‹ Les marionnettes, comédie en quatre actesChapitre 111 sur 141 · FERNANDE, FERNEY · texte numérisé non relu

FERNANDE, FERNEY

FERNEY

Fernande.

FER>ANDE, surprise.

Ail! c'est vous, mon oncle.

Oui... (Un temps.) Dis-moi, n'est-ce pas monsieur Yareine que j'ai croisé? Je croyais qu'il était parti en môme temps que nous, tout à riieure?

FERNANDE

Il était parti, en effet, mais il est revenu ciiercher la musique que Nizcrolles avait oubliée,

FERNEY

Pourquoi monsieur Nizerolles n'est-il pas venu ia chercher lui-môme?

FERNANDE

Je ne sais pas.

FEUNEY

11 n'avuil point de musique à la main... Ks-!u

«92 LES MAUIOXNETTES

bien sûre qu'il ne soit revenu ici que pour cela? Fernande ne répond pas.) Voyons, Fernande... quelle folie médites-tu?

FERNANDE, nerveuse.

Ah! comme vous avez vile lait de dire des grands mots! Oui, c'est vrai, je sens en moi une femme nouvelle! Une minute a su me faire toul oublier! je reviens à la vie! J'ai droit à l'amour, j'ai droit au bonheur!... Je veux ôlre heureuse et je le serai.

FERNEY

Calme-toi... je t'en prie.

FERNANDE

Enfin, j'ai donc rencontré un cœur (^ui a su lire dans le mien! Et moi qui doutais de loul, qui me croyais mortellement blessée, me voilà guérie comme par enclianlenient! Ce cri d'amour, ce cri qui jelte de la lumière en vous, ce cri que l'attendais depuis si longtemps... il chante encore à mon oreille délicieusement et je ne me "ouviens môme plus si j'ai jamais pleuré!

FERNEV

Crois-tu?... Es-tu bien sûre que lu naiinis plus Roger?

Page 1