Mansghino: idem
La onzième année Eia-E'ing (1806), le Hoppo Ti-Eing présenta au Trône un mémoire pour demander qu'un premier marchaud fat désigné pour diriger les affaires des hongs et qui serait, ainsi que ses collègaes, garant des nouveaux hanistes qui pourraient être nommés. A la suite d*un mémoire du hoppo Ten-loung (9® année Tao-Eouang = 1829) le chiffre de treize hanistes fut atteint; ce chiffre fut déclaré définitif par un mémoire des autorités de Canton, de septembre 1837.
D*après 7^ Anglo-Chineêe Kalendar de 1838 ^), voici la liste des hanistes au nombre de 11:
Noms d*origine. Noms de Hong. Noms officiels.
HowquA. Woohaou kwan Ewo hong Woo Shaouyung
MowquA. Loomow kwan Ewonglei hong Loo Eekwang
PoNKHBquA. Pwan Ghinwei Tungfoo hong Pwan Shaou kwang
QoquA. Seaygaou kwan Tunghinghong Seay Tewyin
EiNoquA ') Leangking kwan Teenpaou hong Leang Ching-he
MiNoquA. Pwanming kwan Chungwo hong Pwan Wan-taou
1) Vojf. ûux Indei OriênUOâi, III, p. 100.
1) Page 89.
30 HBHBI COBDIEB.
SAoquA. Ma-fiew kwan Sbuntae hong Ma Tso-leang
PuNHOYquA. Pwan hae kwan Yunwo hong Pwan Wan-hae
SAiiquA* Woo Shwang-kwang Tungshun hong Woo Teeu-ynen
Chingshino or)
Footae hong E Tuen-chang
KwANquA. j
TAKquA. Gtinchang hong YungYew-kwang
L'année précédente, 1837, il y avait 13 hanistes; aux précédents il faut ajonter:
SuNSHiNO. Hengtae ^i^pfengtae hong Yen Ee-chang
LuuquA. T.ongchang hong Lo Fnh-tae
En 1836, il n'y avait que 11 hanistes comme en 1838, mais SuKSHiNo existait au lieu de TAKquA.
En 1835 et en 1834, il y a 12 banistes:
En plus ^ FATquA. Le fa kwan Man une hong Le Ying-kwei
SUNSHINO.
I FuKsiTNB. Fuktsune hong Wang Ta-tung
En moins: CuiNGSHme et TAKquA.
En 1835, Fat-qua fut dédaré en Milite; il devait plus de 300.000 taels au gouvernement; le hong de Go-qua qui avait été récemment fermé, fut rouvert sous le nom de Toung-hing, au lieu de celui de Toung-yu; Punhoy-qua reprenait les affidres qu'il avait
\ un instant abandonnées ^).
Montigny dans son Manuel du Négociant français en Chine^ publié en 1846, niais rédigé avec des documents recueillis pendant la mission de M. de Lagrené, ne compte que les dix hanistes suivants (p. 827):
1) Chmue Bepotiiorf, UI, p. 677.
HowQUA Wû-hdu-kwàn J*ho-hdng Wù-shduyung.
MowQUA Lii-mdu-kwàn Kwdngli-hdng Lii-kikwang.
PoNKHEQUA Pwdn-chiii|;wei Tung-fii-hdng Pwdn-shaukwdng.
GoQUA Sié-Ngdu-kwda Tung-hing-hdng Sié-ynjin.
KiNQQUA Liang-king-kwdn Tien-pdu-hdng Ldang-chinghi
MiNQQUA PwaD-ming-kwdn Chungho-bdng Pwan-^antau.
Saoqua Md-sew-kwdn Shuntaï-hdng Ma-tsolidng.
PuNHOYQUA Pwdn-haï-kwdn Jinho-bdng Pwdn-wanhai.
Samqua Wù-shwdng-kwdn Tung-shun-bdng Wu-tienyuen.
KwANSHiNO Yih-kwdo-kwdn Fùtdi-hdng Yih-yuenchdng.
A la fin de lenr privilège^ les principaux hanistes étaient Howqua, Mowqaa ^) et Pwankeiqaa; le gra||4père de ce dernier arait été chef dn co-baug en 1785; il ent pour ilieMMsù Paequa qui an commencement dn XIX^ siècle fht remplacé par |cmx||Më Howqna qni resta chef jnsqu'à la fermeture définitive en 1842.
Le privilège commercial de TEast-India Oompany à Canton cessa en 1833 ; la plnpart des employé| se retirèrent aux Indes, seuls George Harvey Astell et Henry Matthew Glarke restèrent jusqu'en décembre 1839 ponr liquider les affaires de la Compagnie.
Après le départ de Canton de TEast-India ComjMiny, Howqua s'occupa exclusivement des affaires de la maison américaine Bnssell & Co. ; il était né en 1769 et il mourut, âgé de 74 ans, à Ho-nam, le 4 sept. 1843 ').
n y a quelques années Toulant^comp^ter les renseignements que j'avais recueillis snr les hanistes, je priy mon ami, M. G. Imbault-Huart, consul de France à Canton, que j'ai eu le vif regret de perdre depuis, de consulter de ma part le descendant de Howqua et de lui demander ce qu'il savait de l'ancienne corporation.
M. Imbault-Huart eut la bonne fortune de faire la connaissance de ce descendant. Won Kin-tch'eng, fS. ^ K|( ( iî^ W « ^^^ Konan, Howqua) qui habitait à Ho-Nam, faubourg de Canton, la demeure de ses ancêtres. Wou, avec la plus grande obligeance dressa la Kste suivante, en exprimant le désir qu'il fat fait mention que c'était grâce à lui qu'on l'avait obtenue.
1) Mowqaa monnit à Ho-Nam le 7 mai 1886. ^ 8) Fanf^pëe, p. 60.
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Noms de famille et prénoms (postnom).
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Sur les treize hanistes cités, douze sont de familles originaires de la province da Fon-kien, d*où, à la foakienoise, leun surnoms se terminent par la syllabe ^ kouan {qita); le septième de la liste est le seul qui soit originaire du Eouang-Toung. Il est à remarquer qu'à part Howqua et un ou deux autres descendants des hanistes, tous les autres sont dans la plus grande misère: les grandes fortunes amassées par leurs ancêtres ont été dissipées ou perdues dans de mauvaises spéculations. La famille Howqua actuelle est bien déchue ^9S^ de son ancienne splendeur, * elle ne possède guère plus aujourd'hui, dit-on, que cent 'mille dollars environ.
Samqua a été depuis tao-taï à GhangpiCaï ').
Les hanistes étaient aidés de «linguifjkes», interprètes déaignés LiuçmUies, et autorisés par le hou-pou, conformément aux ordres de Pe-Eing. Les linguistes |Ê ^ t'oung ché étaient, écrit Montigny^): «les intermédiaires obligés entre le marchand européen et la douane. Le linguiste se charge d'obtenir le permis d*embarquement et de débarquement des marchandises; il loue, pour ces opérations, des allèges et embarcations, surveille le transport des marchandises du bord à terre et de terre à. bord, etc. Eu un mot, Tbabitade des affaires, que possèdent les linguistes, les rend fort utiles atfx Européens; on peut même généralemQui se fier à leur bonne foi, lorsqu'ils ne sont pas eux-mêmes personnellement intéressés dans les affaires qu'ils traitent livec le commerce. Depuii qu'il n'existe plus « de monopole en Chine, le négociant eiii#péen a le droit de louer » lui-même toutes les embarcations ou allèges qu'il désire; mais, dans son intérêt, il doit laisser ce soin à un linguiste, parceque celui-ci ne prendra pas plus cl^er et sera responsable des marchandises, qu'il surveillera d'ailleurs avec bien plus de soin que si elles étaient confiées à des bateliers inconnus >•
1) Voir mon Hitt. da EeUUkmê de la Chine, I, p. l59.
2) Manuel du Négociant françaU, p. 837.
HBVBI CORDIBR.
six linguistes: ^)
Nom de hong.
Nom officiel.
Foonwo
Tsae-mow
Uetloy
Ho-hwuy
Woshang
Paoa-leang
Chengwo
Woo-tseang
Unefoo
Ho-pin
Gheongtoy
Too-chiDg
Désignation ordinaire.
Aïoii
Atoho
Akono, ou Young Tom
ÂLANTSEI
ÂHBSN
ACHOW
En 1838, les deux derniers ont disparu et TouiiG Ahebn Shunwo
figure dans VAnglo-Chindê Kalendar de cette année.
En 1845, Montigny' donne une liste de 5 linguistes^) comprenant Foonwo, Woshang, GhengwQi Shunwo, et Apooy Tai-wo Liil-yung
Tsoytsung
Compradore, L^ principal agent ou 'employé de la factorerie était le compradore^ du portugais comprar^ comprador^ acheter, acheteur; en chinois J^ j^ Mai pan. «Le compradore d'une maison se charge de procurer tous les autres domestiques et répond de leur conduite; 11 achète tous les approvisionnements, se .charge des petites dépenses de ménage, et ùàif sous sa resptnsabilité, les paiemens et encaissemens» ').
Fachreriu,
Au sud de faubourgs trop peuplés, les factoreries au nombre de treize, Che-san hang^ -p :;:;2. ^ i étaient rangées,* avec leurs façades tournées vers le sud, dans Tordra suivant, sur la rive gauche du Tchou-Eiangi en face de^ l*!le de Ho-nam, ^ ]^ , sur une longueur d'environ 850 mètres:
1) The Jnffk-^Ainâiâ' ÈaUtuiar Jbr, . . 1S34, p. 86.
8) Montigny, p. 828.
La première, à Touest, était la factorerie danoise séparée da New China Street par des boutiques chinoises; de l'autre oMé de la rue se trou?ait la fiEtctorerie espagnole, puis la factorerie françaiie limitrophe du hang de Tchouug qua en bordure de Old China Btareet; en face, sur cette même rue la factorerie américaine {Kouang^youen' hang) au coin de laquelle était un corps de garde avec une douzaine de soldats chinois, puis Tenaient les hang Paou'shnn, Impérial {Ma^ing hang), Suédois («Sut hang), la vieille factorerie anglaise {Lung'shun hang) et Chow Chow (Mélangée, Fung^tae hang) séparée par une étroite ruelle, Hog Lane, bien nommée, des hautes murailles de la nouvelle factorerie anglaise {Paou-ho hang) reconstruite après l'incendie de 1822 qui détruisit presque toutes les factoreries, Toisine de la factorerie hollandaise (Tseih-e hang) et de la Crique {Creek *) factory, E^ho hang) ainsi nommée d'après une crique qui longeait les murs de la ville dont elle formait jadis le fossé ouest et qui déversait à cet endroit ses eaux dans la rivière. En tout 13 factoreries formant un square et derrière lesquelles courait de l'est à l'ouest la Rue des Treize factoreries {Thirteen factory Street). Devant la nouvelle factorerie anglaise et devant la factorerie hollandaise se trouvaient des terrasses dont les colonnes portaient pour la première Pro Rege et Senatu Angliae et la seeonde Je maintiendrai.
 l'extrémité nord de Old China Street, s'élevaient sur la Rne des Factoreries les beaux bfttiments d'architecture chinoise du «Conseil des Factoreries étrangères» {Qmsoo Bouse), propriété de la collectirité des marchands hanistes qui étaient d'ailleurs propriétaires, principalement Howqua et Pouan Eeiqua, des factoreries qu'ils louaient aux étrangers à un prix modéré payaUe une fois l'an; on pénétrait dans la Maison du Conseil par un escalier de larges marches en granit et par de grandes portes en bois de teck.
1) MoniigDj (p. 474) qoi a mum doate la Oreek, dit qie «let étnuigen rappeUent la factorerie grteqnewA