ACTE TROISIEME
FKHNANDE
Oui, j'en suis sûre, c'est Uni... bien fuiil... Depuis trois mois, je n'ai pensé qu'à le chasser de mon cœur, et, ce soir, brusquenient, il en est parti tout seul !
FEKNEY
Tu n'aimes plus ton mari ?
FERNANDE
Non.
Tu me jures?
Je vous le jure.
FERNANDE
FERNEV
Après tout, cela vaut peut-ôtre mieux ainsi.
FERNANDE
Pourquoi?
FERNEY
Parce que je prévoyais pour toi des peines nouvelles.
FERNANDE
Ah!
FERNEY
Oui... .le ne te les aurais certes pas racontées...
104 LES MAHION.NETTES
mai-s, après tout ce que tu viens de me dire, je peux, je dois le faire. Cet incident ne te toucher.i guère, sans doute.,, mais il servira à libérer nii peu plus la conscience.
FERNANDE, inquiète.
FERNEY
Je dois l'avouer cependant que, depuis un mois, j'avais cru, j'avais espér«'> que lloger... je le trouvais changé à ton égard... Enfin, je m'imaginais qu'il t'aimait... Je me suis trompé... et ji' l'assure que je suis tombé de mon haut lorsqu'en sortant, tout à l'heure, je l'ai entendu dire a\i portier : « Il est inulile de m'altondre, je n» rentrerai que demain. »
^^;R^■A^DE, en poussant un cri et en courant sonnn
('e n'est pas vrai! Ce n'est pas vrai !
FERNEV, en voulant l'arrôter.
r.iii.tlide!
Mais le valet de pied entre.
FERNANDE, très simple, très calme.
Il n y a plus personne à l'hôtel, on peut fermer il est inulile de veiller, je n'ai plus besoin <!<• vous.