‹ Les marchands de santé (volume 3)Chapitre 43 sur 79 · LES VADIUS ET LES TR1SS0T1NS · texte numérisé non relu

LES VADIUS ET LES TR1SS0T1NS

:r encore, avez expédié dans i autre inonde une

tuvre vieille femme.

C’est vous qui l’aviez entreprise.

Et vous qui l’avez achevée...

— Insolent.

— Malotru.

— Sais -tu seulement ce que c’est qu’une lérison ?

— Ce n’est, en tout cas, pas toi qui pourrais me ipprendre.

— Parbleu, messieurs, je vous en fais juges.

— Messieurs, appréciez vous-mêmes...

— Ces ignares, ces fourbes, ces imposteurs...

— Ces menteurs, ces cuistres, ces hypo- Ttes...

— Vous donnent à avaler de l’eau claire...

— ■ Vous torturent avec d’horribles instruments e supplice...

— Tenez, messieurs, que l’un de vous, s’il est îalade, veuille bien s’approcher.

— - Si quelqu’un souffre, qu’il se présente.

— Je vais montrer à ce sycophante...

— Je veux prouver à ce calomniateur...'

— Eh bien! messieurs...

— Messieurs, voyons!...

La foule à cette proposition s’était reculée par un brusque mouvement de panique.

— Personne ne répond ; c’est que vous êtes tous convaincus déjà de la supériorité de l’allopathie.

— Nul ne dit rien ; c’est que votre opinion est déjà formée sur la précellence de l’homœopathie...

— De quoi! de quoi!... Que prétendez-vous là? fit un troisième antagoniste en fendant la foule... La vraie médecine est toute dans l’hydropathie.

— Dans l’électropathie, argua un quatrième adversaire qui avait, lui aussi, écarté les rangs pour se poser en face des trois autres.

— L’eau pour tous ! médecine des canards.

— L’électricité! médecine des jongleurs.

— Messieurs, ces charlatans vous trompent.

— On vous berne.

— On vous leurre.

— Écoutez ma parole. Je vous jure, vous entendez, je vous jure qu’ils complotent contre votre existence.

— J’atteste Chipocrate qu’ils vous mettront à mort !

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