‹ Les marbriers romains et le mobilier presbytéralChapitre 4 sur 96 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Les cités et les nations voisines de l'Italie, emportées dans une grandiose envolée vers un idéal nouveau, avaient, il est vrai, ])endant cette même période, laissé bien loin derrière elles l'ancienne capitale du monde, cadavre de pierre abandonné à la barbarie des conquérants ou à la rapacité de ses propres citoyens, corps inanimé, longtemps privé d'existence, renaissant alors bien lentement à la vie.

Il ne nous en a paru que plus intéressant de rechercher à travers tant de désastres, ce qui avait échappé à la destruction et à la léthargie générale.

Nous nous sommes attaché à faire revivre ces modestes artistes oubliés, à remettre en lumière leur personnalité éclipsée par l'auréole de gloire dont se sont entourés leurs illustres successeurs. Architectes ou sculpteurs, nous avons retrouvé leurs noms, réuni leurs œuvres, et nous nous sommes efforcé d'élever, a notre tour, en l'honneur des Marbriers Romains, un monument d'estime et de reconnaissance.

G. GLAUSSE,

Architecte.

Paris, !*■• juin 1897.

Page 1