‹ Les marins français [microforme] (volume 2)Chapitre 32 sur 60 · L'OISEAU BLEU · texte numérisé non relu

L'OISEAU BLEU

« En passant dans un bois peu éloigné de Boucar (lors de la visite au Siratick) un des gens du général tua un oiseau trop singulier pour n’en pas faire ici une description particulière. Il était un peu plus gros qu’un merle et toutes ses plumes étaient d’un bleu céleste le plus vif et le plus éclatant qu’on puisse imaginer. Ce qu’il avait encore de plus extraordinaire , était une queue de près de quinze pouces de longueur, extrêmement fournie, de mème couleur que les autres plumes et d’une finesse admirable. On ne remarqua pas que cat

oiseau, étant en vie, étendait sa queue comme les paons quand ils font la roue; il se contentait de l’étendre de manière qu’elle couvrait beaucoup d’espace et il ne la resserrait que quand il volait..….. Il avait la tête petite et bien faite, les yeux pleins de feu, et un petit cercle jaune autour du bec qui lui donnait un très-bon air. On ne vit dans toute la marche qu’un seul oiseau de cette espèce et le Prince assura qu'ils étaient très-rares. »

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