‹ Les marins français [microforme]Chapitre 40 sur 41 · MONSEIGNEUR · texte numérisé non relu

MONSEIGNEUR

« Notre comité reçoit avec reconnaissance et avec orgueil la vaillante épée que la famille de l’amiral Courbet offre par les mains de Votre Grandeur à la chapelle Stella maris de la Marine, à Montmartre.

« Courbet a obtenu toutes les gloires : il s’est montré militaire intrépide, général habile, marin consommé ; il a ramené sous nos drapeaux la victoire longtemps absente.

« Mais la plus durable de ces gloires est sans contredit celle qu’il s’est acquise en affirmant sa foi devant le monde entier, dont les regards étaient fixés sur lui.

« Que son exemple serve de guide aux chefs qui, dans l’avenir, seront appelés à l'honneur de conduire à l’ennemi les flottes de la France. »

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Nous aurions pu clore la galerie des marins français sur ces mots d’un vaillant marin, mais nous avons voulu donner la parole à l’un des plus dignes successeurs d’un de ces grands évêques qui, suivant l'expression du protestant sceptique Gibbon, « ont fait la France comme des abeilles fant une ruche ». Voici donc ce que Mgr Freprpel disait aux compatriotes de Courbet en terminant son oraison funèbre du glorieux soldat ; ce sera notre conclusion :

« Vous viendrez vous retremper auprès des restes de Courbet dans les sentiments de foi et de générosité qui sont restées l’une des meilleures traditions de cette vieille terre de France, si éminemment chrétienne. En inscrivant sur le monument que la reconnaissance publique prépare les noms de Son-Tay, de Fou-Tcheou, de Kélung, vous apprendrez à vos enfants que ces noms signifient l'attachement au devoir, l’amocr du travail, le respect de

la discipline, la modestie dans le succès, la résignation au milieu des épreuves, et par dessus tout la confiance en Dieu, toutes ces choses qui ont valu à l’amiral Courbet une auréole de gloire impérissable. Cette voix d’outretombe rappellera aux générations futures que leur devise doit se renfermer en ces deux mots : Dieu et la France. »

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