AVRIL
Mon bon Gustave,
Je snis comme les enfants ; — tant pist
Ce n'est pas ma faute si Ton fait maintenant des œufs de Pâques si attrayants qu'il n'y a pas moyen d'y résister.
II y en a de gros comme des maisons pii Ton pourrait faire tenir le monde entier.
Je n'ai pas de ces exigences-là.
Pourvu que dans le mien il puisse entrer un petit souvenir en point d'Angleterre, c'est tout ce qùMI me faut -- avec les manches pareilles.
Dans le cas où tu aurais envie d'y ajouter on supplément» ne te gène pas*
FRISETTB.
haï.
Mon Adolphe,
Le thermomètre a parlé. 11 faut malgré soi écouter ses oracles.
LB CALENDRIEa DE. FRISETTE 193
Or, il a dit comme cela qae les toilettes d'hiver avaient fait leur temps, que le barége^ la mousseline et la soie claire étaient de rigueur.
Je n'ai jamais désobéi au thermomètre.
Tu ne voudrais pas que je fusse obligée de commencer cette année.
D'autant plus que depuis le libre échange» on fabrique des étoffes gris-perle avec des raies mauves qui ne valent plus que 28 francs le mètre.
Je ne conçois pas comment le marchand s'y retire.
Mais cela ne nous regarde pas.
Ce qui nous importe, c'est que l'honneur de la mode soit sauf^ et il le sera grâce à toi.
p. S. — 11 y a urgence.
FRISETTE.