‹ Les mariages dans l'ancienne société françaiseChapitre 201 sur 318 · I. Mémoires du marquis de SourclieSf juillet · texte numérisé non relu

I. Mémoires du marquis de SourclieSf juillet

H. Sainl-Simonj t. Vil, p. 35.

ÎJ. Ibid.f t. IX, p. 35.

i Addilion à Dangeau, 17 septembre 1715.

droit d'enregistrement; il ose disputer de rang avec un petitfils de France, régent du royaume, prétendre la droite dans la procession de Notre-Dame, instituée par Louis XIII pour le jour de l'Assomption, et sa prétention s'appuie sur un précédent : « Les registres portaient que M. Gaston, fils de France, oncle du feu roi, étant lieutenant général de TÉtat, s'était trouvé à cette procession sous la minorité du feu roi, et y avait marché à la gauche du Parlement. » Le Régent craint d'engager la lutte avec l'orgueilleuse obstination de cette compagnie et renonce à paraître à la procession ^

Nous sourions des orages soulevés par le refus du premier président de donner aux ducs et pairs le salut du bonnet; au fond, c'est toujours l'antagonisme des deux classes qui se poursuit sous cette forme puérile,''et l'élite du tiers organisée en corps qui tient bon contre l'élite de la noblesse. Ce qui domine alors dans ce qu'on appelle la morgue de la robe, c'est moins peut-être le dédain des classes inférieures qu'une fierté un peu tendue à rencontre de la hauteur et de l'insolence seigneuriales. Si les gens de robe, à leur audience, se permettent quelques malignes boutades contre les gens de qualité, ceux-ci, l'audience terminée, ne se privent pas de réflexions ou de qualifications injurieuses à leur adresse, et le premier président Harlay en entend de belles quand il s'avise d'aller sur les talons des visiteurs titrés et de les reconduire à leur insu -. Parfois

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