XXJ LAIT DB GHÈVBB POUB LES POITRINES DÉLICATES
— Mon Dieu ! interrompit Onésime, je ne vois pas ce que tous trouvez d'extraordinaire à ces découvertes..» D'ailleurs, ainsi que je viens d'en faire la remarque, elles fournissent la preuve de ce qu'elles avancent.
— Les preuves même ; car il en est de deux sortes : les preuves écrites, dans le genre des certificats qui ont eu le bonheur de vous toucher, il n'y a qu'un instant, et les preuves vivantes que TOUS ne connaissez probablement pas.
— Ne pouvez- VOUS me renseigner?
— Messieurs de la pharmacienne m'en laissent pas le loisir, ils ont tout prévu, tout prévenu.
Jugez-en par cette note que je rencontre au bas de tous les prospectus :
Nota hene, — « Afin de mettre le public en garde contre » les supercheries dont tant de maisons indignes se sont » rendues coupables, nous avons adopté le meilleur moyen » de confondre l'incrédulité et de déjouer la fraude.
» Chaque jour, de midi ^ quatre heures, les personnes » qui le désireront pourront s'entretenir dans notre ma- 1 gasin avec les malades qui ont été goéris par notre pré- > paratlon et dont l'obligeance s'est mise gracieusement à » notre disposition. >
— Pour le coup, voilà qui est décisif, fit Onésime. Quel est le remède dont il s'agit?
— Du premier au dernier, je vous ai dit qu'ils étaient tous ornés du même nota.
— Des malades attestant eux-mêmes leur propre guérison ! Ce n'est pas sur la terre que ce système serait possible avec les duperies des exploiteurs de mauvaise foi.