‹ Les marchands de santéChapitre 16 sur 166 · LES VAUTOURS DE LA PUBLICITÉ · texte numérisé non relu

LES VAUTOURS DE LA PUBLICITÉ

en se tournant vers le cercle qui s'était formé autour d'eux... rué de la Mule, 1233... S'il y a, ajowta-t-il d'un air insinuant, dans l'honorable société qui m'environne d'autres personnes qui désirent mon adresse je puis la leur distribuer...

— C'est bon! c'est bon!... intervinrent les agents. On la connaît celle-là.

j — Permettez, insista un marchand de santé. . . l'intérêt de l'équité exige qu'on éclaircisse la question... N'est-ce pas, monsieur, que c'est moi qui vous ai soigné?

— N'est-ce pas que c'est moi! redit aussitôt son collègue...

— N'est-ce pas?..

— Vous allez vous disperser, intervinrent les agents d'un air bourru. -

Maître. Helleborus, qui avait tenu à ce qu'Onésime assistât à cette scène, vit qu'elle tirait à sa fin.

— Vite, dit-il, esquivons-nous avant qu'ils aient le temps de s'attacher de nouveau à notre poursuite... Allons, cocher!

— On y va.

Le monsieur sourd cependant avait été remis sur jambes.

— C'est égal, pensa chacun des marchands de santé, un homme atteint de surdité peut devenir un client, ne le quittons point.

Et ils emboîtèrent le pas derrière lui^ tandis qu'on entendait la voix des agents maugréer en s'affaiblissant :

— Circulons!... circulons !...

Quant au cocher, lorsqu'il jugea la représentation bien terminée, il se décida à repartir, tout en grondant :

— Voilà*t*il pas ! pour un sourd de plus ou de moins!... J'en ai écrasé de plus beaux qui n'ont pas crié si fort.

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