‹ Les marchands de santé (volume 2)Chapitre 28 sur 59 · CONSULTATIONS GRATUITES · texte numérisé non relu

CONSULTATIONS GRATUITES

Maître Helleborus considérait Onésime du coin l’œil, mais il se garda bien de lui demander »»mpte de ses sensations. Il préférait laisser agir raison, qui devait tôt ou tard recouvrer ses oits.

Ce fut donc silencieusement qu’on arriva au binet des Consultations gratuites ou plutôt à m de ces cabinets.

Le nombre en était en effet considérable, et il liait que Fantasia-Capitale recelât dans son

sein bien des philanthropes pour qu’ils se livrassent à l’exercice d’une médecine si désintéressée.

Telle fut du moins la réflexion qui réconforta un peu le petit-fils d’Argan , que la scène précédente avait visiblement démoralisé.

Autre sujet de remarque.

La foule était beaucoup moins grande à la consultation gratuite qu’à la consultation de mille francs.

Cette dernière particularité n’avait pas encore pu être éclaircie par Onésime quand il se trouva en présence du docteur Tatonnet.

Le logis du docteur Tatonnet affectait une simplicité voisine de la nudité; pas un tableau sur les murailles, pas une glace, pas une tenture.

Rien que des rayons de sapin chargés de gros livres de médecine ; un bureau de bois blanc et deux chaises de paille. Sur l’une le docteur, sur l’autre le malade.

Car là on consultait assis.

Tous ces détails causèrent à Onésime une impression favorable'.

— Je crois que cette fois j’ai mis la main sur un modèle de probité- et de dévouement...

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