‹ Les marbriers romains et le mobilier presbytéralChapitre 3 sur 96 · INTRODUCTION IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION IX

de Fleury, notre honoré confrère, qui tout en écrivant un livre d'érudition liturgique sur « La Messe », a fait œuvre d'artiste en rappelant dans ses dessins une grande partie des souvenirs monumentaux du moyen âge, doit être cité parmi les rares auteurs qui se sont le plus préoccupés de l'existence et des travaux des marbriers. D'autres encore nous ont aidé à accomplir notre tâche, nous tenons à adresser ici à tous nos sincères remerciements.

De nombreux voyages en Italie, dont le premier remonte déjà bien loin, nous ont mis à même de contrôler tous les renseignements fournis par nos devanciers, et de nous livrer à de nouvelles investigations. Nous avons fouillé la ville de Rome et parcouru les provinces ayant autrefois fait partie du domaine de saint Pierre, nous avons examiné et dessiné nous-même avec le plus grand soin et la plus scrupuleuse exactitude tout ce qui nous a paru se rapporter à la grande famille des artistes marbriers.

De l'étude de ces monuments, ainsi que de la lecture des inscriptions dont ils sont pour la plupart revêtus, nous avons dégagé une marche certaine suivie par le vieil esprit romain renaissant à travers ces temi)s troublés du Moyen âge. Nous avons constaté que de nombreux champions, travaillaient sans cesse, même au milieu des convulsions les plus épouvantables, à se rattacher, bien que par de grossiers moyens, à cette noble antiquité seule maître qui ne leur lit pas alors défaut. Et nous avons vu ces artisans des premières heures, profitant des encouragements qu'ap[)ortaient des temps meilleurs, devenir maîtres à leur tour, produire des œuvres originales et fonder de véritables écoles.

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