DELEPINE G. —ibid., p
par les organismes laminairés de la portion supérieure du Grand Mélange et par les Pattes d’Alouettes dont j’ai retrouvé l’équivalent au ciel de la partie orientale dans la carrière des Grands Malades.
Pour M. DELEPINE, la Grande Brèche est une formation d’accumulation rapide et «résulte d’un simple remaniement des dépôts qui s’effectuaient au milieu d’eaux très agitées » 16, agitation due à des mouvements du sol et en rapport possible avec une transgression marine en direction du nord et du nord-est.
« Quant aux conditions si spéciales du milieu où s’est formée la « Grande Brèche », et à l’agitation des eaux qu’elle suppose, on peut émettre l'hypothèse qu’elles sont dues à une transgression vers le N.-E., dans la direction de Visé ; cette explication nous est suggérée par le fait général bien connu de la progression de la mer vers le nord et vers le nord-est, depuis le milieu du Dévonien jusqu’au Houiller — et par le fait que les calcaires de Visé paraissent appartenir exclusivement à l’époque qui suit immédiatement celle de la « Grande Brèche» du bassin de Namur » 107.
Il me suffira d’avoir établi et accentué le rapprochement des deux formations boulonnaise et belge. À quoi bon m'’étendre davantage sur une formation au sujet de laquelle, au dire de M. KAÏISIN, l’accord est établi entre savants.
« Actuellement, tout le monde considère la brèche massive à pâte grise comme un sédiment détritique d’origine marine, disposé en bancs exceptionnellement épais et régulièrement interstratifiés dans les calcaires de l’étage viséen supérieur. La découverte de lits de fossiles, faite dans cette brèche par M. DELEPINE n’a pas peu contribué à réaliser cet accord » 148.