LES VADIUS ET LES TRTSSOTINS
— Parbleu, je le devine, rien qu’à l’endroit où scène se passe. C’est sur la frontière de la
-tion des allopathes et de la section des hoiDeopathes. Encore quelque querelle entre les sciples de l’une et l’autre doctrine!
La rivalité qui les divise °st, à ce que je
:is, la même que sur la terre...
— Bien pire encore! Depuis cent vingt ans le l’homœopathie a fait son apparition dans la anète Fantasia, il y a déjà eu huit batailles ranges entre ces adversaires irréconciliables.
— Et le nombre des morts a été consi-
érable?
Pas trop; — on avait stipulé que chaque
rmée laisserait ses remèdes à la maison.
Une autrefois, on a résolu de trancher cette Hiestion sempiternelle par une épreuve décisive. On a pris huit médecins homœopathes et huit lédecins allopathes, on les a forcés à se soigner îutuellement.
— Eh bien?
— Eh bien! les chances ont été égales des
leux côtés !
— Vraiment?
— Oui... Huit sur huit.
— De guéris?
— •Pour toujours. Aussi a-t-on renoncé à trancher un débat qui s’éternise dans une foule de procès particuliers et de batailles du genre de celle à laquelle nous sommes conviés par les circonstances.
Maître Helleborus et Onésime n’étaient plus en effet qu’à deux ou trois pas de l’attroupement. Ils se mêlèrent à la foule des curieux qui se dressaient sur la pointe du pied, — probablement pour mieux jouir d’un spectacle intéressant.
Dans le centre du cercle, deux marchands de santé s’apostrophaient et se menaçaient :
— Allez donc ! allez donc ! criait l’allopathe. On sait à quoi s’en tenir sur les globules.
— Allez vous-même ! répondait l’homœopathe ; on sait ce que valent vos saignées et vos moxas !
— Je me fais fort d’avaler d’un seul trait toute une boîte de médicaments homœopathiques et de dîner ensuite avec un appétit parfait.
— Je n’en dirai certes pas autant. Une seule de vos drogues suffirait pour me faire passer le goût du pain.
— Je vous conseille de parler, vous qui, avant-