EVA NE
On a dit aussi que les mariages entre parents étaient une cause de convulsions et de mort prématurée chez les enfants en bas äge. Cette proposition nous semble plus difficile à soutenir que la précédente. Les causes des convulsions sont en effet si nombreuses, l’hérédité morbide intervient si souvent et sous des formes si diverses, qu'il est, croyons-nous, impossible d’admettre aujourd’hui une relation de cause à effet entre la consanguinité et les convulsions de l’enfance. Et cependant les observations de convulsions imputées à la consanguinité abondent. Nous sommes d'avis que dans tous ces cas, les antécédents héréditaires ou ancestraux n’ont pas été assez recherchés. De ce que l’on n’a pas trouvé de tare nerveuse chez les ascendants, il ne faut pas en conclure que l’hérédité ne joue aucun rôle dans l’affectée constatée. L'hérédité peut eu effet se manifester chez l'enfant, sous une toute autre forme que celle d’hérédité similaire. Et cela est surtout vrai pour l’affection qui nous occupe : les infections à lente évolution comme la syphilis, les dyscrasies permapentes comme l’arthritisme, l'obésité, la goutte, le diabète, les intoxications chroniques comme l'alcool, sont des causes puissantes de convulsions, qui n'étaient pas connues quand Devay ou Boudin écrivaient leurs réquisitoires -contre la consanguinité. -
OBSERVATION IX (personnelle).
Le Dr F... de M..., issu d’un père et d’une mère bien Perrin. 6
noce
portants, et bien portant lui-même, épouse sa cousine germaine bien portante aussi, mais issue d’une mère diabétique, sœur de la mère de son mari. (La grand'mère maternelle des deux conjoints était elle-même diabétique). De cette union sont nés trois enfants : l’un est mort de convulsions à l'âge de 18 mois, les deux autres âgés aujourd’hui de 7 à 9 ans, sont de beaux enfants, intelligents et bien portants.