fr. — 5.415 fr. = 235 fr
Le déficit est donc de 235 francs.
A ce passif, il faut ajouter l'amortissement du bateau.
Soit un bateau acheté 12.000 francs avec versement d'un à-compte de 2.000 francs. Le surplus sera payé par des annuités de
i.ooo francs augmentées des intérêts à 5 0/0 de la dette courante. A défaut du versement à échéance d'une seule annuité et des intérêts, il est généralement stipulé que tout ce qui reste dû sera immédiatement exigible et qu'à défaut de paiement le vendeur pourra reprendre son bateau en gardant tout l'argent qui lui aura été jusqu'alors versé. Si le vendeur n'étrangle pas immédiatement son acheteur, il le laisse s'acquitter par fractions; mais alors la dette s'accroît sans cesse des intérêts composés ; « nous avons connu des mariniers qui, arrivés à la vieillesse, avaient payé par ce moyen plusieurs fois la valeur de leur bateau, sans pouvoir s'acquitter; à la fin, le bateau ne valait plus que le bois à brûler et ils le payaient encore * ».
A l'amortissement du bateau acheté, il faut encore ajouter la diminution annuelle de valeur du bateau en usage: on peut l'évaluer à 500 francs. Le patron marinier doit économiser cette somme en vue du renouvellement de son instrument de travail.
Jean de l'Écluse estime que le fret minimum