‹ Les marchands de santé (volume 3)Chapitre 29 sur 79 · DU GODIN · texte numérisé non relu

DU GODIN

» Neveu du cousin de la tanle d'un ancien officier ministériel. »

Numéro 4,111,111.

« Monsieur,

» Il y a trois jours, je tombai d’un second étage, en ar- » l’osant mes fleurs.

RIEN DANS LES MAINS, TOUT DANS LES POCHES loi

» Par un hasard qui m’a sauve la vie, j’étais tombé, monsieur, sur la tête d’un des plus fervents admirateurs de .votre inimitable Sirop de platine , M. Durupot, dont le ;(ils est entré le dix-septième à l’École Philotechnique .cette année.

» M. Durupot était blessé à la tête, moi à l'estomac ; ::ar le choc avait été terrible.

» Mais tirant sans s’émouvoir de sa poche un flacon de Sirop de platine qu’il porte toujours, M. Durupot en but deux gorgées, m’en fit avaler trois, et, le soir, nous faisions ensemble un bischoff au billard en trente-cinq >secs.

» En attestant la véracité de ces faits surnaturels, je me dis, monsieur...

» CORNIVET, » Rentier. »

Numéro 8,234,517.

« Monsieur,

» Je crois devoir m’empresser devons informer d’un cas de guérison instantané qui s’est liasse sous mes yeux.

» Ma fille se plaignait do douleurs do tète épouvantables.

» Sur la recommandation d’un vieil ami de la famille, je » fis acheter une bouteille de votre magique Sirop de plu- » tine pulvérisé.

» A peine la bouteille fut-elle apportée que ma fille de- » clara elle-même qu’elle ressentait un soulagement sou- » dain.

» Au moment où j’ai l’honneur de vous écrire, nous » n’avons pas encore débouché la bouteille et le mieux con- » tinue.

» Je vous dois la vie de ma chère enfant, monsieur, et » je tenais à le proclamer bien haut en saluant en vous un » des bienfaiteurs de la société.

» Recevez, etc.

» ADÉLAÏDE BORYLAS,

» Demeurant dans la même maison que

M. le général de Pardinel. »

— Savez-vous, fît Onésime après avoir achevé, que ce Sirop de platine pourrait bien être une excellente chose?...

— Comment donc!... Et les autres remèdes que vous oubliez, répondit Ilelleborus... Ils ont pourtant des intitulés singulièrement attrayants...

RIEN DANS LES MAINS, TOUT DANS LES POCHES loo

En parlant ainsi il feuilletait la collection de prospectus :

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