChapitre 76 sur 211 · LUNEL FLEURI DU P · texte numérisé non relu

LUNEL FLEURI DU P

Un organisme de microtexture analogue à Mitcheldeania zonata se retrouve un peu plus haut dans la portion « fleurie » du Banc Parisien n° 2. Ce « Lunel fleuri» (cf. PL X a, la partie supérieure — et X b, les trois quarts inférieurs) d’une épaisseur totale de 25 cm offre deux aspects très différents : une zone inférieure à organismes columnaires, largement espacés au sein d’un calcaire gris brun à grain fin — une zone supérieure littéralement encombrée d’organismes de même type qui se sont développés pêle-mêle les uns à côté des autres et les uns sur les autres.

La zone supérieure retiendra peu mon attention. Elle est en section verticale finement et irrégulièrement mouchetée de gris jaunâtre, de brun clair et de brun foncé, les plages gris-jaunâtre, rares, représentant le remplissage par la vase calcaire des interstices restés libres entre les organismes. À coup sûr, cette zone (cf. PI. XII, fig. 41 — section horizontale, sur lit de carrière ; et fig. 43 — section verticale, sur front de carrière) est presque exclusivement composée d’organismes bien que l’ensemble soit de texture compacte et floue et qu’on n’observe que de loin en loin une structure zonaire -un peu nette. L’observation est encore rendue plus difficile du fait de l’abondance des lignes stylolithiques qui se recoupent en tous sens, morcellent et déchiquettent le sédiment.

L’étude en lame mince n’est guère plus instructive : c’est un mélange désordonné de dépôts en prédominance grumeleux mais parfois aussi de grain plus fin et granuleux ; de larges plages de calcite secondaire accusent par endroits des phénomènes inégalement accentués de dissolution et de destruction des tissus. Seuls quelques petits points clairs circulaires (sections transversales des tubes), quelques vermiculures, quelques tronçons droits simples ou bifurqués éparpillés en tout petits îlots révèlent à l’observateur minutieux et averti la véritable nature du sédiment et la part importante qu’y jouent les Algues du type Mitcheldeania.

Page 1