Dangeau, 26 et 29 mai, 6 juin 1715, 31 août
2. La Desmarcs n*est autre que la Florence du prince de Léon. (Voyez livre II, chap. m.)
3. Saint-Simon, t. XI, p. 23. — DangeaUy 11 septembre 1718. — Lettres de Madame, du 17 février 1719. — On lit dans une lettre de M"" de Staël à Gustave III ce curieux passage sur le spirituel vicomte Joseph- Alexandre de Ségur, frère de l'auteur des Mémoires et arrière-petit-fils de la Desmares : « Ce qui est bien français aussi, c'est d'avoir vu le vicomte de Ségur; le fils du ministre de la guerre, jouer le rôle d'amant dans Nina, sur le théâtre de M"** Guimard, avec tous les auteurs de la comédie italienne. Il en est résulté qu'il est devenu éperdumcnt amoureux de M"' Dugazon qui jouait avec lui le rôle de Nina. Je l'ai vu à la première place du balcon, venant assidûment à chaque représentation aux Italiens pour étaler aux yeux de sa belle l'énorme mouchoir blanc dont il se servait pour essuyer ses larmes. Il était lié avec M"* d'Oudenarde depuis longtemps, et quand on lui parlait de son attachement pour elle : « II n'est plus question de cela, répondait-il, nous sommes » mariés. » M'"* d'Oudenarde lui a écrit qu'il fallait qu'il choisît entre M"" Dugazon et elle. Il s'est décidé pour l'actrice. « Après tout », disait-il, en jouant sur le mot, « ce ne sera jamais qu'une femme perdue. » C'est un bien mauvais sujet que le vicomte de Ségur, mais il faut convenir que dans la société il est difficile d'être plus amusant. » ( Gustave III et la œur de France, par Geffroy, t. II. Didier, 1867.)