Bourdaloue, Sermon sur Vétat du mariage
rents, et l'éducation de l'exemple détruisant celle des préceptes, leurs propres guides deviennent leurs corrupteurs et élèvent des générations de libertins. Dans TelTrayante dépravation qui précipite la perte de Tancienne société française en ruinant son prestige aux yeux du peuple, en ajoutant à la haine qu'excitent ses privilèges le mépris que soulèvent ses mœurs, une trop large part revient sans nul doute à l'influence des mauvais mariages. Un réformateur du siècle dernier, qui était aussi un moraliste, un homme possédé de la passion du bien public, Turgol, exprimait et développait cette idée qui sera le meilleur épilogue de ce livre : « 11 y a longtemps que je pense que notre nation a besoin qu'on lui prêche le mariage et le bon mariage < d
1. Lettre U M'^'^ de Grafigny sur les Lettres péruvienmies {il bi), — Turgot a surtout en vue dans ce passage un mal qui n*est pas encore sensible dans répoque que nous avons étudiée, le goût du célibat naissant du dégoût des mariages malheureux.