AIMÉ-BENJAMIN DE FLEURIAU
Fils d'Aimé-Paul Fleuriau, seigneur de Touchelouge, receveur général des finances à Moulins, et de Julie-Catherine de Laval, neveu de notre vénéré Louis-Benjamin Fleuriau de Bellevue, Aimé-Benjamin de Fleuriau naquit à la Rochelle, le 12 juin 1785.
En 1798, nous le trouvons inscrit, comme novice, sur les rôles de la marine militaire. En 1801, il est embarqué sur le vaisseau le Républicain.
De 1802 à 1805, aspirant de première classe, il fait avec la frégate la Surveillante la croisière de l'île de France.
Il passe sur la frégate YÀtalante en croisière dans la mer des Indes, sous les ordres de l'amiral Linois. Il fait naufrage sur les côtes du cap de Bonne-Espérance, est blessé à la poitrine et fait prisonnier, lors de la prise de cette colonie par les Anglais.
Enseigne de vaisseau en 1808, aide de camp de Malouet, à Anvers, il commande des batteries de côtes, pendant l'expédition de Walcheren.
Lieutenant de vaisseau en 1811, il est attaché comme
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second à l'état-major de Ylphigénie, puis il commande le brick la Silène.
Capitaine de frégate en 1816 et commandant le brick YEuryale, il fait une campagne aux Iles du Vent.
De 1818 à 1819, il remplit, par intérim, les hautes fonctions de gouverneur du Sénégal.
Capitaine de vaisseau en 1822, il monte la Pomone qui fait partie de l'escadre de l'amiral Roussin, dans l'Océan Pacifique.
De 1824 à 1829, il remplit les fonctions de secrétaire du Conseil d'amirauté.
En 1828, il est maître des requêtes au Conseil d'Etat.
En 1829, montant la Nymphe, il commande la station des Antilles.
De 1831 à 1836, il est délégué de la Martinique et mis à la retraite en 1837.
De 1838 à 1848, il est attaché au ministère de la marine comme directeur du personnel.
Ces états de services attestent une carrière, sinon éclatante, du moins très dignement remplie et fort utile, car de Fleuriau eut toujours en vue le service, et le sentiment du devoir fut son unique mobile.
Les décorations de grand officier de la Légion d'honneur et de chevalier de l'ordre du Mérite militaire furent la juste récompense de cette noble vie.
De Fleuriau mourut à Paris, le 3 décembre 1862, ne laissant de son mariage avec Geneviève-Elisa Du Bue, qu'un fils, ancien secrétaire d'ambassade, chevalier de la Légion d'honneur, établi à la Rochelle. — Armoiries : d'argent à la fasce de sinople, accompagnée en chef d'une rose de gueules.